Injections de vitamine C : la cause VS la réalité

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(Considérant mon passé trouble avec le jus d’orange, je devrais éviter de parler de vitamine C, mais bon…)

En mai 2018, une pétition signée par plus de 70000 personnes a été déposée à l’Assemblée National du Québec, avec l’objectif de faire autoriser les injections de vitamine C dans les cas de cancer. Cette demande a ensuite été refusée par le gouvernement.

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Les personnes atteintes d’un cancer traversent des moments extrêmement difficiles et sont très courageuses. Certaines recoivent déjà des injections de vitamine C et jugent que cela les aide à mieux tolérer leur chimiothérapie; je leur souhaite sincèrement de pouvoir continuer à les recevoir.

Par contre, l’enjeu ici est plus large.

Le problème n’est pas que quelques personnes reçoivent ces injections. Le problème, c’est que l’engouement autour de cette histoire suggère que ça devrait être un traitement répandu, facilement accessible et utilisé régulièrement chez les patients souffrant de cancer. Or, ce n’est pas le cas.

Malheureusement, quand on lit les commentaires sous les articles de presse ou ceux qui accompagnent une autre version de la pétition, c’est clair que beaucoup de gens ne comprennent pas vraiment les enjeux entourant la question. Et je ne peux pas les blâmer, car la réponse du gouvernement n’expliquait pas en détails le contexte du refus.

Donc j’ai pensé faire un survol des perceptions populaires VS la réalité sur la cause pro-vitamine C injectable.

(Note : les commentaires des gens ci-dessous sont réels et cités textuellement)

 

 

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Les injections de vitamine C ne traitent pas le cancer.

L’utilisation qui est suggérée dans la pétition est pour réduire les effets secondaires de la chimiothérapie, ce qui aurait pour but d’améliorer leur qualité de vie. Et malheureusement, à ce jour, les données ne sont pas concluantes pour cette utilisation non plus (autrement dit, il y a des études positives, d’autres négatives, et ces études n’ont pas de groupe placebo adéquat qui permettrait de savoir si l’effet est réellement dû à la vitamine C, donc globalement l’effet n’est pas clair et reste théorique; voir iciici et ici, entre autres).

La croyance selon laquelle la vitamine C soigne toutes sortes de maladies, c’est une idée qui remonte aux années 70, mais qui s’est avérée fausse lorsque testée scientifiquement.

La seule chose qu’on guérit avec des injections de vitamine C, c’est le scorbut, une affection peu fréquente en cette époque post-Jacques Cartier.

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Ce n’est pas « illégal » d’injecter de la vitamine C au Québec.

Le problème n’est pas la légalité, mais le fait que ce n’est pas éthique, rationnel ou justifié de le faire en l’absence de preuves scientifiques solides.

Et d’ailleurs, ce n’est pas plus acceptable en Ontario qu’au Québec. Les médias ont parlé d’une clinique qui offre ces injections là-bas; il s’agit d’un centre de « médecine intégrative » (i.e. le nouveau nom donné aux thérapies alternatives / holistiques). Elle est dirigée par un naturopathe. Selon son site web, il n’y a qu’un seul médecin qui semble y pratiquer comme clinicienne, et elle n’est pas oncologue.

Bref, le fait que des cliniques en Ontario, dans le reste du Canada et aux États-Unis (il y en a plusieurs) offrent des injections de vitamine C n’est pas une preuve d’efficacité.

 

 

 

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J’ai vu des tonnes de comparaisons avec la légalisation du cannabis. Mais encore une fois, il n’est pas question de « légaliser » quoi que ce soit. Donc SVP, évitez les analogies qui ne tiennent pas la route.

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(note : histoire vraie)

 

 

 

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Les injections de vitamine C ne semblent pas typiquement causer beaucoup d’effets secondaires, c’est vrai.

Mais le vrai problème, c’est qu’elles pourraient NUIRE à l’efficacité de la chimiothérapie.

[À noter que lorsqu’on donne de la chimio pour des cancers incurables (i.e. soins palliatifs), ce n’est pas pour traiter le cancer en tant que tel, mais pour diminuer la douleur et prolonger la vie. Donc si la vitamine C diminue les chances que ça marche, c’est bel et bien important d’en tenir compte.]

Les cliniques qui offrent de telles injections le disent dans leurs propres références :

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D’autres études ont dû être stoppées prématurément à cause d’effets toxiques qui semblaient causés par la vitamine C elle-même.

Bref, c’est une erreur de voir ces injections comme inoffensives. D’ailleurs administrer des mégadoses de vitamines est toujours dangereux.

 

 

 

 

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L’animatrice Chantal Lacroix est connue pour son engagement social et son implication dans des causes humanitaires. Pour ça, bravo !

Mais ici, son commentaire est juste weird.

Le serment professionnel des médecins les engage à « [exercer] la médecine selon les règles de la science ». Et c’est exactement ce qu’ils font.

Prescrire un traitement risqué dont l’efficacité n’est pas prouvée, c’est pas plutôt ça qui serait “bafouer le serment d’Hippocrate” ? Est-ce ironique ça aussi ? (à ce stade je suis ben mêlé sur ce qui constitue de l’ironie ou non).

Bref, je trouve ça vraiment plate qu’une personne aussi influente que Mme Lacroix tente de faire avancer une cause en discréditant la communauté médicale avec des affirmations sans fondement.

D’autres amènent cette idée encore plus loin :

 

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Bon, les théories de conspiration de Big Pharma maintenant…

Faisons un peu de logique OK ?

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D’ailleurs, une des personnes atteintes de cancer qui reçoit présentement des injections de vitamine C mentionnait récemment à la radio que cela lui permettait de rester plus longtemps sur la chimio.

Autrement dit, si les injections de vitamine C fonctionnent, elles sont profitables pour Big Pharma.

 

 

 

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À vrai dire, l’industrie des produits naturels est multi-milliardaire. Il y a des tonnes d’argent à faire, et ce, malgré une réglementation extrêmement déficiente.

Selon les infos que j’ai pu recueillir :

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C’est cher et pas accessible à tout le monde.

OK, on est loin des milliards de dollars récoltés par l’industrie… mais pour un thérapeute ou une clinique qui suit beaucoup de patients, il y a des dizaines ou même des centaines de milliers de dollars à faire chaque année.

(attention, je ne dis pas que le thérapeute ou la clinique administre la vitamine C dans le but de se faire de l’argent, mais simplement que oui, ça peut générer des profits significatifs)

 

 

 

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C’est ce que les États-Unis viennent de faire.

La loi « Right-to-try » (droit d’essayer), signée par Trump en mai 2018, permet aux patients en phase terminale d’avoir accès à tout traitement expérimental, peu importe son efficacité ou sa sûreté.

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À la base, ça peut sembler une bonne idée…

Mais ce qu’on oublie de mentionner, c’est que les patients en phase terminale, autant aux USA qu’au Canada, ont DÉJÀ un accès spécial aux traitements expérimentaux. Mais seulement ceux qui semblent fonctionner.

Quand ils ont recours au “right-to-try” par contre, ils deviennent essentiellement des cobayes pour des thérapies non supportées scientifiquement et perdent leurs droits fondamentaux en cas de problème. Ils peuvent donc facilement devenir les victimes de charlatans prêts à leur vendre une thérapie miracle (ça a déjà commencé d’ailleurs). Et personne ne peut être tenu responsable.

Pour la protection du public et des malades, j’espère qu’on ne choisira pas cette voie au Canada.

 

 

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(désolé pour ce design de titre quétaine, c’était plus fort que moi)

Je comprends tout à fait ceux et celles qui s’attachent à cette cause, et tout ce qui entoure le cancer me tient moi-même énormément à cœur.

Mais en même temps, je réalise qu’en parlant de ce sujet de manière très cartésienne, en en faisant des blagues pour alléger le propos, je sonne probablement pour certaines personnes comme fermé d’esprit et sans-cœur.

Or, un des messages les plus importants que je tente de véhiculer avec Le Pharmachien, c’est qu’appliquer la démarche scientifique quand vient le temps de faire des choix de santé, c’est l’un des plus grands services qu’on peut se rendre collectivement, et rendre aux personnes vulnérables.
 
Ce que je trouve le plus dommage de toute cette histoire, c’est que beaucoup de gens resteront avec une impression d’injustice. Et oui, ça peut sembler injuste. Mais quand on choisit d’appuyer une cause, on a la responsabilité de s’assurer qu’on comprend bien les enjeux, pas seulement de retenir ce qui fait notre affaire ou non.
 
Si la vitamine C en injection avait réellement “fait ses preuves”, elles serait prescrite régulièrement en oncologie, car tout le monde (patients, médecins, industrie) serait gagnant.
 

Oui, ça se peut que certaines personnes en retirent des bienfaits (réels ou encore dus à l’effet placebo). Mais à ce jour, ça reste un traitement qui semble comporter des risques et dont les bienfaits sont incertains, et il est donc tout à fait normal qu’il soit peu ou pas utilisé en médecine pour le moment. C’est dans le meilleur intérêt des personnes atteintes de cancer.

 

P.S. J’ai fait une mini-enquête et il y a présentement un oncologue à Montréal qui prescrit des injections de vitamine C. Malgré tous mes efforts pour obtenir son nom, il souhaite rester anonyme… ce qui est vraiment étrange, considérant qu’il dit être à la tête d’un centre de recherche en oncologie (introuvable via Google) qui s’apprête à démarrer un essai clinique sur la vitamine C injectable. J’ai trouvé le numéro de téléphone du centre et j’ai parlé à sa coordonatrice, très gentille, qui m’a dit : “Je sais que vous croyez pas ben ben à ça, vous”. En fait, je n’aurai pas besoin d’y “croire” quand les résultats de l’essai clinique seront publiés et qu’on pourra les analyser. D’ici là, je pense qu’on doit rester sceptiques et prudents.

P.P.S. Une version précédente de cet article mentionnait le nom de la dépositaire de la pétition, avec qui j’ai eu la chance de discuter à quelques reprises et qui m’ai fourni plusieurs informations pour cet article; je disais d’ailleurs des bons mots à son sujet. Malheureusement, certains lecteurs/trices ont choisi de voir mon texte comme quelque chose de personnel envers elle, donc finalement j’ai décidé d’anonymiser le tout, avec son accord.

 

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99 Responses to Injections de vitamine C : la cause VS la réalité

  1. Merci pour cette plaquette, toujours aussi drôle. Le problème n’est pas encore d’actualité en France, du coup on se sent en avance sur ce qui vas “peut-être nous arriver par le coin de la figure… Très instructif !

  2. Pour que les gens reste sur la chimio comme tu dis, ils reçoivent de la morphine. Moins dangereux que la vitamine C? Moins payant que la vitamine C? Ce doit être vrai, tu es pharmacien, tu connais tout.

    • Où ai-je prétendu que la morphine est moins dangereuse/payante que la vitamine C ? Ou que je connaissais tout ?

      Bref, à part l’homme de paille et le ad hominem, as-tu un argument qui contredit l’un des affirmations de mon article ? Car je suis ouvert à l’entendre.

      Olivier

    • Julien Renaud

      Moins dangereux que la vitamine C? Ca reste une bonne question, puisque les études sur les doses tolérables injectables restent rare.

      That aside, moins payant? C’est pas mal plus facile et moins couteux de produire de la vitamine C que de la morphine. Alors, la marge de profit sur la vitamine C est certainement pas mal plus élevée.

      Gardez vos théories du complot, ça n’a jamais fait bon ménage avec la science et les faits.

  3. Il est certain que tu n’approuveras pas ces commentaires que je te laisserai car elles viennent du fait que tu écris un article sans valider tes sources et sans parler en connaissance de cause. Je me demande lorsque je vous lis comment faites-vous pour bien dormir car au lieu d’aider vous mépriser …. pas fort pour un pharmacien

    • “Il est certain que tu n’approuveras pas ces commentaires”

      J’approuve tous les commentaires, sauf les quelques exceptions listées ici pour de bonnes raisons: http://lepharmachien.com/a-propos-du-site/

      Mais on m’accuse quand même souvent de censure sans raison, car c’est pratique quand les gens n’ont pas d’arguments et qu’ils veulent essayer de me planter pareil.

      Olivier

    • “sans valider tes sources et sans parler en connaissance de cause” : je me demande pourquoi écrire ça. Est-ce parce que vous voudriez une bibliographie complète ? Et, doit-on avoir le cancer pour écrire sur le sujet ?
      Si lire les chroniques du pharmachien vous rend dans cet état, il est préférable de cesser de le faire.

  4. Marlène Larouche

    Coup donc, t’adresses-tu à des enfants ici? (je te tutoie comme tu me tuoie)

  5. Je suis une bonne amie de Nathalie et atteinte aussi d’un cancer incurable. (C’est des infos que je te donne juste pour te mettre en CONTEXTE… Parce que parfois, le contexte est utile pour “analyser” ou “Méta-analyser”… ) J’ai une question pour toi. Malgré tous tes dessins qui ridiculisent une démarche populaire comme celle de Nathalie, je n’ai pas pu cerner ta position à 100% Alors la voici, j’essaie de la formuler le plus clairement possible… :

    Toi là… Es-tu pour ou contre l’accès à de la vitamine C pour les patients atteints de cancer incurables pour soulager les effets secondaires de leur chimio? Et là je ne te demande pas si le gouvernement devrait payer et je ne te demande pas si tu penses qu’il y a assez de preuves pour déclarer sous serment que Nathalie ne ment pas quand elle affirme que sa qualité de vie s’est améliorer au point de vouloir rendre plus accessible la vitamine C et de rallier 70 000 personnes en 1 mois à sa cause… Non! Je ne sous-entend aucune autre avenue à là question toute simple.

    (Pour répondre à cette question tu devras (pour une fois dans ce dossier) tenir compte du “CONTEXTE” des patients qui doivent arrêter leur chimio (qui pourtant les maintiennent en vie) à cause des insupportables effets secondaires. (Je voulais écrire : “En fait, ils ont à faire des choix déchirants qui peuvent parfois échapper aux arrogants de ton espèce…” mais je ne veux pas rentrer dans attaque plus “personnelles” et tomber dans les débats émotifs car quand on est trop émotif devant des pharmaCHIENS, j’ai l’impression, que nous les cancéreux, on peut aussi du coup paraître vulnérables… Pis là, c’est plus facile pour les pharmachiens d’utiliser l’argument passe-partout de “Protection des malades” pour leur “bien” et là, ça finit plus de finir… Alors non, je ne m’abaisserai pas à ce p’tit jeu…)

    Donc, pour en revenir au CONTEXTE : Tsé quand t’as les ongles qui t’arrachent des doigts, pis que tu ne peux même pas avaler un peu d’eau pour t’hydrater sans sentir que tout te déchire par en dedans… ben le CONTEXTE dans une décision comportant un risque calculé est super important! Que de la “vitamine” puisse potentiellement intervenir dans l’efficacité de la chimio qui traite ton cancer INCURABLE, (Bien que de l’autre côté de la bouche, on s’époumone à déclarer que les études sont ne sont pas probantes) on s’en balancent pas mal tsé dans notre “CONTEXTE”. Ce n’est pas comme si on voulait administrer de la vitamine C en haute dose a des nouveaux-nés en super santé… Non, le CONTEXTE c’est que des cancéreux incurables sous chimios, veulent vivre le plus longtemps possible en endurant leur chimio qui les laissent justement vivre encore un peu… ANYWAY, quand tu dois faire l’horrible choix de cesser tes traitements de chimio par laquelle tu peux espérer étirer le temps qui te permettrait de voir tes kids grandir c’est qu’il doit nécessairement y avoir un “CONTEXTE” particulier d’usure et d’intenses douleurs inhumaines à supporter, non? Dans le CONTEXTE, tu te dis que c’est CERTAIN que de toutes façons, y’a pas de chance que la chimio soit efficace si tu ne peux plus la supporter et que tu doives l’arrêter… (Pis même des fois je me dis que la piqûre d’aide à mourir est plus facile à nous être accordée dans ce CONTEXTE, que l’aide à soulager nos effets secondaires de chimio, mais bons… je veux pas trop m’éparpiller parce que ça serait long et que c’est l’été pis que j’ai d’autres choses à faire que de tenter de convaincre un PharmaCHIEN qu’on est pas des illuminées bouchées insouciantes…)

    Alors tu choisirais quoi toi si t’étais dans le CONTEXTE??? Un CON-TEXTE? Une autre BD?

    Si tout le monde, même le pharmaCHIEN, se contentait d’aider les patients à trouver un traitement efficace adapté à leur CONTEXTE, plutôt que de prendre du temps pour dessiner des p’tits bonhommes arrogants, de belles solutions pourraient peut-être émergées pour aider le monde qui souffrent.

    Si jamais t’as d’autres solutions que celles de voir appauvrir des centaines de malades du Québec qui doivent traverser en Ontario pour s’en faire administrer, fais-nous signe! On est pas entêtées au point de ne pas vouloir analyser des solutions aussi efficaces et moins de troubles! Alors si y’a mieux, shoot-nous des pistes, on ne fera pas la fine-gueule! (P.S. La morphine, on en veut plus du tout, pis le pot… ah ça c’est une autre histoire ;-).

    Je te laisse lire l’extrait d’un texte du Devoir d’un intervenant en éducation mais qui pourrait peut-être alimenter ta réflexion sur le presque “dogme” des sacro-saintes données probantes (evidence-based practice). J’ai toujours été PRO-SCIENCE. Je suis une patiente qui bénéficie de la recherche d’une grande université et sans doute l’un des plus grand centre de recherche du Québec. Mais dans ce dossier, je ne peux mieux expliquer ma position que par cet extrait!

    “Alors que la médecine basée sur des données probantes est citée comme l’exemple à suivre pour l’éducation, soulignons qu’elle fait face à diverses dérives : accroissement du contrôle politique et managérial sur les pratiques cliniques ; accroissement corrélatif d’un pilotage par les résultats menant à une dépossession du métier ; abstraction du patient et des singularités dont il est porteur conduisant à négliger la question de la multimorbidité et à masquer le caractère inopérant, dans ce cas, des guides d’action.Pour contrer ces dérives, la médecine en appelle à une renaissance du mouvement, avec pour ligne directrice le repositionnement du patient au centre des préoccupations, la revalorisation du raisonnement clinique et le rejet d’un assujettissement de celui-ci au strict respect des guides d’action, l’ancrage de l’intervention dans la relation entre le clinicien et le patient, l’appel à des recherches plus diversifiées prenant en compte les rationalités particulières des acteurs.”

    Je m’arrête ici. Désolée pour le long texte, mais quand je vois une amis se débattre pour l’accès à ce qui semble pourtant si simple de lui accorder, je me dis qu’à force de se parler et à force de soumettre et de discuter de nos arguments, y’a sûrement des gens qui voudront réellement écouter les besoins des patients?

    • Merci Annie pour ton commentaire. Je suis désolé d’entendre ça pour ton cancer et ton état de santé… Le sujet est délicat et je m’attendais à avoir des réactions comme la tienne, je peux comprendre.

      Cela dit, voici mes réponses à tes questions :

      “Es-tu pour ou contre l’accès à de la vitamine C pour les patients atteints de cancer incurables pour soulager les effets secondaires de leur chimio ?”

      Comme je dis dans l’article, l’accès est déjà existant, donc nous n’avons pas à être “pour ou contre”.

      La seule chose qui pourrait être autorisée, c’est le remboursement par le régime public d’assurances médicaments. Or, pour qu’un traitement soit autorisé, les preuves scientifiques doivent être extrêmement solides. D’ailleurs, beaucoup de médicaments d’ordonnance (i.e. ceux de l’industrie pharmaceutique) sont refusés : https://www.inesss.qc.ca/activites/evaluation-des-medicaments/evaluation-des-medicaments-aux-fins-dinscription.html

      Pour ce qui est de prendre la décision clinique de prescrire ou non la vitamine C injectable, chaque médecin peut faire ce choix, en fonction du contexte comme tu dis. Ils ont la possibilité et le droit de le faire, au même titre que j’ai le droit, comme pharmacien, de recommander tout traitement que je juge utile, et ce, même si les preuves scientifiques ne sont pas là.

      Mais les médecins (et l’ensemble des professionnels de la santé) sont tenus à suivre les règles de la science et à faire les meilleurs choix possibles pour le bien des gens malades. Or, la vitamine C injectable ne répond à ces critères pour l’instant. Si jamais de nouvelles données convaicantes font surface, je suis persuadé que les médecins verront le potentiel et l’utiliseront.

      “Que de la “vitamine” puisse potentiellement intervenir dans l’efficacité de la chimio qui traite ton cancer INCURABLE” (…) on s’en balancent pas mal

      Je comprends, mais pourtant, utiliser la vitamine C injectable en combinaison avec la chimiothérapie, c’est précisément ce qui était demandé dans la pétition. Je cite : “CONSIDÉRANT QUE le produit peut atténuer de façon significative les effets secondaires induits par les traitements de chimiothérapie de façon à augmenter la qualité de vie des patients”.

      J’ai déjà dit que je n’approuvais pas la chimio à tout prix en soins palliatifs : http://pharmachien.exploratv.ca/episode-23-les-traitements-contre-le-cancer

      “Alors tu choisirais quoi toi si t’étais dans le CONTEXTE ???”

      Je ne sais pas. Si j’étais atteint d’une maladie incurable, je ne serais probablement plus capable de prendre des décisions réfléchies pour moi-même (d’ailleurs, je suis un très mauvais malade). J’espérerais donc que mes soignants prennent les meilleures décisions cliniques possibles pour moi, en fonction des connaissances scientifiques.

      “Si jamais t’as d’autres solutions que celles de voir appauvrir des centaines de malades du Québec qui doivent traverser en Ontario pour s’en faire administrer, fais-nous signe !”

      Tu as raison, on a besoin de solutions pour mitiger les effets secondaires de la chimiothérapie et améliorer la qualité de vie des gens atteints de cancer. Il y a des spécialistes qui travaillent très fort là-dessus au sein de la communauté médicale, d’ailleurs je les encourage à commenter ici à ce sujet.

      De mon côté, je n’ai pas de solution à proposer à ce niveau, autre qu’avertir les gens lorsque des thérapies coûteuses ne sont pas appuyées par des preuves solides.

      Pour ce qui est de l’extrait du Devoir, sans avoir lu le texte original, l’argument semble être politique et non scientifique. Or je suis tout à fait d’accord pour “le repositionnement du patient au centre des préoccupations”, c’est d’ailleurs ce que j’ai proposé ici :
      http://lepharmachien.com/industrie-pharmaceutique/

      Encore une fois, je suis désolé si mon article t’a blessée ou fâchée, ce n’était pas mon objectif. Les blagues sont là pour alléger le propos et intéresser davantage de lecteurs/trices au sujet.

      Olivier

      • Annie Duranceau

        J’AI ÉCRIT EN MAJUSCULE SIMPLEMENT POUR DIFFÉRENCIER MON TEXTE DU TIEN. (RIEN AVOIR AVEC MON HUMEUR OU UN MANQUE DE RESPECT.-)

        Merci Annie pour ton commentaire. Je suis désolé d’entendre ça pour ton cancer et ton état de santé… Le sujet est délicat et je m’attendais à avoir des réactions comme la tienne, je peux comprendre.
        MERCI !

        Cela dit, voici mes réponses à tes questions :

        “Es-tu pour ou contre l’accès à de la vitamine C pour les patients atteints de cancer incurables pour soulager les effets secondaires de leur chimio ?”

        Comme je dis dans l’article, l’accès est déjà existant, donc nous n’avons pas à être “pour ou contre”.
        JE PARLE D’ACCÈS POUR LES GENS QUE ÇA SOULAGE DE LEURS EFFETS SECONDAIRES DE CHIMIO PAS POUR LE SCORBUT…

        La seule chose qui pourrait être autorisée, c’est le remboursement par le régime public d’assurances médicaments. Or, pour qu’un traitement soit autorisé, les preuves scientifiques doivent être extrêmement solides. D’ailleurs, beaucoup de médicaments d’ordonnance (i.e. ceux de l’industrie pharmaceutique) sont refusés : https://www.inesss.qc.ca/activites/evaluation-des-medicaments/evaluation-des-medicaments-aux-fins-dinscription.html
        LE PROBLÈME C’EST QUE LES ASSURANCES PRIVÉES LE REMBOURSES MAIS ENCORE FAUT-IL QUE LE COLLÈGE DES MÉDECINS LÂCHE LES MEMBRES QUI VEULENT LE PRESCRIRE. ET COMME JE T’AI DEMANDÉ, LA QUESTION N’EST PAS LÀ. ON EN EST ENCORE AU JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS. QUI PRESCRIRA QUOI À QUI ET QUI SERA RÉPRIMANDÉ PAR QUI… AU TANT DIRE QUE C’EST ILLÉGAL… QUAND TU TE FAIS MENACER DE TE FAIRE ENQUËTER PARCE QUE TU PRESCRIT DE LA VITAMINE… ON JOUE SUR LES MOTS.

        Pour ce qui est de prendre la décision clinique de prescrire ou non la vitamine C injectable, chaque médecin peut faire ce choix, en fonction du contexte comme tu dis. Ils ont la possibilité et le droit de le faire, au même titre que j’ai le droit, comme pharmacien, de recommander tout traitement que je juge utile, et ce, même si les preuves scientifiques ne sont pas là.
        OUAIS LE PROBLÈME C’EST PAS LA VOLONTÉ DES DOCS DE LE PRESCRIRE. ÇA NE MANQUE PAS DE VOLONTÉ DANS LE MILIEU. LE PROBLÈME C’EST QUAND ILS LE FONT, ET QUE ÇA VIENT AUX OREILLES DES GENS COMME LE PHARMACHIEN QUI S’EN OFFUSQUE PUBLIQUEMENT OU QUE QUELQUES PERSONNES DU PUBLIQUE FONT UNE DÉMARCHE DE SALISSAGE POUR FAIRE DES PLAINTES AUPRÈS DES AUTORITÉS. LES RÉPRIMANDES À CE SUJET DÉCOURAGERAIENT LE PLUS MOTIVÉ DE TOUS À NOUS AIDER! ET ON LES COMPRENDS TELLEMENT! MAIS IL FAUT CROIRE QUE CERTAINES PERSONNE SE LE RÖLE DE VOULOIR PROTÉGER LE PUBLIC ET LES “VULNÉRABLES PAUVRES PATIENTS” QUITTE À LES ÉTOUFFER AVEC LEURS INITIATIVES! (C’EST UNE IMAGE LÀ… JE N’AI PAS TON TALENT POUR FAIRE DES P’TITS BONHOMMES DÉSOLÉE)

        Mais les médecins (et l’ensemble des professionnels de la santé) sont tenus à suivre les règles de la science et à faire les meilleurs choix possibles pour le bien des gens malades. Or, la vitamine C injectable ne répond à ces critères pour l’instant. Si jamais de nouvelles données convaicantes font surface, je suis persuadé que les médecins verront le potentiel et l’utiliseront.
        EN CONNAIS TU BEAUCOUP TOI DES LABORATOIRE QUI PEUVENT ËTRE FINANCER POUR FAIRE UNE ÉTUDE SUR LA VITAMINE C? C’EST LE CHIEN QUI COURE APRÈS SA QUEUE ! Y’ A DES PROJETS EN BRANLE MAIS SI LES AUTORITÉS ET LES PERSONNAGES PUBLICS CESSAIENT DE METTRE DE LA PRESSION SUR LES MÉDECINS QUI VEULENT NOUS EN PRESCRIRE, DÉJÀ LÀ CA DÉMONTRERAIT UN PEU D’OUVERTURE.

        “Que de la “vitamine” puisse potentiellement intervenir dans l’efficacité de la chimio qui traite ton cancer INCURABLE” (…) on s’en balancent pas mal

        Je comprends, mais pourtant, utiliser la vitamine C injectable en combinaison avec la chimiothérapie, c’est précisément ce qui était demandé dans la pétition. Je cite : “CONSIDÉRANT QUE le produit peut atténuer de façon significative les effets secondaires induits par les traitements de chimiothérapie de façon à augmenter la qualité de vie des patients”. ON EST DACCORD. ET TU N’AS PAS BESOIN DE ME RÉPÉTER LE MËME ARGUEMENT, J’AI CONTRIBUÉ À LE RÉDIGER! CE QUE JE DIS C’EST QUE LES PATIENTS (MËME TRÈS TRÈS MALADES, ONT ENCORE UNE TËTE SUR LES ÉPAULES POUR COMPRENDRE L’ENJEU. ENTRE RIEN PRENDRE COMME CHIMIO POUR SURVIVRE ET RISQUER QUE LA VITAMINE INTERVIENNE UN PEU DANS L’EFFICACITÉ … TSÉ LES GENS QUI SE SOUMETTENT À DE TELS TRAITEMENT, C’EST PAS PAR PLAISIR. C’EST PARCE QU’ELLES SOUFFRENT. ET POURQUOI LES QUELQUES SUSPICIEUX DISENT QU’IL N’Y A PAS ASSEZ D’ÉTUDES SUR LE SUJET POUR SE FAIRE UNE TÊTE, ET QU’ILS PEUVENT FAIRE DIRE AUX MËMES ÉTUDES QUE ÇA PEUT MËME NUIRE… C’EST À N’Y RIEN COMPRENDRE! NON?

        J’ai déjà dit que je n’approuvais pas la chimio à tout prix en soins palliatifs :
        ON EST D’ACCORD LÀ DESSUS. ET ON EN PRENDS PAS A TOUT PRIX, ON EN PRENDS PARCE QUE CA NOUS FAIT SURVIVRE! SAIS-TU DEPUIS COMBIEN DE TEMPS JE SERAIS SUPPOSÉE ÊTRE MORTE? ET NATHALIE DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ELLE DÉJOUE LES STATS? C’EST PAS JUSTE À CAUSE DE LA SCIENCE. ON A EXIGER DES SOINS. DES OPÉRATIONS. ELLE A REFUSER CERTAINS TRAITEMENTS ET EN A EXIGER D’AUTRES. ALORS NON LA CHIMIO A TOUT PRIX MAIS OUI’ ON ESSAIE D’AVOIR UNE QUALITÉ DE VIE AVANT D’EN VENIR À L’ARRÊTER AVEC LES CONSÉQUENCES QUI EN DÉCOULERAIENT”.. LÀ ON A UN PRODUIT QUI NOUS DONNE UNE QUALITÉ DE VIE EXCEPTIONNELLE!!!! ET SOIT SANS CRAINTE, LORSQUE L’ON JUGERA QU’IL EST INUTILE DE CONTINUER, LA PIQÛRE DE L’AIDE À MOURIR SERA DEMANDÉE!!! ENTRE TEMPS, SI NOUS AVIONS ÉCOUTER TOUT LE MONDE ON N’AURAIT PAS TRIPLÉ NOTRE ESPÉRANCE DE VIE. TU IRAS LIRE SUR LE CANCER DE L’OVAIRE DANS LES STADES 3 et PLUS… SI JE N’AVAIS PAS EU LA SCIENCE POUR M’AIDER, JE NE SERAIS PAS LÀ. JE NE SUIS PAS CONTRE AU CONTRAIRE. MAIS JAMAIS JE NE SERAI EN FAVEUR DE LAISSER LES GENS SOUFFRIR OU FORCÉS DE PRENDRE DES DÉCISIONS QUAND UNE SOLUTION SIMPLE EST À LEUR DISPOSITION. J’APPELLE CA DE L’ENTÊTEMENT PUR! LA SOLUTION EST LÀ. ELLE A ÉTÉ ESSAYÉE. PIS ÇA MARCHE”

        “Alors tu choisirais quoi toi si t’étais dans le CONTEXTE ???”

        Je ne sais pas. Si j’étais atteint d’une maladie incurable, je ne serais probablement plus capable de prendre des décisions réfléchies pour moi-même (d’ailleurs, je suis un très mauvais malade). J’espérerais donc que mes soignants prennent les meilleures décisions cliniques possibles pour moi, en fonction des connaissances scientifiques.
        MES DOCS, MES ONCOLOGUES, MON ÉQUIPE DE RECHERCHE, ME PRÉSENTENT LES MEILLEURS CHOIX SELON EUX. MOI J’EMBARQUE S’ILS ME FONT UNE PLACE DANS LEUR PLAN DE TRAITEMENT. À DATE, JE SUIS CHANCEUSE, J’AI LA MEILLEURE ÉQUIPE AU MONDE DANS MON CAS.. ILS SONT DEVENU UNE FAMILLE ET JAMAIS JE N’AI EU UN DOUTE SUR LA PERTINENCE DE MES TRAITEMENTS. MAIS CECI ÉTANT DIT : JAMAIS JE NE LEUR DONNERAIS CARTE BLANCHE SANS AVOIR L’ASSURANCE QUE J’AURAIS MON MOT À DIRE. MOI J’APPELLE ÇA SE RESPONSABILISER…. ET A DATE, JE CROIS QUE C’EST GAGNANT AUTANT POUR MOI QUE POUR EUX…;-)

        “Si jamais t’as d’autres solutions que celles de voir appauvrir des centaines de malades du Québec qui doivent traverser en Ontario pour s’en faire administrer, fais-nous signe !”

        Tu as raison, on a besoin de solutions pour mitiger les effets secondaires de la chimiothérapie et améliorer la qualité de vie des gens atteints de cancer. Il y a des spécialistes qui travaillent très fort là-dessus au sein de la communauté médicale, d’ailleurs je les encourage à commenter ici à ce sujet.
        LA ROUE N’EST PAS À REFAIRE. DES ENTREPÖTS PLEIN SUR LA RIVE SUD DE MONTRÉAL ATTENDENT DES COMMANDES… ILS APPROVISIONNENT DÉJÀ TOUTES LES LISTES DES MÉDICAMENTS APPROUVÉS SUR LES LISTES DES ÉTABLISSEMENTS… LES STOCKS S’ÉCOULENT. ET JE ME DOUTE BIEN QUE DE LA VITAMINE C SOIT PRESCRITES PAR DES DOCS RÉGULIÈREMENT POUR AUTRE CHOSE QUE LE SCORBUT MAIS ENTRE VOUS ET MOI… QUI VIENDRAIT SE METTRE LA TËTE SUR LE BILLOT EN CE MOMENT POUR L’AVOUER? Y’A AUCUNE OUVERTURE DES AUTORITÉS. AUCUNE ÉCOUTE DE LEUR PATRON AUCUNE FLEXIBILITÉ! JE FERAIS PAREIL! CE N’EST PAS POUR RIEN QUE LORSQUE QUELQU’UN VEUT NOUS AIDER, ON SOIT RÉTICENTES À TENDRE LE POIGNARD QUI LEUR SERA PLANTÉ DANS LE DOS! (ON SE COMPREND?…;-))

        De mon côté, je n’ai pas de solution à proposer à ce niveau, autre qu’avertir les gens lorsque des thérapies coûteuses ne sont pas appuyées par des preuves solides.
        MERCI, JE PENSE QUE LES GENS SE RENSEIGNENT PLUS QUE TU PEUX TE L’IMAGINER. ET À CE QUE JE SACHE, CE N’EST PAS PARCE QUE T’AS UN CANCER INCURABLES QUE T’ES AMPUTÉ DU CERVEAU. LES DÉCISIONS SE PRENNENT PAR DES ADULTES RESPONSABLES. (JE SAIS, ÇA TRASH COMME DISCOURS… ON ENTEND TOUJOURS QUE LES MALADES SONT “VULNÉRABLES” … “VULNÉRABLES” NE VEUT PAS DIRE IRRESPONSABLE !!!!!

        SOYEZ SANS CRAINTE LA VITAMINE C, VA FAIRE ÉCONOMISER SUR LA MORPHINE…;-) SI LES GENS POUVAIENT EN RECEVOIR EN SIGNANT UNE “DÉCHARGE DE RESPONSABILITÉ”… ?
        ET SI IL Y AVAIT UN ESPÈCE DE TIME OUT QUI AUTORISERAIT LES GENS À L’ESSAYER? CE N’EST PAS CE QU’ON A FAIT POUR LE POT? NON, ÇA AUSSI C’EST REFUSÉ PAR LES AUTORITÉS… MAIS LE POT C’EST OK. LA MORPHINE C’EST OK. LA PIQÛRE DE L’AIDE À MOURIR C’EST OK.

        SI ON POUVAIT AVOIR UN CENTRE D’INJECTION SUPERVISÉ DE VITAMINE C? AH! NON! ÇA ON NE FIT PAS DANS LA CLIENTÈLE CIBLE…

        SI ON EN RECEVAIT DANS UN CENTRE INTÉGRATIF EN CANCÉROLOGIE AVEC DES VRAIES INFIRMIÈRES ET DES VRAIS MÉDECINS COMME EN ONTARIO? À NON C’EST SÛREMENT LOUCHE DE SOULAGER DES PATIENTS À COUP DE VITAMINE C… EN PLUS ILS FONT DU REIKI. DONC S’ILS FONT DU REIKI… OUT LA VALIDITÉ DE L’OPTION!

        Pour ce qui est de l’extrait du Devoir, sans avoir lu le texte original, l’argument semble être politique et non scientifique. Or je suis tout à fait d’accord pour “le repositionnement du patient au centre des préoccupations”, c’est d’ailleurs ce que j’ai proposé ici :
        http://lepharmachien.com/industrie-pharmaceutique/
        DONC SANS AVOIR LU, TU TIRE TES CONCLUSIONS… MERCI POUR LE LIEN MAIS JE PENSE QUE J’AI EU MA DOSE…. (LA POGNES-TU? “MA DOSE” … lol )

        Encore une fois, je suis désolé si mon article t’a blessée ou fâchée, ce n’était pas mon objectif. Les blagues sont là pour alléger le propos et intéresser davantage de lecteurs/trices au sujet.
        ON A PAS LE MÊME GENRE D’HUMOUR ET C’EST OK. J’AI MÊME À UN CERTAIN MOMENT DONNÉ ÉTÉ “FAN” (JE L’AVOUE HONTEUSEMENT). MAIS LES TEMPS CHANGENT. LA SCIENCE ÉVOLUE… ET AUJOURD’HUI, À LIRE TES ARGUMENTS ET À VOIR LA MANIÈRE DONT TU VEUX ABSOLUMENT CONVAINCRE LES GENS QUE LA VITAMINE C NE FONCTIONNE PAS, AU LIEU DE NOUS AIDER, MOI JE DÉCROCHE. T’AS DES EXEMPLES BIEN VIVANTS SOUS LES YEUX. ON T’A FOURNIS DES COORDONNÉES. MAIS TON IDÉE EST FAITE!

        TOUT DE MÊME JE TE REMERCI D’AVOIR PRIS LE TEMPS DE RÉPONDRE. C’EST APPRÉCIÉ. (SINCÈREMENT)

        PAR CONTRE, MOI JE VAIS CONTINUER DE TRAVAILLER AVEC NATHALIE POUR QU’ELLE PUISSE CONTINUER D’ÊTRE SOULAGÉE PAR LA VITAMINE C. ET POUR QUE TOUT le MONDE QUI SONT DANS UN CONTEXTE SEMBLABLE PUISSE Y AVOIR DROIT. (AVEC TON AIDE OU PAS)

        ENTRE TEMPS JE ME CROISE LES DOIGTS POUR QUE LES PATIENTS DU QC QUI S’ORGANISENT POUR RECEVOIR DES PERFUSIONS DE VITAMINE C, LES RIDEAUX FERMÉS PUISSENT CONTINUER DE TENIR LE COUP JUSQUE LÀ EN TOUTE SÉCURITÉ. ILS SONT ABANDONNÉS, ET C’EST TRÈS TRÈS TRÈS PEU DIRE!

        JAMAIS JE N’AURAIS PENSÉ DEVOIR ENGAGER AUTANT D’ÉNERGIE À FAIRE COMPRENDRE MON POINT DE VUE À QUELQU’UN D’AUSSI ARTICULÉ QUE TOI. LE PROBLÈME C’EST QUE JE DONNE TOUJOURS LE BÉNÉFICE DU DOUTE ET QUE JE SUIS REMPLIE D’ESPOIR ALORS JE PERSÉVÈRE… 😉 MAIS JE COMMENCE À FAIRE MON DEUIL CETTE FOIS-CI :-) JE PENSE QU’ON TOURNE EN ROND ET C’EST BIEN DOMMAGE :-(

        ON SE FERA PEUT-ÊTRE UN CHIN CHIN AU VERRE DE JUS D’ORANGE UN DE CES QUATRE!

        SANS RANCUNE,

        ANNIE DURANCEAU

        Olivier

  6. Vous êtes vraiment pathétique…!!! C’est n’importe quoi ce que vous écrivez…!!! Aucune preuve de ce que vous prétendez Nathalie Prud’homme ELLE LE VIE ELLE !! À quoi bon écoeuré et essayer de faire vivre de la condescendance à quelqu’un qui combat depuis 6 ans??? Oufff ….

    • “Aucune preuve de ce que vous prétendez”

      Je prétends quoi exactement ? Car ici, je mets en doute les prétentions d’autres personnes quant à la vitamine C.

      Bref, ce que tu fais ici Nancy, ça s’appelle le renversement du fardeau de la preuve; c’est aux thérapeutes qui prétendent que la vitamine C injectable est efficace que revient la responsabilité de prouver leur affirmations. Et selon les connaissances scientifiques actuelles, ils n’ont pas ces preuves, donc leurs affirmations sont non-fondées. En résumé, c’est ce que je dis dans le présent article.

      Pour ce qui est “d’écoeurer” Mme Prudhomme, il faudrait peut-être lui demander son avis, car elle et moi avons discuté longuement à ce sujet, elle connaît déjà ma position et ne semblait pas avoir de problème avec ça selon nos échanges les plus récents.

      Olivier

  7. Raymonde De Sève

    Je suis un peu tannée de ce combat entre la médecine dite scientifique et la médecine alternative. Les deux sont indispensables. La science n’est pas infaillible et ne connait pas tout. Si on laissait plus de place aux médecines alternatives pour ce qu’elles peuvent accomplir plutôt que de traiter de charlatans ceux qui ont l’expertise et les connaissances de les mettre en application, tout le monde s’en porterait mieux. En passant, vos comparaisons sont inappropriées et insultantes. J’ai signé la pétition sur la vitamine C après m’être fortement renseignée.

    • “La science n’est pas infaillible et ne connait pas tout.”

      100% d’accord. Mais la science reste le meilleur outil que nous avons pour prendre des décisions cliniques éclairées.

      “Je suis un peu tannée de ce combat entre la médecine dite scientifique et la médecine alternative”

      En réalité, ce combat n’existe pas. Il n’y a pas deux sortes de médecines; il y a seulement des traitements appuyés scientifiquement et d’autres non. Et quand un traitement n’est pas appuyé par la science, une grande prudence est de mise, comme dans le cas présent.

      D’ailleurs, la vitamine C injectable n’est pas de la “médecine alternative”, car comme je mentionne au début, elle est utilisée en médecine pour traiter le scorbut. C’est la seule indication appuyée par des données probantes pour le moment.

      Olivier

    • “La science n’est pas infaillible et ne connait pas tout”
      C’est le fondement de la science.
      C’est pour ça qu’on teste la “médecine scientifique” en double aveugle. C’est à dire de manière à ce que seul la médecine soit efficace, pas les biais humains. Ou autre.

  8. Raymonde De Sève

    Mon commentaire:
    Je suis un peu tannée de ce combat entre la médecine dite scientifique et la médecine alternative

    Votre réponse:

    ”En réalité, ce combat n’existe pas. Il n’y a pas deux sortes de médecines; il y a seulement des traitements appuyés scientifiquement et d’autres non. Et quand un traitement n’est pas appuyé par la science, une grande prudence est de mise, comme dans le cas présent.”

    Ma réponse:
    Ce combat n’existe pas? Il faut vivre dans un monde imaginaire pour affirmer de tel propos. Plusieurs études scientifiques existent pour confirmer les bienfaits de ces médecines alternatives, et puisqu’il s’agit d’études sérieuses vous ne les trouverez pas sous forme de BD.
    Il s’agit plutôt d’ études non reconnues par certaines institutions qui ont peu ou pas d’ouverture d’esprit avec d’immenses pouvoirs.

    • Dites moi les noms de vos revues scientifiques, la méthode utilisée pour étudier les données recueillies ainsi que l’étude des données pour en arriver à une conclusion et je vous croirai. Si le tout est jugé adéquat et bien oui, monsieur, ce sont des études scientifiques et donc nous revenons au même point de départ. En médecine, nous nous devons de nous baser sur des données probantes car si ce n’est pas le cas, il s’agit de l’essaie et erreur. Je ne crois pas que vous aimeriez vous faire soigner ainsi.
      Et non, je ne lis pas de simples bandes dessinés pour juger de la pertinence des traitements que je ferai à mes patients mais parfois c’est la seule façon de rejoindre un large public afin de faire passer certains messsged parfois chaud (vaccination, médicaments, etc).
      Je ne crois pas que l’article ci-haut prend une position sur le sujet de la vitamine C mais qu’il est simplement là pour nous faire réfléchir.
      Amener vos données de vos articles comme vous le dites et nous pourrons en discuter.

  9. Suzanne Bélanger

    Ouais, comme une nulle, j’ai signé la pétition. Avant de traiter les autres de nulles , il faudrait te regarder dans le miroir et réaliser que tu es simplement un pharmacien et que dans le corps médical comme dans les chercheurs , il y a un certain % d’incompétents. C’est certain que les médecins qui ont multipliés les erreurs sur mon cas entre décembre / 2017 et mars /2018 ont aussi suivi le code d’éthique. Il a fallu que j’agonise pour qu’un changement de cap se fasse et que la fille de mon mari qui est infirmière clinicienne les force à se réorienter sur ma maladie mystérieuse qui était la maladie de Crohn. Oui, j’étais agonisante, en plus, un anesthésiste a refusé de faire une coloscopie en urgence car il jugeait que ce n’était pas si urgent. Des plaintes ont été faites au collège des médecins et comme d’habitude , les plaintes seront jugés par d’autres médecins. Ouf, il faut pas trop espérer pour les sanctions . Tout cela pour venir au fait final: Faisant suite à mon traitement dicté par un spécialiste, il y a des pharmaciens qui ont suggérés d’autres médicaments. Malheureusement, ils ont tombés sur mon mari et ils ont été tutoyés fortement et que j’allais faire ce que le spécialiste me dirait de faire . Merde, ce spécialiste a plus de 25 ans d’expériences dans les maladies de Crohn. En bon Canadien, chacun son métier et les moutons seront bien gardés. Donc les médecins n’ont pas besoin d’un Pharmacien qui se prend pour un autre pour les appuyer.

    • Je suis vraiment désolé d’entendre pour ton expérience difficile Suzanne, mais sauf ton respect, j’ai de la difficulté à voir en quoi cela s’applique au présent article.

      Des professionnels de la santé incompétents ? Bien sûr, comme dans tous les métiers. J’espère ne pas en faire partie. Des erreurs médicales ? Des tonnes, malheureusement, qu’il faut tenter de prévenir au maximum. Manque de sanctions ? Oui, probablement.

      En effet, les oncologues n’ont pas besoin de quelqu’un comme moi pour décider si la vitamine C injectable est pertinente ou non. D’ailleurs, cet article ne s’adresse pas à eux. D’ailleurs, je les invite à me contredire/critiquer si j’ai fait des erreurs dans le contenu. De mon côté, j’ai tenté de simplifier au maximum le sujet pour un auditoire grand public, vu que le sujet est d’actualité.

      Olivier

  10. Visiblement Mme Prudhomme a très mal pris l’article. Sur sa page Facebook elle est convaincue que tu l’as traitée (ainsi que 70k personnes) de conne/con. Ses abonnées sont en croisade contre toi. Je comprends mal comment on peut être à ce point heurté par quelqu’un qui soulève simplement des doutes. Apparemment il faudrait prendre tout ceci pour parole d’évangile.

    Par contre quand on lit les commentaires sur le Facebook de Mme Prudhomme, personne ne se gène pour remettre en doute la médecine et le fameux “big pharma”.

    • Mes échanges avec elle s’étaient super bien passés, en fait c’est elle qui m’a donné la plupart des infos difficiles à obtenir et que je cite dans cet article. Donc ce revirement de situation est très dommage. C’est d’autant plus dommage considérant que je crois avoir dit de très bons mots à son sujet dans l’article, et ne pas l’avoir insultée nulle part. Cela dit j’ai finalement décidé d’anonymiser le texte.
      Olivier

    • Robert Lesage

      Les joies des réseaux sociaux où nous pouvons, apparemment, dire n’importe quoi sur une personne et s’en sortir avec 0 conséquences….. :)

    • Sacré shitstorm que tu te prends Olivier!
      Je suis triste du contexte car le cancer n’est pas une chose joyeuse, loin de là. J’ai moi-même réagis très violemment par le passé à des critiques de traitement sur le cancer y compris expérimental. J’ai vu le cancer tuer des proches…
      Mais j’étais également en colère à l’égal de pseudo traitement du cancer.
      Quand tu es dans la fin, que rien ne marche, tes proches paniquent et feraient n’importe quoi pour te sauver. C’est là qu’on leur propose des traitements “miraculeux”. Qui sont bidons.
      Je pense que si je meurs de ça, je tenterai de rentrer dans les études expérimentales.
      Pour le reste, si la vitamine C fait du bien à certain, tant mieux. Mais je pense que plutôt qu’une étude sur la vitamine C, on devrait faire une étude sur l’effet placebo et sa puissance. Et comment le générer. J’ai vu des choses surprenantes avec l’effet placebo. Et nocebo.

  11. Suzanne Bélanger

    En plus clair, je suis parmi celle qui n’a pas analysé la situation en signant la pétition et en plus je signe n’importe quoi. C’est ce qui est dit SUBTILEMENT dans ton analyse. Pour ton information, j’ai déjà pris deux sortes de médicaments pour l’arthrite dans le passé qui avaient été testé O.K. A chaque fois que je les prenait , j’avais des pulsations très élevées et mon mari m’a défendu de les prendre malgré que les docteurs continuaient à me dire de les prendre. Aujourd’hui, ces deux médicaments ont été jugés dangereux et cancellés de la médecine. Je vais être encore plus clair, sur une personne , un médicament peut faire effet et sur une autre l’effet sera négatif. Les docteurs et les recherchistes n’ont pas la science infuse de la vérité et sont souvent dans l’erreur. Alors, si la Vitamine C fait du bien à une personne en état terminal, que l’on lui donne sans toute cette propagande inutile. Le plus ridicule dans tout cela , c’est que l’on fournit des seringues aux drogués et encore plus ridicule se sont les millions dépensés en publicité à la télévision contre le tabac pour cause de cancer des poumons et on va légaliser la Marijuana qui va passer en fumée dans les poumons. C’est vrai, nous sommes des pauvres gens ignorants car il faut être très intelligent pour comprendre cela.

  12. Bonjour Olivier,

    Merci pour cette B.D. très intéressante et instructive. Honnêtement, j’ai de la difficulté à comprendre la réaction des gens. Personnes n’a dit que l’on devrait interdire les injections de vitamine C, seulement que les données actuelles ne permettaient pas de prouver leur efficacité. Pour l’instant…on verra plus tard. Le cas que tu cites dans ton texte, même si j’ai beaucoup de sympathie pour son histoire, reste anecdotique et ne peut s’appliquer à tous par défaut. Il faut bien faire la part des choses.

    P.S. Ta patience dans tes réponses m’impressionne, pas toujours facile ces sujets mais ne t’en fait pas trop pour les personmes qui dépassent les bornes, l’insulte est l’outil ultime de ceux qui n’ont aucun argument!

    Bref, continues ton excellent travail, toujours très intéressant de te lire.

    • Merci beaucoup Bruno !
      Olivier

      • Marilou Gougeon

        Exactement Bruno!!

        • Je suis également impressionnée par le temps que vous mettez à répondre aux commentaires. Je crois que vous faites un excellent travail.

          Je peux comprendre que dans la souffrance, les gens s’accrochent aux histoires entendues en espèrant avoir le même résultat et non aux études scientifiques.

          Les signataires de la pétition avaient de l’empathie pour ces histoires et ont probablement signées aveur leur coeur. Il faut des gens à la tête plus froide pour prendre les bonnes décisions.

          Et des gens comme vous pour exposer les faits simplement.

          Merci!

    • Valerie Dicaire

      “Honnêtement, j’ai de la difficulté à comprendre la réaction des gens.”

      Moi je ne suis pas du tout surprise, c’est typique de la pensée moutonnière. Les gens se rallient, se regroupent derrière un sujet ou une cause, ici particulièrement émotif, souvent sans tout connaissance de cause (l’émotion prenant le dessus du rationnel) et dès que quelqu’un émet un simple doute, un questionnement, un appel à la prudence, il se fait ramasser mais pas à peu près – comme on le dit en bon québécois – parce qu’il vient contrarié l’illusion collective. On attaque la personne de toute les manières imaginables pour rétablir la pensée commune. J’aurais été plus inquiète s’il n’y avait eu aucune réaction à dire vrai…

      Une chose est certaines, j’aurai toujours une admiration pour les gens raisonnés avec un questionnement légitime et qui ont comme préoccupations l’authenticité et l’intégrité de la démarche scientifique, qui sont capable de se mettre “on the spot”, souvent de manière volontairement (folie et génie vont souvent ensemble?), pour appeler à la rationalité, pour ramener les gens sur terre. Moi je croulerais au premier commentaire… Bravo Olivier.

      PS: Le jus d’orange, ya de la vitamine C là-dedans. Le savais-tu? LE SAVAIS-TU?!! 😉

  13. Marilou Gougeon

    Le Pharmachien, je te remercie pour cette BD qui est très informative et encore une fois, très pertinente. Merci de permettre aux gens de comprendre, un peu mieux, le monde complexe de la démarche scientifique. Ton argumentaire est toujours juste, validé et surtout, effectué dans le respect.

    Je crois que cette BD a été nécessaire étant donné la complexité du sujet et le manque d’information de la population générale relativement au processus scientifique, au processus d’autorisation des médicaments et plus globalement, un manque d’information sur c’est qu’est cette maladie complexe qu’est le cancer et le fonctionnement, tout aussi complexe, des différents traitements.

    Comme tu l’as si bien expliqué, on ne peut accepter, en tant que société, d’autoriser et de rembourser un « traitement » n’ayant encore démontré aucune valeur au niveau des études cliniques et basé sur l’expérience personnelle d’une seule patiente.

    Avec le nombre sans cesse grandissant de nouveaux traitements au niveau de l’oncologie (immunothérapie et thérapie ciblées, entres autres), les ressources limitées de notre société doivent servir à bon escient. Ces nouveaux traitements ayant donnés, lors d’essais cliniques, des résultats vérifiables et quantifiables. À ce sujet, j’inviterais les patients atteints de cancer de s’informer et de participer aux essais cliniques offerts dans les centres de recherche et les différents hôpitaux québécois, canadiens et même américains. En effet, les traitements offerts par le National Institutes of Health (NIH) sont souvent disponibles et gratuits pour les étrangers. Ces différents « traitements » « n’aident » pas seulement à endurer les effets secondaire de la chimiothérapie, ils permettent très souvent de stabiliser la maladie, et souvent sur de très longue période.

    Concernant les différents commentaires publiques émis au niveau des injections en haute dose de vitamine C, la ligne est souvent mince avec l’affirmation que la vitamine C guérit (puisque pour certaines personnes la maladie se stabilise, et les métastases diminuent,)…

    Aussi, la Riordan Clinic, souvent citée comme centre de référence, est une clinique privée du Kansas (!) en traitement alternatifs. Ce n’est pas un grand centre de cancer reconnu tel que Sloan Memorial, Mayo ou MD Anderson. Est-ce que des oncologues font partie de l’équipe? Le leader de la clinique semble être un médecin de famille…De plus, il faut bien faire attention aux titres, les naturopathes ne possédant pas tous une formation médicale. Certains oui, mais pas la grande majorité.

    Concernant les « centaines » de Québécois se rendant en Ontario afin de recevoir les injections, j’aimerais bien voir les chiffres officiels…

    Il est essentiel, avant de créer une pétition, de monter un dossier excessivement solide et surtout, d’accepter les critiques. Il est d’autant plus important que les signataires aient une compréhension exhaustive du dossier.

    Le fait de répondre aux critiques par des attaques personnelles et du sarcasme démontre malheureusement le manque d’arguments de ces individus et cela est vraiment fâcheux, au niveau intellectuel.

    Malheureusement, la majorité des gens sont à la recherche de solutions faciles et rapides. Les problèmes liés à la gestion du système de santé et la désinformation au niveau scientifique provoquent une méfiance accrue envers les autorités. Il est en effet beaucoup plus facile de croire que de comprendre la maladie et de faire les démarches appropriées au niveau des possibilités de traitements validés. Et les médecines alternatives l’ont bien compris…

    Comme tu le mentionnes si bien, il est de la responsabilité des « vedettes » et autres producteurs d’effectuer les recherches adéquates avant de tenter de faire avancer une cause en discréditant la communauté médicale avec des affirmations sans fondement.

    Surtout merci Olivier, pour ta grande patience (!) et ta passion de transmettre le savoir. Une grande partie de la population québécoise entend et surtout comprend 😉 ton message. Ne nous laisse pas tomber.

    Marilou Gougeon, patiente atteinte d’un cancer métastatique du col de l’utérus

  14. Louise Laurion

    Merci pour votre article, merci pour l’autre côté de la médaille, merci pour votre courage, merci pour les personnes souffrant du cancer bien trop vulnérables et souffrantes pour avoir une voix, mais conscientes que la pseudo-science devient une grande menace .

    Si vous saviez le bien que vous leur apportez!

    Louise Laurion, en rémission depuis plusieurs années d’un cancer de l’utérus, mère de Marilou Gougeon souffrant d’un cancer du col de l’utérus métastasique, toutes les deux fières defenseures de la science vraie et tellement contre la pseudo science qui fait tant de ravage.

  15. Incroyable certains commentaires ici… Fallait s’y attendre.
    C’est aussi le phénomène “réseau social”… On se prend tous pour des experts.

    Je vois des phrases du type “Vous ne savez rien” , “au lieu d’aider vous méprisez”, ou “je me suis fortement renseignée…”

    Oui enfin perso, entre moi qui ai seulement lu quelques articles sur internet, et une personne qui a fait des ETUDES à propos de la médecine, je pense que même si j’ai mon mot à dire, je ferais bien aussi de prendre en compte ce que cet interlocuteur me dit, il a plus de légitimité que moi.

    Il ne méprise pas. Au contraire. Il met en garde. Ce n’est pas parce que l’espoir (et l’espoir seulement) d’un nouveau traitement apparaît qu’il faut foncer tête baissée. Le coup de “ma cousine germaine a reçu des injections de Vitamine C, et elle dit que son état s’est FORTEMENT amélioré blablabla…” ce n’est PAS un argument VALABLE. Ce n’est pas un argument SCIENTIFIQUE. C’est UN cas. Parmi mille autres.

    Il y’a aussi ce phénomène de “les médecins se sont trompés sur mon cas, il disaient ceci, je disais cela, l’erreur a été découverte, et au final j’avais raison, donc je ne fais plus confiance aux docteurs pour me traiter mais à moi-même maintenant…”

    A toi-même ? Mais que connais-tu à propos de la médecine ? Tu as tapé quelques recherches google, tu as lu quelques “études” qui disent que boire de l’eau avec du citron vert tous les matins guérit le cancer en 99 jours ? A d’autres.

    Les erreurs médicales existent. Elles sont rares. Le fait de remettre en question est un droit. Mais à force de ne plus rien accepter de ce que nous disent nos confrères scientifiques, on en revient AUJOURD’HUI en 2018 à voir des gens croire que la Terre est plate.

    Cette planche ne dit pas que ces injections sont inefficaces. Elle dit qu’il n’y a pour le moment pas de preuve significative de leur efficacité. Ta cousine germaine, c’est peut-être cruel, mais quand il s’agit de valider internationalement un traitement nouveau, on s’en tamponne le coquillard. On veut des expériences, qui suivent un protocole précis, avec un échantillon de personnes suffisant, sur une période définie.

    Sinon à part ça, c’est la première fois que je commente alors que je consulte ce site depuis longtemps, j’en profite pour te féliciter Monsieur le Pharmachien, pour la qualité de ton travail, je commenterais plus souvent. :)

  16. Bonjour Olivier,
    Je n’ai encore jamais commenté ici mais je te lis régulièrement et voyant le déferlement de commentaires négatifs sur ce post je me lance.
    Un grand grand merci pour le temps que tu prends a expliquer tout ca, pour la clarté de tes explications, ta patience, la qualité exceptionnelle de ton travail et encore même pour ton courage d’aborder des sujets dont tu sais qu’ils vont créer la polémique.
    Bonne journée !

  17. Tout à fait d,accord avec Matuvu c,est exactement ce que je pense continue c.est toujours intéressant de lire vos chroniques.

  18. Johann Cabannes

    « Quand ils ont recours au “right-to-try” par contre, ils deviennent essentiellement des cobayes pour des thérapies non supportées scientifiquement et perdent leurs droits fondamentaux en cas de problème. Ils peuvent donc facilement devenir les victimes de charlatans prêts à leur vendre une thérapie miracle (ça a déjà commencé d’ailleurs). Et personne ne peut être tenu responsable.

    Pour la protection du public et des malades, j’espère qu’on ne choisira pas cette voie au Canada. »

    Cher Olivier,
    j’aime beaucoup vos articles, ainsi que vos dessins.
    Je ne suis toutefois pas d’accord avec cette remarque, qui ne concerne pas la science, mais le droit. Vouloir protéger les gens contre eux-mêmes est une mauvaise idée, sur le plan de la philosophie du droit. A partir du moment où les individus ont la liberté de s’informer, ils doivent être capable de prendre leurs décisions pour eux-mêmes, même si cette décision est mauvaise pour eux. Sans cette liberté, c’est un État autoritaire, un Big Brother que vous appelez de vos vœux. Les confiseries seront interdites, c’est mauvais pour la santé, la charcuterie sera interdite etc. En interdisant ce qui est potentiellement dangereux, en ôtant tout libre arbitre par « précaution », on se prépare une société dans laquelle je n’aurais aucune envie de vivre.
    Alors, par pitié, si des individus sont suffisamment stupides pour écouter un charlatan plutôt qu’un docteur en médecine ou en pharmacie, laissez-les faire. Ils mourront heureux, et pourront peut-être même prétendre à un Darwin Award. Ce n’est pas comme si on ne les avait pas prévenu…

    • “Alors, par pitié, si des individus sont suffisamment stupides pour écouter un charlatan plutôt qu’un docteur en médecine ou en pharmacie, laissez-les faire.”

      “Stupides” ?!

      Donc selon toi, les personnes malades et vulnérables, qui sont prêtes à tout pour un infime espoir de guérison et donc des proies faciles pour des compagnies qui n’en ont rien à foutre de leur sûreté, sont “stupides ?

      Je ne peux pas être d’accord avec cette façon de voir les choses.

      D’autant plus que, comme je le mentionne dans l’article, l’accès aux traitements expérimentaux est déjà existant, de manière supervisée et éthique.

      Olivier

  19. Nicole Tremblay Gilles Vachon

    Bizare qu a Vancouver, Floride, la vitamine C injectable se donne tous les jours, et nous au Quebec, on ne veut pas, bizare. Nathalie aurait pu laisser tomber les gens, elle la recoit tres genereuse de sa personne, maintenant, elle se bat pour le Quebec.,Je n aie plus de cancer, mais vla 28 ans, oui, alors, je comprends toutes ces personnes et moi, j en voudrais, si un jour, j en aurais un autre.

    • “Bizare qu a Vancouver, Floride, la vitamine C injectable se donne tous les jours, et nous au Quebec, on ne veut pas, bizare.”

      Comme je mentionne dans l’article, non, la vitamine C n’est pas un traitement reconnu scientifiquement, et donc n’est éthique ou acceptable nulle part dans le monde.

      Olivier

  20. Si un jour j’ai un cancer ou une autre maladie grave, je vais me prescrire une dose quotidienne de Pharmachien. C’est un traitement prouvé (dans mon étude scientifique ou N=1) contre la vulnérabilité aux idées tentantes mais sans fondement solide.
    Il y a une chose que je ne comprends pas dans cette histoire: je pensais qu’on éliminait le surplus de vitamine C? Alors qu’est-ce que ça peut donner d’en prendre trop?
    Lâche pas en tout cas, Olivier. Ceux qui sont derrière toi crient moins fort, mais nous sommes là.

  21. Bonjour Olivier
    Vraiment navrant de voir les gens te “rentrer dedans” à ce point. Je n’ai rien vu d’insultant dans ton article, c’était très pertinent. C’est un sujet très émotif que le cancer, il était évident que ça soulèverait les passions. Bref continue ton bon travail!
    Julie

  22. Sabine Handley

    Merci de prendre le temps de vulgariser comme tu le fais. Ceci dit, il semble que les « haters » ne lisent pas vraiment tes articles… Le cancer est un sujet sensible et les gens veulent s’accrocher a tout prix à ce qui leur donne de l’espoir.

  23. Robert Lesage

    Wow. C’est aberrant de voir la négativité dans les commentaires. Jamais personnes ne vous dirais ces choses en personnes, en manquant autant de respect. Vos explications sont claires, vos positions assez évidentes, mais, certaines personnes ne semblent pas lire le même article que les autres.

    Continuez votre travail! Je ne perçois aucune attaque en tant que tel sur personne. Vous tentez d’aider les gens à avoir un meilleur esprit critique pour nous permettre de prendre de meilleures décisions.

  24. AvocateDuDiable

    Bon, j’ai toujours dit qu’à ma mort, je donnerais mon corps à la science. Lorsque je serai en phase terminale, le cas échéant, j’aimerais bien pouvoir contribuer à l’avancement de la science (y compris de la médecine) avec un “right-to-try” à la Trump.

    En toute connaissance de cause (et en comprenant que c’est purement de la logique de dégager le médecin de toute responsabilité. Il pleut déjà des poursuites judiciaires pour des médicaments et des traitements parfaitement légaux et reconnus), je donnerais mon consentement. Je trouve que c’est une excellente iniitiative. Des charlatants, y’en a partout, pour tout… même des médecins depuis des décennies peuvent l’être (on se rappelle cet homme en Ontario qui a insiminé des patientes avec son propre sperme…).

    Je préfère de loin avoir le DROIT de décider ou non si je veux être une cobbaye pour un traitement expériemental qu’on me l’interdisse d’emblée.
    Je préfère la réduction des méfaits à l’interdiction totale de certaines choses. Et je préfère qu’on puisse donner le droit de faire des traitements expériementaux sur des humains consentants qu’on passe à côté d’une potentielle percée parce qu’on aura eu des bâtons dans les roues.

    Ça prend des conditions, des règlements, un encadrement, des exigences, des prérequis, etc. longs comme le bras, c’est sûr. Reste qu’un “droit”, donc une possibilité, c’est mieux que “rien pentoute”, une “interdiction”.

    • En effet. Mais comme je mentionne dans l’article, l’accès aux traitements expérimentaux est déjà existant. Il n’y a donc pas lieu de parler d’interdiction.

      Ce que le “right-to-try” change, c’est que vu que les traitements visés n’ont pas de preuves d’efficacité ou de sûreté, la personne perd ses droits de recours, ce qui ouvre grande la porte à l’exploitation des malades par des compagnies.

      Merci pour ton commentaire !

      Olivier

  25. Merci pour le texte et l’info.
    Et Bon courage

  26. Jonathan Bergeron

    Le droit d’essayer. Un dossier à suivre. Il y aura des dérives épouvantable!

  27. Génial ton article et bien expliqué! Définitivement, ils manquent des vrais études pour démontrer hors de tout doute que l’injection de dose massive de vitamine C est efficace ou non (personnellement avec mes connaissances, la réponse sera négative mais ça on va le savoir dans 5 à 20 ans) mais une chose est certaine et qui a été démontré est que les mégadoses de vitamine C ont des effets négatifs sur le corps, c’est important et ce n’est pas à prendre à la légère.

    Merci pour cet article et pour la saison 3 qui s’en vient :)

  28. Réjean Lefebvre

    Salut, t’es vraiment patient, ou passionné, je sais pas trop. J’en ai lu une coupe de post, impressionnant, je savais pas à quoi tu étais exposé. Pourtant, j’aime que tu m’offres de lire tes recherches, j’apprécie que tu me simplifie, car mon niveau de compréhension dans le domaine est plutôt limité. En gros, aussi mal écris que je suis capable de le faire, je voulais te dire, lâche pas. Tu me diverti, m’informe, et m’enseigne la voie du “questionnement”. Défois ça m’arrive de douter. Merci

    Réjean

  29. Bonjour Olivier,

    J’ai moi-même été diagnostiquée avec un cancer du pancréas, stade IV avec métastases au foie. Après une première possibilité de m’en sortir par une opération, moment où ils ont trouvé les métastases et donc annulé la procédure, je suis passée du côté des “incurables” et hop, en chimio palliative. Ça fera bientôt un an. C’est à peu près l’espérance de vie des gens qui reçoivent mon diagnostic. J’ai la chance de relativement bien supporter la chimio (je crois!) aussi mentalement que physiquement. J’ai mon cerveau de robot à remercier pour la partie “mentale”. J’imagine que mon âge relativement bas pour la moyenne de ce type de cancer (32 ans) y est pour quelque chose pour la partie physique. Ou j’ai peut-être juste de la chance.

    Près d’un an donc que je suis en mode “suivre le courant” et que je m’en remet à l’expertise combinée de mes 3 oncologues, aux nombreuses infirmières et aux pharmaciens pour diriger mon traitement et faire ce qu’ils peuvent pour me permettre de garder une vie qui se rapproche au mieux de la “normale”, le plus longtemps possible.

    Ma principale peur dans tout ça, quand le cancer va avoir repris le dessus, c’est que mes proches se blâment de ne pas en avoir assez fait. De ne pas avoir assez joué le rôle de parent, ami et de ne pas avoir mis assez de pression pour tout essayer. Ou qu’ils me reprochent ma passivité et m’en veulent de ne pas moi-même m’être débattue plus fort, de m’être fiée aveuglement à l’expertise de mon équipe soignante.

    C’est pourquoi j’accorde beaucoup d’importance au fait qu’ils comprennent les raisons pour lesquelles les solutions “miracles” qu’on trouve un peu partout sur internet ne changeraient rien à mon cas particulier. Qu’au bout du compte, ils n’aient aucune raison de se dire: “on aurait donc dû essayer ça”.

    J’attendais l’article que vous venez de rédiger sur la vitamine C, parce que je savais qu’il me serait d’une grande aide pour remettre en contexte ce fameux traitement.

    Je sais que vous avez (et allez) recevoir beaucoup d’opinions polarisées sur ce sujet. Les gens ont pris l’habitude d’appeler les gens qui ont un cancer des “combattants”. Honnêtement, ça me chicote un peu. De combattre sous-entend que si on est assez bons, on va gagner. Si j’avais à me comparer à quelque chose, ce serais plutôt comme au champ de bataille. Je regarde le cancer et les médicaments s’affronter à coup d’artillerie lourde et j’attend que quelqu’un gagne, en faisant de mon mieux pour réparer le terrain à mesure qu’ils y font des trous. Il n’y a pas grand chose qu’on puisse faire. Le hic, c’est que c’est contre nature de rester à ne rien faire pendant que notre vie ou celle d’un proche est en jeu. C’est normal de se débattre. C’est juste dommage que certains perdent un peu de leurs bonnes manières en chemin et que vous ayez à subir leurs foudres pour avoir présenté des faits qui vont à l’encontre du miracle espéré.

    Bref, ce message est simplement pour vous remercier pour le travail que vous avez fait. Pour cet article en particulier car il me sera utile si la question de la vitamine C revient sur le sujet, mais aussi pour les autres. Vous fournissez des outils de compréhension basés sur les faits à ceux qui ont plus de difficultés à accéder à des sources sûres d’information, et c’est énormément apprécié. Merci beaucoup!

    Marie-Lyne

    • Marie-Lyne, un IMMENSE merci pour ton commentaire !!! Ce que tu dis me touche profondément, et en particulier ces deux passages :

      “Ma principale peur dans tout ça, quand le cancer va avoir repris le dessus, c’est que mes proches se blâment de ne pas en avoir assez fait.”

      “Les gens ont pris l’habitude d’appeler les gens qui ont un cancer des “combattants”. Honnêtement, ça me chicote un peu. De combattre sous-entend que si on est assez bons, on va gagner.”

      C’est quelque chose que j’ai entendu souvent de la part de personnes qui ont dû traverser un cancer, autrement dit, toute la pression qu’ils ont senti pour se “battre” par tous les moyens possibles et d’envisager toute option qui offrirait le moindre espoir de guérison. C’est là que les traitements “miracles”, avec leur promesses irréalistes, trop belles pour êtres vraies, font des ravages.

      J’adore ton analogie du “terrain de bataille”, c’est la meilleure que j’ai entendue à ce jour :)

      Merci beaucoup Marie-Lyne !

      Olivier

  30. Bonjour Olivier,

    Je souhaite seconder Matuvu dans ses commentaires édifiants au sujet de vos articles. Je ne commente habituellement pas des articles Facebook, mais vu le nombre important de commentaires haineux que vous recevez, il me semble juste d’inverser la tendance. Je suis attentivement autant vos BD que votre série télé et j’espère de tout coeur que vous ne cesserez pas vos publications par “écoeurantite égu” des critiques haineuses. Je me rappel d’une conférence que vous aviez donné à l’Uqam au sujet des débats plus émotionnels que scientifique sur les réseaux sociaux et de la difficulté d’argumenter logiquement. Les commentaires sur cet article prouvent brillament ce que vous disiez. En outre, sachez que nous sommes beaucoup qui apprécient énormément votre impartialité et votre vulgarisation de sujets bien souvent complexes.

    Merci!

  31. C’est toujours ahurissant de voir des commentaires déformés des propos posés et pas agressifs, où on sent le soin de ne pas choquer à chaque trois phrases, littéralement. Ça devient de la mauvaise foi.
    Le pire dans ce genre d’échange, il n’existe même pas de notion de “pour” ou “contre” quelque chose, non plus de chose “à croire” ou “à ne pas croire”. En santé publique, il n’y a, aussi insensible que cela puisse paraître, que les résultats de multiples études bien construites et bien conduites qui comptent.
    Certaines personnes ne semblent pas comprendre (lire vouloir comprendre) que la science et qu’une méthodologie rigoureuse ne sont pas une affaire de clique fermée pour ceux qui y “croit”. Ça ne marche pas comme ça.
    Merci pour cette BD et les autres, la lecture est toujours intéressante.

  32. Léo Fréchette

    Bonjour Olivier,
    Je t’encourage à continuer ton bon travail. J’admire ta persévérance face à tous ces commentaires négatifs et ces mauvais arguments.
    J’adore la science et j’aime encore plus comment tu traites tes sujets et comment tu réussis à teindre le tout d’humour!
    J’espère que tu continueras encore longtemps à faire bénéficier les gens de tes connaissances et de tes vulgarisations magnifiques!
    Passes une belle journée!

    Léo

  33. Sincèrement, tous les commentaires négatifs basés sur quelques phrases ici et là me font halluciner…Bravo pour ton article, l’ensemble (quand on tient compte de TOUT le contenu) est bien détaillé et tient bien le propos: y’a pas assez d’études qui prouvent de ça fonctionne. Point à la ligne. Petite pensée, en référence à l’extrait que tu as copié dans ton article, si la vitamine C semble soulager, peut-être justement que c’est parce qu’elle empêche la chimio de bien fonctionner? Autrement dit, si la chimio est entravée, c’est évident qu’il va y avoir moins d’effets secondaires…

  34. Bonjour M. Bernard,

    Je lis toujours avec grand intérêt vos publications (en ligne ou papier). Merci de vos efforts de vulgarisation et de démystification scientifique, notre société en a grandement besoin!

    Il m’arrive cependant d’accrocher pour ainsi dire sur certaines de vos affirmations. Je trouve que parmi tout le beau travail que vous faites, vous prenez quelque fois des raccourcis pour arriver à vos conclusions. Comme par exemple, l’article que vous citez sur les effets anti-cytotoxiques est basé sur une étude in vitro vieille de dix ans et passe à côté du débat du présent article, qui porte sur l’amélioration de la qualité de vie des patients soumis à la chimiothérapie. Ça ne semble d’ailleurs pas être la direction dans laquelle la recherche est allée depuis.

    J’ai fait une brève recherche dans OVID MedLine et Embase, deux agrégateurs de bases de données d’articles scientifiques, et il semble qu’un consensus scientifique soit en voie de se former quant à l’amélioration de la qualité de vie causée par la vitamine C injectable. Voir plutôt la méta-analyse présentée lors d’une conférence:

    ************
    Author: Mikirova N.
    Institution: (Mikirova) Riordan Clinic, Bio-Communication Research Institute, Wichita, United States
    Title:
    The effect of intravenous high-dose vitamin c on quality of life of cancer patients.
    Source: Supportive Care in Cancer. Conference: 2018 Joint Meeting of the Multinational Association of Supportive Care in Cancer, MASCC and the International Society of Oral Oncology, ISOO 2018. Austria. 26 (2 Supplement 1) (pp S268), 2018. Date of Publication: 2018.
    Publisher: Springer Verlag
    Publication Type: Conference Abstract
    Year of Publication: 2018

    Et cette autre meta-analyse, qui semble aller dans le même sens:

    Status: Embase
    Author: Fritz H.; Flower G.; Weeks L.; Cooley K.; Callachan M.; McGowan J.; Skidmore B.; Kirchner L.; Seely D.
    Author Email: Seely D.; dseely@oicc.ca
    Institution: (Fritz, Cooley, Callachan, McGowan, Skidmore, Seely) Canadian College of Naturopathic Medicine, Toronto, ON, Canada
    (Flower, Weeks, Seely) Ottawa Integrative Cancer Centre, 29 Bayswater Ave, Ottawa, ON K1Y 2E5, Canada
    (Cooley) University of Toronto, Toronto, ON, Canada
    (Kirchner) Carp Ridge Natural Health Clinic, Carp, ON, Canada
    (Seely) Ottawa Hospital Research Institute, Ottawa, ON, Canada
    Correspondence Address: D. Seely, Ottawa Integrative Cancer Centre, 29 Bayswater Ave, Ottawa, ON K1Y 2E5, Canada. E-mail: dseely@oicc.ca
    Country of Publication: United States
    Title: Intravenous vitamin C and cancer: A systematic review.
    Source: Integrative Cancer Therapies. 13 (4) (pp 280-300), 2014. Date of Publication: July 2014.
    Publisher: SAGE Publications Inc. (E-mail: claims@sagepub.com)
    Journal Translated Name: Integrative Cancer Therapies

    ********

    C’est donc dire, contrairement à vos prétentions, que la recherche scientifique est bel et bien en train de démontrer que c’est une option valide pour améliorer la qualité de vie des patients, de manière sécuritaire de surcroît! Maintenant, de dire à des gens dont la fin approche qu’ils doivent attendre à tout prix le très long processus de genèse d’un consensus scientifique, d’homologation du traitement et de remboursement par la RAMQ, des processus soumis à des pressions de toutes sortes, c’est un peu malaisant.

    Vous invoquez souvent la méthode scientifique. C’est en effet la meilleure (et selon moi, ultimement la seule) manière de produire de véritables progrès durables en pharmacie et en médecine. Mais prétendre que les extrants de la recherche scientifique telle qu’on la fait en ce moment, que les consensus scientifiques et que l’homologation sont des processus qui sont les plus pures expressions de la méthode scientifique, c’est faux. Les problèmes épistémologiques et éthiques abondent dans ces domaines (pour ne nommer que ceux là), et il est naïf voire négligent de prétendre le contraire. Les consensus prennent du temps à se faire et à se défaire, temps que certaines personnes n’ont pas.

    Je n’enjoins absolument personne à cesser de faire confiance à la médecine et à la pharmacie. Elles représentent, de très loin, la meilleure option dans la très vaste majorité des cas pour la très vaste majorité des personnes. Mais il est sensé de les voir de manière critique, quand on a la capacité de le faire de manière intelligente et raisonnée (ce qui, j’en conviens, n’est pas donné à tout le monde). C’est trop souvent cette petite gêne qui manque à vos textes dans vos élans de ridiculisation!

    Mais bon, ayant de solides bases en toxicologie et en épistémologie des sciences, ça m’irrite peut-être plus que d’autres. Et pour la forme, personnellement je me fous éperdument de la vitamine C et de son effet avec la chimiothérapie.

    Au plaisir de vous lire à nouveau!

    • Salut Yan,

      Merci pour ton commentaire. Voici mes réponses :

      "l’article que vous citez sur les effets anti-cytotoxiques est basé sur une étude in vitro vieille de dix ans et passe à côté du débat du présent article, qui porte sur l’amélioration de la qualité de vie des patients soumis à la chimiothérapie."

      Non, je cite les positions des associations médicales, de même qu'une revue systématique et méta-analyse sur la question, qui se basent sur les résultats d'études chez l'humain. Au contraire, c'est le clan pro-vitamine C (voir la revue de littérature en médecine intégrative) qui se base sur des données in vitro afin de proposer des mécanismes "pro-oxydants" théoriques.

      "J’ai fait une brève recherche dans OVID MedLine et Embase (…)"

      La première référence que tu cites est un résumé dans un congrès, donc aucune revue par les pairs. Le problème de l'absence d'un groupe contrôle n'est toujours pas réglé. De plus, la résumé vient de la clinique Riordan, un centre américain de thérapie orthomoléculaire, une pseudoscience basée sur l'administration de mégadoses de vitamines :
      https://sciencebasedmedicine.org/the-return-of-the-revenge-of-high-dose-vitamin-c-for-cancer/

      La deuxième référence que tu cites a été publiée dans un périodique non-reconnu en oncologie et les auteurs sont tous les auteurs sont des naturopathes, pas des spécialistes. Mais surtout, peut-être as-tu oublié de lire leur conclusion : "the existing evidence is preliminary and cannot be considered conclusive".

      Citer des références est une chose. Mais pour les citer, il faut d'abord être capable d'évaluer la qualité des publications. Or, ici, les deux références que tu proposes sont 1) extrêmement douteuses et 2) aucunement comparables en termes de qualité par rapport aux multiples références que j'ai citées. C'est ça le risque d'une "brève recherche".

      "C’est donc dire, contrairement à vos prétentions, que la recherche scientifique est bel et bien en train de démontrer que c’est une option valide pour améliorer la qualité de vie des patients, de manière sécuritaire de surcroît!"

      Non, ce n'est pas du tout ce que la recherche démontre à ce jour, et c'est précisément ce que je dis dans le présent article. Cela dit, si des recherches finissent effectivement par aboutir à quelque chose de concluant, les oncologues auront tout avantage à ajouter la vitamine C injectable à leur arsenal. En ce moment, ce n'est pas le cas.

      Pour ce qui est de la sûreté, mon article dit bel et bien que peu d'effets secondaires semblent se produire. L'enjeu principal est que la vitamine C à haute dose peut nuire à l'efficacité de la chimiothérapie, ce qui est justement l'utilisation souhaitée.

      "Les consensus prennent du temps à se faire et à se défaire, temps que certaines personnes n’ont pas."

      Je suis d'accord. Et comme on peut le constater dans le cas présent, certaines personnes n'attendent pas et vont recevoir des traitements non-supportés scientifiquement à leur frais. Dans l'un des liens que je cite à la fin de l'article (par rapport au "right-to-try"), des cliniques/compagnies aux USA chargent entre 375,000$ et 475,000$ pour des thérapies expérimentales qui n'ont pas de données probantes :
      https://respectfulinsolence.com/2018/06/22/as-i-predicted-the-exploitation-of-patients-under-right-to-try-begins/

      Devrait-on les laisser faire, sous prétexte que c'est du libre choix ? Perso, je pense que mettre les gens en garde est un bon début. C'est ce que j'ai tenté de faire dans mon article. À partir de là, les chacun est libre de décider ce qui lui convient ou non.

      Olivier

      • Bonjour Olivier,

        Super intéressant, merci d’avoir répondu!

        J’ai trouvé assez évocateur la façon dont vous avez répondu et les arguments que vous avez employés pour ce faire.

        Mon commentaire sur un des articles demeure tout à fait valide; loin de remettre tout le texte en question, que je trouve avoir du mérite malgré tout, j’attire votre attention sur certaines stratégies qui sont peut-être d’une moins grande validité dans votre argument.

        Même chose pour les articles que je cite suite à une brève recherche (contrairement à vous, ce n’est pas mon métier: j’ai d’autres choses à faire!). J’ai (très) brièvement regardé leur méthodologies et elles semblaient adéquates. Leur format de méta-analyse semble indiquer une approche synthétique d’intérêt, mais pour mieux faire il faudrait avoir les données. Vous ne vous êtes même pas rendu plus loin que le nom du périodique et des chercheurs! Tsssk, ad hominem mon cher!

        Ça m’amène au deuxième point que vous avez esquivé: bien que les acteurs institutionnels soient la meilleure option que nous avions pour l’évaluation de la recherche et de la science, ils ne sont pas infaillibles, ils sont sujets à des biais de toutes sortes, ils sont plutôt conservateurs une fois un consensus atteint et prennent du temps à changer. Encore une fois, dans la situation qui nous concerne, soit l’emploi de la vitamine C dans des cas de cancers incurables, l’attente est plus difficile à justifier (on ne parle pas d’homéopathie et de rhume dans ce cas-ci!) Sans oublier qu’en oncologie, chaque patient réagit de manière virtuellement unique: d’où l’intérêt d’une nouvelle pratique qu’est la médecine personnalisée.

        Je comprends votre position. Votre adhérence à un ordre professionnel requiert une certaine diligence, et s’appuyer sur des positions établies satisfait cette exigence. Mais je crois que garder un esprit ouvert et critique vous est quand même permis. Et soyons honnêtes, vos textes dépassent l’information et tombent dans la ridiculisation et la diminution de l’autre, autre par ailleurs bien intentionné mais qui a souvent peur et a pu s’être buté à une panoplie de difficultés d’accessibilité à la médecine et à la pharmacie telles qu’on les connaît et ce, bien malgré lui ou elle. Bien que je sois d’accord avec vous dans la majorité des cas, user d’un tel discours requiert des arguments à toute épreuve et idéalement, un respect de l’autre pouvant l’amener à adopter votre point de vue.

        C’est bel et bien ce que je critique de votre approche: bien que je sois d’accord avec vous 90% du temps, vous prenez parfois certains raccourcis rhétoriques qui ternissent la qualité d’ensemble de vos publications. Être critique et conciliant ne signifie pas évacuer la méthode scientifique et la sagesse des institutions aux poubelles. Au contraire, c’est de leur témoigner notre amour en veillant à leur pertinence et leur crédibilité. La réalité sur le terrain est très loin du monde institutionnel et universitaire, je vous enjoins donc de bâtir des ponts pour joindre les gens de l’autre côté du débat plutôt que de leur lancer des roches!

        Encore une fois, merci pour votre travail et surtout, merci de prendre part à cet échange. C’est tout à votre honneur!

        • “Ça m’amène au deuxième point que vous avez esquivé: bien que les acteurs institutionnels soient la meilleure option que nous avions pour l’évaluation de la recherche et de la science, ils ne sont pas infaillibles, ils sont sujets à des biais de toutes sortes (…)”

          Point valide, mais je ne vois pas en quoi cela a un impact sur mon argumentaire. TOUT prend du temps en sciences. Les progrès se font sur des décennies plutôt que sur des années. Et si les “acteurs” sont lents, c’est une prudence qui m’apparaît tout à fait justifié dans le contexte actuel où chaque traitement est poussé par un lobbby quelconque, qu’il soit industriel ou idéologique.

          Sinon, j’ai commenté sur la question des “patients pressés”.

          Médecine personnalisée ? Je suis bien intéressé par ça. J’ai même fait mes études graduées sur le sujet (personnalisation des traitements médicamenteux en fonction du profil génétique). Il y a d’ailleurs plusieurs traitements en oncologie qui appliquent ce principe, et beaucoup d’autres en développement.

          “Votre adhérence à un ordre professionnel requiert une certaine diligence, et s’appuyer sur des positions établies satisfait cette exigence.”

          Vrai et je dois être extrêmement prudent dans tout ce que je dis. Mais cela dit, ça ne m’a jamais empêché de dire ce que je pensais; tout est dans la formulation.

          Aussi, je n’ai pas l’bligation de m’en tenir à des consensus établis. Un de mes collègues vante l’homéopathie et les cures détox, remet en doute la pertinence des vaccins, encourage les gens vers des diètes à la mode, endosse des suppléments alimentaires et des gadgets bizarres, etc., et aucun Ordre ne semble très préoccupé. Bref, sur le web, on est très laissés à nous-mêmes du côté déontologique. C’est un territoire que j’apprends à défricher, souvent par essai-erreur.

          “Et soyons honnêtes, vos textes dépassent l’information et tombent dans la ridiculisation et la diminution de l’autre”

          Mes textes dépassent l’information, en effet. Comme je dis dans ‘À propos de ce site’ : “Ce site est à la fois éducatif et humoristique. Ainsi, il ne faut pas prendre tout ce que je dis au pied de la lettre… Mon but est de te faire rire et possiblement de t’en apprendre un peu sur des sujets scientifiques qui me tiennent à coeur”. Bref, le ton et le style sont voulus, car je tente d’intéresser le plus grand nombre de personnes possible à des sujets arides.

          Pour ce qui est de la “ridiculisation et diminution de l’autre”, tu confonds deux types de ridiculisation : ridiculiser des croyances/perceptions VS ridiculiser des personnes. Ridiculiser des croyances peut avoir un but éducatif; par exemple, je ris des remèdes de grand-mère que je trouve ridicules, en espérant que ça fasse réagir – puis réfléchir – les gens.

          Ridiculiser les personnes par contre ? Ce n’est pas mon but. Inévitablement, ça arrive. Par exemple, ici je me moque légèrement des gens qui ont signé la pétition sans comprendre. Ils le méritent un peu… Mais jamais je ne ridiculiserais les personnes malades qui ont recours à ces soins. Pour moi, c’est ça la limite.

          “bien que je sois d’accord avec vous 90% du temps, vous prenez parfois certains raccourcis rhétoriques qui ternissent la qualité d’ensemble de vos publications”

          Encore une fois, j’accueille et j’encourage même la critique. Mais sauf ton respect, tu ne m’as fourni pour le moment aucun argument qui contredit spécifiquement une des affirmations de mon article. Ce que tu dis relève davantage de la critique sur le ton (DH2; http://www.paulgraham.com/disagree.html) et de la contradiction (DH3) assez vague sur l’application de la démarche scientifique en santé. En fait, j’ai beaucoup de difficulté à saisir ce que tu me reproches exactement, à part ce à quoi j’ai déjà répondu par rapport aux références.

          Sinon, ça me fait toujours plaisir d’échanger et de débattre ici, en autant que ça reste civilisé et constructif. Tes commentaires le sont et je t’en remercie.

          Olivier

          • Quel pas de deux exquis que cet échange!

            Parfait, je vais retourner dans le texte:
            Vous dites:
            “L’utilisation qui est suggérée dans la pétition est pour réduire les effets secondaires de la chimiothérapie, ce qui aurait pour but d’améliorer leur qualité de vie. Et malheureusement, à ce jour, les données ne sont pas concluantes pour cette utilisation non plus (autrement dit, il y a des études positives, d’autres négatives, et ces études n’ont pas de groupe placebo adéquat qui permettrait de savoir si l’effet est réellement dû à la vitamine C, donc globalement l’effet n’est pas clair et reste théorique; voir ici, ici et ici, entre autres).”

            Puis plus tard:
            “Mais le vrai problème, c’est qu’elles peuvent NUIRE à l’efficacité de la chimiothérapie.”

            En fait si l’argument du haut tient, votre argument du bas n’est pas valide, puisqu’il ne s’agit que d’une étude isolée sur la question. Peu importe la valeur de ses chercheurs ou de l’endroit ou la deuxième étude est parue, elle comporte des limites méthodologiques et peut difficilement en induire des conclusions. Deux poids deux mesures dépendamment de votre parti pris!

            Ensuite votre argument sur les actions hypothétiques de l’industrie pharmaceutique: en fait, une compagnie pharmaceutique tenterait plutôt de produire une formulation chimio+vitamine C qu’elle pourrait breveter, et publierait des études qu’elles a commandées et qui sont favorables à l’efficacité relative de son produit. C’est en partie comme ça que le consensus scientifiques se produisent en ce moment, malheureusement. Le lien entre résultats favorables et financement a été démontré depuis un bon bout déjà. Ça prend du temps à la réalité sous-jacente aux essais cliniques de faire surface! Des décennies! Bref, bien que je m’adonne au même exercice que vous, nous ne pouvons pas raisonnablement prétendre savoir qu’est-ce que tel ou tel acteur ferait en présence de telle ou telle situation.

            Vous dites aussi:
            “Mais à ce jour, ça reste un traitement qui semble comporter plus de risques que de bienfaits possibles, et il est donc tout à fait normal qu’il soit peu ou pas utilisé en médecine.” Je ne crois pas que vous ayez fait cette démonstration. Au mieux, comme vous le dites plus haut: “Et malheureusement, à ce jour, les données ne sont pas concluantes pour cette utilisation”

            Finalement, vous affirmez:
            “un des messages les plus importants que je tente de véhiculer avec Le Pharmachien, c’est qu’appliquer la démarche scientifique quand vient le temps de faire des choix de santé, c’est l’un des plus grands services qu’on peut se rendre collectivement, et rendre aux personnes vulnérables.” Or, il ne faut pas confondre méthode scientifique avec les processus actuels de genèse de la science, qui ont des biais et peuvent, dans de très rares cas (et je juge que ce cas-ci est l’un d’eux), mal servir les gens qu’ils cherchent à protéger.

            Bref, ce que je veux que vous en reteniez, c’est que vous faites un excellent travail et que oui, parfois vous mettez des bémols tout à fait justes à vos propos. Mais des fois, vous allez un tout petit peu plus loin que ce que la science dit, ou vous manquez de faire preuve d’un petit peu de retenue dans vos propos.

          • “Deux poids deux mesures dépendamment de votre parti pris!”

            Non, car ce n’est pas le même niveau de preuve qui est attendu pour l’efficacité vs la sûreté.

            Ici, on a de multiples études humaines d’efficacité dont les résultats ne sont pas concluants, et même dans le meilleur scénario possible, l’effet bénéfique est très modeste.

            Niveau sûreté, on a une étude in vitro, ce qui peut sembler banal, théorique ou non-applicable, mais il faut comprendre que pour les traitements secondaires dans les maladies graves, c’est souvent le seul type de données de sûreté dont nous disposons. Il est extrêmement difficile de faire des études où l’on vérifie la toxicité d’une substance en ajout de la chimiothérapie, puisque la chimio est elle-même associée à une toxicité importante. Pour confirmer le risque, il faudrait concevoir une étude qui ne serait pas éthique.

            Exemple concret : dans mes études graduées, j’ai travaillé pendant presque 4 ans pour valider un mécanisme théorique qui expliquerait une toxicité due à un agent immunosuppresseur. La toxicité est réelle mais le mécanisme n’est pas confirmé. Et je n’ai jamais réussi à “prouver” que le mécanisme sur lequel je travaillais était réellement en cause. Mais les résultats étaient assez convaincants pour que l’on suppose qu’il était possiblement en jeu, et qu’on propose certaines interventions en conséquence.

            Dans l’analyse que j’ai référencée à propos de la vitamine C et d’une possible réduction de l’effet chimiothérapeutique, l’auteur (qui est oncologue) juge cet effet cliniquement pertinent, et dans la revue de littérature de médecine intégrative, même les cliniciens qui administrent ce traitement jugent ce mécanisme pertinent aussi.

            “une compagnie pharmaceutique tenterait plutôt de produire une formulation chimio+vitamine C qu’elle pourrait breveter”

            Non, ce n’est pas du tout plausible. Les agents antinéoplasiques exigent des précautions, des ajustements, une préparation tellement précis et risqués que jamais une combinaison du genre ne serait conçue. C’est mal comprendre le raisonnement de l’industrie.

            “Mais des fois, vous allez un tout petit peu plus loin que ce que la science dit, ou vous manquez de faire preuve d’un petit peu de retenue dans vos propos.”

            Encore une fois, critique sur le ton. Je donne mon opinion professionnelle à la lumière de ma revue des faits scientifiques, comme tout clinicien le fait. Mais tu n’aimes pas ma FAÇON de le faire. Et c’est OK, c’est ton droit.

            En espérant avoir répondu à des interrogations et remarques,

            Olivier

          • Bonjout M. Bernard! Je réponds ici, étant donné qu’il y a une limite au nombre de niveaux de réponses que l’on peut ajouter.

            Je vous remercie de vous être prêté à cet échange. Notez que je m’y suis prêté non pas par antagonisme, mais vraiment parce que je crois qu’il y a moyen de rendre votre excellent produit encore meilleur! En bout de ligne, je crois que certaines de mes critiques étaient meilleures, d’autres moins, comme vos arguments l’ont démontré. Je crois que c’est également le cas pour vos arguments et votre rhétorique, où certaines de mes critiques ont semblé aller droit au but, ne vous en déplaise! Gardez l’esprit ouvert et demeurez humble dans votre approche; votre ouverture à la critique est vraiment tout à votre honneur.

            Au plaisir de vous lire à nouveau!

          • Je suis toujours super content quand je reçois des critiques constructives et structurées ! Je ne prétends pas avoir raison à tous les niveaux, mais tout comme toi, je suis prêt à élaborer (et défendre) mes arguments lorsqu’on mn’invite à le faire.
            Merci beaucoup pour ta patience et ta ténacité Yan, c’est tout en ton honneur et j’aimerais recevoir davantage de commentaires du genre.
            A+!
            Olivier

  35. Denis LeBlanc

    Bonjour Olivier,

    Merci pour ton flegme! Tu es la preuve vivante de la théorie des humeurs! Théorie selon laquelle les intellectuels ont plus de flegme! Ils restent maîtres d’eux-mêmes dans l’adversité! Je suis plus sanguin, quant à moi… 😉

    As-tu consulté la version Facebook de l’article de Radio-Canada sur le refus du ministre auquel tu réfères? Tu y verras les contributions de Mmes de Sève, Duranceau, Prud’homme et d’autres dans les commentaires… J’y référais, entre autres, à la même synthèse que toi: http://scienceblog.cancerresearchuk.org/2018/04/25/vitamin-c-as-a-treatment-for-cancer-the-evidence-so-far/. Rien à faire pour développer un léger doute. Au final, que des insultes envers moi.

    Ce qui me chagrine, en tant qu’enseignant de philosophie à la retraite (au collégial), c’est le peu d’effets que nos cours ont eu sur le développement d’une approche rationnelle… Le premier cours des cours de philosophie est en partie dédié à l’enseignement des règles de l’argumentation et au développement chez les élèves d’une approche épistémologique contemporaine.

    Heureusement, en te lisant et d’autres, ici et ailleurs, je constate qu’il y a eu une dissémination du rationalisme et qu’il est là dans vos perspectives de doute et de critique! Encore merci pour ton travail! N’arrête pas!

    P.-S. : J’ai assisté à ta conférence à Rouyn-Noranda, là aussi on n’a pas été déçu!

    • Salut Denis !

      Mes humeurs se portent bien, malgré un léger excès de bile noire… 😉

      “As-tu consulté la version Facebook de l’article de Radio-Canada sur le refus du ministre auquel tu réfères ?”

      Pas sur Facebook, mais l’article m’a été inspiré entre autres par les commentaires laissés par les gens sous un article de Radio-Canada… Extrêmement décourageant, limite dangereux pour la survie des neurones :
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103575/barrette-ministre-petition–injections-vitamine-c-quebec-assemblee-nationale

      Plus j’y pense et plus je me dis que notre seul chance de se sortir de tout ça, c’est d’enseigner la pensée rationnelle, critique et scientifique dès le plus jeune âge, à l’école primaire. J’aime beaucoup faire de la vulgarisation pour adultes, mais ça reste extrêmement difficile de changer leurs perceptions/croyances.

      Merci beaucoup d’être venu à la conférence ! 😀

      Olivier

  36. Je comprends pas les gens qui disent avoir fait des recherches sur le sujet. Toutes les sociétés de lutte contre le cancer disent sensiblement la même chose que toi.

    Évidemment, les complots ont meilleur goût.

  37. Martin Mimeault

    Je ne sais pas comment une personne peut avoir autant de patience, de courage, et de gentillesse face à la haine que vous M. Bernard. Sans compter le côté rationnel impeccable, qui semble une espèce en voie de disparition, enfin… “Lé graphiques, c’é n’importe quoi, moé j’connais un gars qui… Ça c’é du concrèt…” Quand ce genre de truc fuse de toutes part… Au secours !! Je ne pourrais jamais être aussi gentil que vous.

    Aux olympiques de la chose ( qui ellles devraient exister, contrairement aux podiums d’égos nationaux gonflés aux stéroïdes que l’on nous afflige aux 4 ans ( 2 maintenant ) ), je vous décerne la médaille d’or. Sans flagornerie. Juré !

    Il FAUT plus de diffusion de la science. Et que cela devienne grand public. C’est le parent pauvre des médias.

    Bonne journée M. Bernard. Live long and prosper.

  38. Hélène Morrissette

    Bonjour Olivier,
    Sans te connaitre personnellement, je dirais que tu es la personne la moins arrogante que je connaisse :-) Je ne comprends pas qu’on puisse te traiter d’arrogant et je suis épatée par ta capacité à répondre à toutes les attaques avec autant de respect et de diplomatie (même si ce n’est malheureusement pas perçu comme ça). Ton travail est remarquable, tes explications sont claires et nuancées. Continue SVP!

  39. Bonjour Olivier!
    Je te félicite de ton article, mais surtout de tes réponses à tous les commentaires. De garder ton clame et ton objectivité, ce n’est pas une mince tâche. Personnellement, je ne crois pas que j’y arriverais!
    Je suis curieux, je me demande parfois si tu remets en doute ton moyen de communication? Je sais que d’utiliser la formule BD c’est ce qui te donne ta visibilité et ton attrait, mais c’est un peu une lame à 2 tranchant non? T’as pas l’impression que ça te donnes un ton un peu méprisant ou peu sérieux que tes détracteurs te reproche? Je ne remets pas en doute ce que tu fais personellement. Je m’intéressais seulement à savoir si c’est le genre de préoccupations que tu as.
    Également, as-tu remarqué un changement au cours des dernières années au niveau des débats publiques? Genre avec l’avènement du “Fake news” trouves-tu que les réponses à tes publications sont plus polarisées qu’avant ou que les réactions que tu sucites sont plus négatives qu’avant?
    Merci!

    • Merci pour ton commentaire et les questions !

      “Je suis curieux, je me demande parfois si tu remets en doute ton moyen de communication? Je sais que d’utiliser la formule BD c’est ce qui te donne ta visibilité et ton attrait, mais c’est un peu une lame à 2 tranchant non? T’as pas l’impression que ça te donnes un ton un peu méprisant ou peu sérieux que tes détracteurs te reproche ?”

      Oui, c’est une question que je me pose quotidiennement depuis le début, mais encore plus récemment.

      Mon but premier étant d’intéresser les gens à des sujets qui ne les intéresseraient pas normalement, le format BD humoristique fonctionne bien. Si j’écrivais des articles plus conventionnels et sérieux, comme j’en consomme énormément moi-même à chaque jour (ex. https://sciencebasedmedicine.org/, https://geneticliteracyproject.org/, https://edzardernst.com/, https://theness.com/neurologicablog/, etc.), je n’aurais qu’une fraction des lecteurs/trices. Même chose pour ma série télé; un des commentaires que je reçois le plus souvent est : “je ne pensais jamais qu’un jour j’écouterais une émission de santé à la télé”.

      Pour ce qui est du ton baveux/sarcastique, évidemment que ça ne convaincra pas les purs et durs (détracteurs)… mais rien ne peut les convaincre de toute façon. Pour les personnes qui adhérent aussi fortement à un idéologie anti-scientifique (ex. être contre les vaccins, les OGM, les médicaments, etc.), ça devient partie intégrante de leur personnalité, et ni moi ni qui que ce soit ne va changer ça. Perso, je m’adresse aux gens qui ont des doutes et des inquiétudes, mais qui demeurent ouverts à changer d’avis. Et tout m’indique que Le Pharmachien atteint son objectif à ce niveau.

      “as-tu remarqué un changement au cours des dernières années au niveau des débats publiques? Genre avec l’avènement du “Fake news” trouves-tu que les réponses à tes publications sont plus polarisées qu’avant ou que les réactions que tu sucites sont plus négatives qu’avant?”

      Oui, dans le sens que ça s’empire. Mais j’ai démarré mon site en 2012 et la descente aux enfers de la communication entre les scientifiques et le grand public avait déjà commencé.

      Les réactions ne sont pas forcément plus polarisées, mais par contre je remarque que le discours anti-scientifique est beaucoup mieux organisé, et souvent supporté par des lobbys bien financés.

      Prenons l’exemple de la vitamine C injectable. L’industrie des produits naturels et des vitamines pousse en ce sens. Le mouvement de la médecine intégrative (qui est ni plus ni moins que le lobby des thérapies alternatives qui ont changé de nom pour faire un meilleur marketing) fait la même chose. Les naturopathes, dont la profession est maintenant reconnue dans plusieurs provinces/pays, aussi.

      Bref, faire de la vulgarisation à titre personnel (comme je fais) est de plus en plus difficile, car on se bat contre des géants. Les messages anti-scientifiques sont désormais clairement standardisés; on peut lire la même bullshit traduite en toutes les langues, diffusée sur tous les réseaux, recrachée sans réflexion par des gens du public qui ne réalisent pas qui a avantage à leur faire entrer cette info dans la tête. Sérieux, c’est très décourageant par moments.

      Cela dit, j’ai encore du fun à faire ce que je fais et c’est un domaine qui ne cesse de me fasciner :)

      Merci encore et A+!

      Olivier

      • Marilou Gougeon

        Olivier, pourquoi la naturopathie est-elle reconnue/tolérée? Par la force de ces lobbys au niveau politique? Car pour les petits bobos, ces patients désengorgent le système de santé (au risque que certains développent des problèmes plus sérieux)? Les grands centres d’oncologie aux EU possèdent très souvent des cliniques alternatives intégrées…. Et pourquoi existe t-il des programmes d’enseignement au Québec pour [XXX] ou [XXX] par exemple. Il semble y exister un certain laxisme non?

        • “Pourquoi la naturopathie est-elle reconnue/tolérée? Par la force de ces lobbys au niveau politique ?”

          Absolument, c’est la réponse que j’allais t’offrir. J’ai détaillé ici mon opinion sur la création d’un Ordre des naturopathes : http://lepharmachien.com/ordre-professionnel-naturopathes/

          “Les grands centres d’oncologie aux EU possèdent très souvent des cliniques alternatives intégrées”

          Ça, c’est un autre problème. L’existence de la médecine intégrative démontre qu’être professionnel de la santé, ou scientifique en général, n’est aucunement une protection contre la pseudoscience. On peut être médecin/pharmacien/biochimiste/physicien/etc. et tout de même avoir de la difficulté à saisir l’importance de la méthode scientifique, ou même faire preuve de mépris envers celle-ci. Il suffit de regarder Dr. Oz aux États-Unis pour s’en convaincre (c’est un des très nombreux exemples).

          Bref, avoir un diplôme en sciences, ou une carrière en sciences, n’est aucunement un gage de quoi que ce soit. C’est pour cette raison que je dis toujours aux gens de ne jamais penser que j’ai raison sous prétexte que je suis pharmacien.

          En passant, la progression de la médecine intégrative est probablement une des choses qui me fait le plus peur en ce moment…

          Si tu regardes ton commentaire, tu verras que j’ai dû remplacer deux mots par [XXX]. C’est parce que selon mon Code de déontologie, j’ai un devoir de “courtoisie et respect” envers ces deux groupes. Ainsi, je n’ai pas le droit de les critiquer. C’est là un bel exemple du pouvoir politiques de ces organisations.

          A+!

          Olivier

  40. J’ai hâte au jour où tout le monde se posera la question, avant d’écrire un commentaire sur les réseaux sociaux: Si je lui parlais, est-ce que je lui dirais la même chose et de la même façon ?
    Me semble que dans la vie, on ne parle s’adresse pas aux gens en les insultant, même lorsqu’on n’est pas d’accord avec eux.

    • Simon Chamberland

      Merci ! Et votre commentaire s’applique à tant de situations !

      Je tente de me modérer moi-même, et avec l’âge je deviens plus sage.

  41. Simon Chamberland

    Bonjour Olivier,

    Je vois que toi aussi tu réfères à David Gorski (Science-Based Medecine). Quelle source incroyable que cet oncologue !

    J’aimerais faire une parenthèse au sujet des lois «right-to-try», car tu as écris sur ces lois à la fin de ta planche (infographie, planche, billet ou sujet ?)

    Connais-tu l’histoire de Frances Oldham Kelsey ? C’est elle, une canadienne, qui a refusé l’autorisation pour la thalidomide aux USA, pendant que le Canada et une vingtaine de pays autorisaient ce médicament.

    Cette femme a été fortement critiquée. En fait, on la traitait de bureaucrate obtuse et on défendait une vision plus libertarienne du droits aux traitements. En gros, si les femmes demandaient la thalidomide, il fallait leur laisser le droit d’essayer.

    Ce qui est triste, c’est de voir que les arguments pris pour critiquer le travail du docteur Oldham Kelsey furent repris par partisans, souvent des think-thanks libertarien, des lois «right-to-try».

    C’est inquiétant de revoir des argumentaires ayant conduit à une tragédie refaire surface 60 ans plus tard.

    Fin de la parenthèse.

    Je ne comparais pas la vitamine C à la thalidomide. Je maintiens que les traitements en santé doivent êtres évalués avec rigueur par des pouvoirs indépendants. Ça inclus autant Big Pharma que Big N’importe Quoi. Même si ça implique des délais dans l’approbation des traitements et de maintenir des institutions publiques fortes, le tout payé avec les deniers publics.

    Sur ce, je te souhaite un magnifique été et n’oublie pas ta crème solaire, espèce de vendeur de produits chimiques et toxiques (j’en fait la promotion auprès d’ado vulnérables et influençables) !

    • Je ne connaissais pas du tout cette histoire, tout à fait à propos dans le cas présent. Merci de me l’avoir partagée !

      Dr Gorski est particulièrement éloquent pour tout ce qui concerne le cancer. Côté vitamine C, il s’est plutôt penché sur l’effet “anti-cancéreux” potentiel, un tout autre sujet dont je n’ai pas voulu parler ici car pas en lien avec la pétition.

      A+!

      Olivier

  42. Regis Carriere

    Triste à dire mais la majorité des pétitions sont refusées par les deux paliers gouvernementaux (taux qui dépassent 90%) – rejetés par vote à main levés ! Donc…

  43. Regis Carriere

    Il existe malheureusement un marché noir (ou plusieurs) qui à trait aux pétitions. Exemple : un pirate peut acheter une liste de pétition à 100.00$ pour 1000 noms. Pour mieux spammer, scammer les gens… ou pire. Donc il faut être très vigilent !

  44. Je crois qu’il y a une typo dans le dernier paragraphe (peut peut).

  45. La morphine c’est pour la douleur. Depuis l’Antiquité (les Égyptiens connaissaient).
    WTF avec la vitamine C?
    -Troll-?

  46. Dans le cadre de mon travail je suis régulièrement en contact avec des personnes atteintes de cancer. Parfois j’administre la dose de scopolamine (ou morphine) qui sera la dernière reçue. Je le fais avec toute mon humanité et ma bienveillance. Et j’aimerais que des traitements nouveaux existent pour mieux soulager la souffrance, augmenter la durée de la rémission et ultimement en arriver à la guérison de la personne. Il y a eu beaucoup de progrès depuis cinquante ans. Ces progrès se sont appuyés sur la recherche scientifique et les essais cliniques. Bien sûr il reste beaucoup à faire et comme tous je voudrais que tout se passe plus vite. Toutefois l’approche scientifique représente notre meilleure (ou moins pire) façon de progresser vers ce but.

  47. Merci pour cette savoureuse et bien juteuse BD, encore une fois!

    C’est malheureux que tant de gens n’apprécient pas tes efforts de vulgarisation et d’enseignement de la pensée critique. Si seulement les gens n’étaient pas si susceptibles au biais de confirmation… Avoir un esprit critique bien aiguisé demande de l’entraînement et des efforts considérables, surtout quand on doit s’aventurer sur le territoire de la science, une contrée si vaste et complexe. Pas surprenant qu’on préfère se tourner vers le confort tout simple de nos instincts, de nos « feelings ». Dans l’esprit de la mode du « fake news », on peut même avoir chacun sa propre vérité, et croire qu’elle est de valeur égale ou même supérieure à celle des autres, peu importe leur champ d’expertise! Au diable les faits, au diable la raison, et tous les sophismes sont permis pour gagner un débat!

    On perd de vue que la méthode scientifique est un outil formidable pour diminuer au maximum les chances de se tromper. S’accrocher aux idées qui nous plaisent et être imperméable à la révision d’opinion, c’est courir à la catastrophe, c’est faire de la science médiévale. Il faut tirer des conclusions des faits, et non tirer des faits de nos conclusions! C’est pas parce qu’on sait se servir de Google qu’on sait tout, mais faut-il encore avoir l’humilité de l’admettre…

    Bien des gens se seront retranchés encore plus loin dans leurs croyances erronnées en lisant cette BD, mais comme tu le sais, pour eux il n’y a tout simplement rien à faire… Courage! Pour les autres, tu es une grande source de connaissance et d’inspiration, et grâce à toi plusieurs échapperont à ce genre de piège. Merci encore et continue ton excellent travail!!!

  48. Bonjour Olivier,
    Je te remercie pour ton beau travail. Tu es un des meilleurs vulgarisateur de tout les temps….
    Comprendre la science n’est pas donné à tous, et ta façon de décortiquer le tout pour que ce soit
    compréhensible pour la pluparts d’entre nous, les non-scientifiques, c’est de la pure magie…
    J’ai découvert ton merveilleux travail en début d’année 2018, et j’ai dévoré tes livres….
    Au plaisir de pouvoir te lire encore très longtemps…

  49. Ici je pourrais dire, je suis prête à payé mais pourquoi il y a pas de cliniques pour l’administrer quand on a la prescription? C’est ma vie…mon cheminement de mort que je veux repousser le plus loin possible si cela me soulage de toute cette douleur que la chimio m’afflige … puis je avoir le choix … le choix de vivre les jours qui me reste dans une qualité raisonnable de vie … avant la mort! … c’est pas mon cas je suis atteint d’un cancer des ovaires dit incurable stade 3c et je suis à survivre après plus de cinq ans… et j’ai signer !

    • Allo Danie !

      Je suis vraiment désolé d’apprendre ça… Et en effet, tu mérites d’avoir le choix.

      Le problème est qu’il y a des tonnes de thérapies “alternatives” disponibles et des gens prêts à payer pour y avoir accès. Un peu partout dans le monde, des cliniques invitent les personnes souffrant de cancer à dépenser des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars pour recevoir des traitements qui n’ont pas fait leurs preuves. On n’a qu’à penser à ces deux petits filles qui sont décédées après avoir été traitées à l’Institut Hippocrates au États-Unis pour une leucémie (un centre naturopathique qui offre d’ailleurs des injections de vitamine C) :

      https://nationalpost.com/news/world/florida-drops-charges-against-clinic-that-treated-canadian-aboriginal-girls-with-cancer

      Ou encore aux cliniques expérimentales allemandes, qui chargent aux gens des montants dans les 6 chiffres, cer qui les oblige à réhypothéquer leur maison et à faire des campagnes de financement pour se payer le voyage et les traitements :

      https://sciencebasedmedicine.org/the-deadly-false-hope-of-german-cancer-clinics/

      Bref, je suis d’accord que le public doit avoir le choix. Mais face à toutes ces thérapies, comment fait-on un choix éclairé ?

      Ce que je suggère dans cet article, et sur l’ensemble du site, est de baser nos décisions sur les données scientifiques afin de faire le meilleur choix possible.

      Je te souhaite le meilleur dans ces moments difficiles Danie. Au plaisir de rediscuter si tu le souhaites :)

      Olivier

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