Le casse-tête de la bouffe pour chiens

Après 7 ans d’existence du Pharmachien, j’ai finalement décidé de donner raison à une croyance fréquente à mon sujet :

 

Pharmachien médicaments animaux

 

Il y a deux ans, ma blonde et moi avons adopté Gustav, le chien le plus tannant adorable de l’Univers :

 

 

C’est là que j’ai découvert tout un monde de croyances, de marketing, de sites web louches et de traitements discutables : produits naturels, remèdes « Fleurs de Bach » (une combinaison d’homéopathie et d’ésotérisme), ostéopathie pour chiens, massages T-Touch qui « activent l’intelligence cellulaire », les gens qui croient que leur chien est « dominant », etc.

D’ailleurs, fait intéressant : la plupart des mythes en santé animale ont une origine dans les mythes en santé humaine. Et comme chez les humains, le domaine où il y a le plus de pseudoscience, c’est l’alimentation.

Quand j’ai eu Gustav et que j’ai dû choisir sa bouffe, j’étais perdu, comme tout le monde, car je n’ai aucune expertise en santé animale. Pire : Gustav a des allergies alimentaires et une maladie inflammatoire intestinale, ce qui complique le tout… (note : il est maintenant super bien contrôlé avec une diète vétérinaire spéciale, heureusement)

Comme beaucoup de sujets en santé, c’est extrêmement difficile de distinguer les bonnes des mauvaises informations sur la nutrition des chiens. Aussi, on a tendance à faire des choix comme s’il s’agissait de notre propre alimentation, alors que les besoins des chiens sont super différents des nôtres.

Heureusement, j’ai eu la chance d’être accompagné par plein de vétérinaires super cools qui m’ont aidé à y voir plus clair. Et l’un d’entre eux s’est porté volontaire pour réviser cette BD !

 

Charles Rochette est docteur en médecine vétérinaire. Il pratique à sa clinique sur la rue Ontario, à Montréal. Il a fondé la SPA Mobile du Québec, des cliniques vétérinaires mobiles à but non lucratif qui offrent leurs services aux refuges et municipalités. On peut l’entendre de temps en temps dans les médias. Il a aussi cofondé Écureuil Land, un regroupement bénévole de réhabilitation d’écureuils blessés. Et il a probablement plein d’autres projets dont il ne m’a pas encore parlé ! Si ce n’était pas déjà évident, c’est un vétérinaire passionné, rigoureux et « evidence-based » pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Un énorme merci Charles !

 


Tu ne sais pas quoi penser de la nourriture crue et du BARF ?

De la bouffe sans grains et sans gluten ?

De l’alimentation « biologiquement appropriée » ?

Des diètes naturelles holistiques ?

Des chiens véganes ?

Des ingrédients exotiques comme la viande d’alligator ?

Des suppléments alimentaires ?

 

Tu trouveras des pistes de réponses dans…

 

Le casse-tête de la bouffe pour chiens

 

 

 

Nourriture naturelle holistique magasins boutiques

 

Nourriture pour chien sans grains

 

 

 

 

Nourriture pour chiens biologiquement appropriée

 

 

Besoins nutritionnels des chiens et essais cliniques Vendeur de nourriture pour chiens

 

 

 

Chiens cardiomyopathie dilatée ingrédients exotiques sans grains

 

 

 

 

 

 

Alimentation crue pour chiens

 

Le chien n'est pas un loup carnivore omnivore

 

Risques de l'alimentation crue ou BARF

 

 

 

 

 

Suppléments alimentaires pour chiens

 

Vitamine C et D pour chiens

 

 

 

 

 

 

Liste d'ingrédients

 

 

 

Déclaration d'adéquation nutritionnelle et normes AAFCO

 

 

 

 

Questions à poser aux compagnies de nourriture animale

 

 

 

VÉtérinaires

 

 

Références

Excellent article qui couvre l’ensemble du sujet : « Les diètes non conventionnelles pour chiens et chats » par Dr Younès Chorfi (Le Vétérinaire, février 2017).

 

BOUFFE « NATURELLE »

Diverses définitions de termes utilisés sur les emballages.

Les chiens peuvent digérer et assimiler les nutriments des grains.

La nature omnivore du chien serait associée à l’expression du gène AMY2B (ce texte fait un bon résumé)

La nourriture pour chien adulte devrait être médérément élevée en protéines (20-35% typiquement) et contenir une variété d’acides aminés provenant de la viande et des grains.

La FDA enquête sur la cardiomyopathie dilatée associée à l’alimentation.

Résumé des connaissances actuelles sur la cardiomyopathie dilatée associée à l’alimentation.

Les principaux mythes en santé animale (ex. diète sans grains, alimentation crue) sont promus par les mêmes sources de d’informations pseudoscientifiques qu’en santé humaine.

 

BOUFFE CRUE

Le loup et le chien ont un ancêtre commun.

Le génome du chien s’est adapté à une alimentation riche en glucides/grains au fil de sa domestication par l’humain.

Explications vulgarisées concernant les changements dans le génome du chien et sa nature actuelle d’omnivore.

Une diète 100% viande est extrêmement déficiente en plusieurs nutriments.

Risques associés à l’alimentation crue chez les chiens.

Collection d’articles sur les preuves (inexistantes à ce jour) quant à la pertinence d’une alimentation crue.

 

SUPPLÉMENTS ALIMENTAIRES

Le foie du chien synthétise sa propre vitamine C.

Le chien ne peut pas produire sa propre vitamine D par contact avec le soleil.

À lire à propos de la réglementation et des problèmes de qualité/efficacité/sûreté des produits naturels (la BD porte sur les produits humains, mais s’applique aussi aux animaux).

 

CONCLUSION ET CONSEILS

Lire la liste d’ingrédients d’une nourriture animale est peu utile.

À propos des normes de l’AAFCO.

Questions à poser à une compagnie de nourriture pour chiens.

Article d’une vétérinaire à propos de l’expertise en alimentation animale.

 

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  1. Bonjour,

    Merci pour cet article qui est transposable aux chats 🙂

    En France aussi la mode est au « vétos bashing » !
    Cela a même pris des proportions inquiétantes sur les réseaux sociaux où des » gourous » ( sans qualifications ) se proclament spécialistes en nutrition animale.
    Depuis la diffusion d’un documentaire complètement biaisé, sur une chaîne française pourtant réputée pour la qualité de ses émissions, et non étayé scientifiquement ces gourous ont déclaré la guerre aux croquettes soit disant » blindées de sucre » car bien évidemment « glucides=sucres » 😉
    S’y ajoute la condamnation de toute nourriture animale contenant des céréales avec pour slogan » mon animal n’est pas une poule » ! ( sic)

    Bref toute personne faisant encore confiance à son véto et essayant de raison gardée est qualifiée d’empoisonneur(se) et d’être à la solde des entreprises de petfood !

    Je vous remercie donc de remettre « les pendules à l’heure » tout en sachant que malheureusement il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…

    Bonne continuation pour ce blog dont j’apprécie beaucoup la lecture. Dommage que la géolocalisation m’empêche de voir vos vidéos 🙁

    • Oui j’ai entendu dire que le véto-bashing était très fort en Europe également…

      Ce que je trouve dommage/frustrant par rapport à la bouffe naturelle-holistique-sans-glucides, c’est que les gens ne réalisent pas que c’est tout simplement une nouvelle industrie qui tente de voler des parts de marché à une autre industrie. Le public croit que ces nouvelles compagnies sont plus vertueuses, alors que typiquement, elles lésinent sur le contrôle de qualité et sur la science. Leur marketing est très efficace.

      Merci beaucoup pour ton commentaire !

      Olivier

      P.S. Je travaille présentement sur une possible solution pour l’Europe et ma série télé, à suivre…

    • Merci pour votre réponse.

      Bien d’accord avec vous, dans n’importe quel domaine tout ce qui est commercialisé ne l’est en général pas pour « l’amour de l’art… »

      La tendance est actuellement au rejet de tout ce qui est institutionnel et/ou encadré par des lois, règlements, directives.
      On rejette l’expertise des personnes qualifiées mais on accepte les diktats d’inconnus qui, un beau jour, se déclarent « experts » et pour le coup sans qualification, simplement parce qu’ils prônent des nourritures/médecines non conventionnelles.

      A la lecture des réactions à votre article je constate que le sujet de la nutrition animale est aussi sensible au Québec qu’il l’est en France.
      Parmi les commentaires j’en relève un qui me paraît de bon sens à savoir que la « bonne » nourriture pour un animal est aussi celle qui convient à son organisme…

      Or ce qui me met profondément en colère c’est de constater que des personnes mettent en danger la santé de leurs animaux ( qui jusqu’alors se portaient bien ) en changeant, du jour au lendemain, leurs régimes alimentaires sur la foi que désormais :

      – les céréales, « c’est poison »
      -les glucides, « c’est poison »
      -les croquettes, « c’est poison »
      -Etc..

      Tel page/groupe Facebook le dit alors, bien sûr, c’est vrai…

      Sans parler de ceux qui veulent que leurs animaux deviennent végétariens !
      On peut avoir des convictions non conventionnelles en matière d’alimentation et de soins pour soi-même mais vouloir les appliquer aux animaux nonobstant leurs besoins physiologiques, cela dépasse l’entendement et, du moins en droit français, peut être considéré comme de la maltraitance.

      Bon courage pour répondre à tous les commentaires et surtout merci de le faire.;-)

  2. Whaou ! Mais ces dessins… ces animations gif… Gustav a du remplacer Olivier, je ne vois pas d’autre explication
    Bravo a toi !
    Je n’imaginais pas que la bouffe pour chien était si sujette aux mouvements bio / vegan, etc.

    J’imagine que si on retrouve ca dans la bouffe on doit retrouver également des «educations holistiques» en vue de donner un comportement raccord a nos bestioles avec nos propres croyances ? Tu as creusé ce sujet ?

    Un ami m’avait parlé de sa belle mère qui faisait faire un régime vegan a son chien et lui donner des suppléments (inutile de te dire qu’il était plus proche de la carpette que du loup). Je pensais que c’était vraiment un cas marginal, mais maintenant tu me mets le doute.

    Toujours un plaisir de te lire.

    • Hahaha, je me suis essayé avec quelques GIFs animés en effet, je vais probablement en utiliser plus souvent dans le futur 🙂

      Il y a ÉNORMÉMENT de mythes au niveau de l’éducation et du comportement canin. En fait, la BD que je voulais faire à l’origine ne s’intéressait pas seulement à la nourriture, mais à une série de mythes, dont 3 en comportement.

      Je ne sais pas s’il y a de l’éducation « holistique », mais il y a beaucoup de méthodes qui sont non-scientifiques.

      Par exemple, le concept de « dominance » que j’ai mentionné brièvement dans l’intro; les chiens ne sont pas dominants ou soumis, ça n’existe pas. Même chose pour le concept de « chef de meute » popularisé par César Milan; ça ne tient pas la route. Ça amène entre autres une banalisation de comportements agressifs chez les chiens (ex. « mon chien n’est pas agressif, il est juste dominant »).

      Il y a aussi l’éducation répressive, qui consiste à punir les comportements non-désirés. Les colliers de type « choker » et électro-statiques font partie de ça. Ça marche… mais ça créé des chiens anxieux et imprévisibles. Pendant ce temps, les méthodes de renforcement positif, bien faites, sont compatibles avec la science actuelle du comportement canin, et donnent des résultats encore meilleurs. Ça consiste à récompenser les comportements souhaités, et à prévenir ou ignorer le reste. Je suis personnellement un adepte.

      Plus globalement, le gros problème dans l’éducation est l’absence de réglementation et d’encadrement sur les éducateurs canins. C’est le bordel total dans les cours de maternelle et d’éducation canine, il y a des tonnes de charlatans qui utilisent des méthodes scientifiquement désuètes et qui font énormément de tort. Il faudrait que les éducateurs aient une certification reconnue et obligatoire, par exemple ce que propose cette association que nous avons au Québec (mais qui est à ce jour optionnel) : https://www.aeesq.ca/fr/

      D’ailleurs, je crois personnellement que des cours d’éducation canine devraient être obligatoires pour l’obtention d’un permis pour chien.

      Bon, je vais m’arrêter ici, c’est un de mes sujets préférés donc je pourrais en parler sur des pages 😀
      Peut-être que j’y reviendrai éventuellement dans une autre BD.

      Merci beaucoup pour ton commentaire !

      Olivier

      • Bonjour
        j’aimerais juste ajouter que les cours d’éducation, c est pas pour les chiens; c’est pour les maîtres! Trop de gens confient leur chien à un « entraîneur » pour que le chiens apprennent…. alors, le chiens apprend… à obéir à l’entraîneur!
        Un vrai bon cours d’obéissance, c’est un cours où l’humain apprend à comprendre comment son chien réagit et apprend à interagir avec lui.

        • Bien d’accord 🙂

          Un exemple que j’ai en tête, c’est quand on apprend à reconnaître ce qu’est un jeu normal dans les premiers cours. Souvent, les chiens jouent super bien, mais les propriétaires sont anxieux (je m’inclus là-dedans).

          Merci pour ton commentaire !

          Olivier

          • Moi je vote ouiiiii pour un article sur les mythes en éducation!!! 🙂 🙂 🙂 ces mythes sont tellement nuisibles pour la santé psychologiques de nos chiens.
            PS: Gustav en gif <3

          • Salut Olivier ! Premier commentaire alors que je lis ton blog depuis plusieurs années… Bref! En France, il y a quelques années, Jamy Gourmaud (ancien animateur de l’émission « C’est Pas sorcier », ça a marqué toute une génération chez nous mais j’ignore s’il est connu au Québec) a réalisé une émission sur l’éducation des chiots avec deux vétérinaires comportementalistes. Mon fils et moi avons adoré leurs interventions. L’émission s’intitule « Le Monde de Jamy : Chiots, chatons, les premiers pas de nos animaux préférés ». As-tu eu l’occasion de la visionner ?

  3. Merci pour cette jolie réponse, effectivement ça a l’air d’être un sujet vraiment intéressant.

    J’ai parlé d’holistique car je ne sais pas vraiment comment nommer cela et c’est vrai que le terme ne paraît pas pertinent.

    Quand tu me parles d’éducation canine, pour moi c’est quelque chose dont j’avais jamais entendu parlé. Et je trouve ca tellement évident maintenant que tu le dit.

    Le problème c’est que rien n’a l’air d’encadrer l’adoption d’un animal. Quand je vois le nombre de personnes qui ont des animaux qui ne sortent jamais; je me demande toujours c’est quoi l’objectif derrière l’adoption d’un animal, si ce n’est pas pour changer ton rythme de vie et passer du temps tout les jours a t’en occuper jusqu’à la fin de la vie de l’animal…
    J’ai jamais eu d’animaux de compagnie, non pas parce que j’aime pas les animaux, mais parce que j’ai conscience de la responsabilité que ca demande et que je sais que mon travail ou loisirs ne s’y accordent pas forcément.

    Quand tu parles des mythes sur l’éducation, ca me frappe, j’ai déjà vue un ami balancer un chat tout petit qu’il venait d’adopter, contre un mur, parce qu’il se mettait a le griffer… et il me dit que c’est pour qu’il comprenne qui est le mal(e) dominant…
    Et des conneries de ce genre avec les animaux j’en ai déjà entendu, un autre gars me disait qu’il crachait dans la bouche de ses chiens quand ils sont petits pour leur faire comprendre qu’il est le chef de meute et pour qu’ils se souviennent (accroche toi bien) de son odeur ….
    J’imagine pas les répercutions que ca peut avoir sur l’animal ou lorsque ces types vont avoir des enfants.

    Lorsque l’on dérive complètement dans des comportements éducatif sans aucune empathie et en étant dans une mentalité de transmissions magique des comportement, tout devient permis.

    Je vais également m’arrêter là. Mais c’est vrai que c’est un sujet très intéressant !

    Merci pour ton travail et le temps que tu accordes aux commentaires.

    Ps: très chouette ton interview dans l’émission «sans filtre».
    Un petit mot lorsque tu as parlé de la peur des scientifiques a s’exprimer en publique.
    Il y a quelque jours dans une émission live/youtube de «la tronche en biais» sur le sujet de la maladie de lyme, un des invités n’est pas venu car sa direction lui a refusé sous prétexte que le sujet est controversé …
    Cette peur devient vraiment problématique car ceux qui ont les capacités de s’exprimer sur des sujets dit de sensibles, le font de moins en moins dans un monde ou de plus en plus de personnes prennent la parole pour véhiculer leur idéologie ou croyance.
    C’est pour ca que je te remercie bien fort pour ton travail, car je pense que c’est tres important ce que tu fais.

    Pps: ton émission web a un jour une chance de passer en France ?

  4. En premier lieu, je vous félicite pour votre article. C’est la première fois que je retrouve autant d’arguments que j’utilise moi-même pour défendre des mythes sur l’alimentation animale.

    Deuxièmement, je réfèrerais plutôt un spécialiste en alimentation animale plutôt que le vétérinaire. Les véritables spécialistes sont rares, mais on les retrouvent dans les boutiques spécialisées de nourriture pour animaux. Ce sont eux qui ont le plus de formation par année. Ce sont eux qui voient les résultats obtenus avec les différentes nourritures. Ils sont les plus proches des vrais clients à quatre pattes. La relation avec ces dernier est fréquente. Aux mois! Et les propriétaires aiment parler de leur animal. Un bon conseiller en alimentation réfèrera une nourriture en fonction de l’animal et non pas en fonction du profit généré par la vente d’une nourriture en particulier (marque maison, markup plus élevé). Un bon conseiller en alimentation posera des questions sur l’animal, sa race, son mode de vie, ainsi que sur les valeurs importantes de son propriétaire (acheter québécois, canadien, bio, prix, etc.) il orientera le client à faire un choix éclairé parmi les mille-et-une nourritures disponibles sur le marché.

    À la fin de l’article, je mentionnerais ceci: c’est l’animal qui décide son alimentation. Quand bien même qu’on fait le choix de lui donner la meilleure nourriture sur la planète, s’il ne la digère pas adéquatement, ça donne rien. On doit se fier aux résultats après quelques semaines. Selles, lustre et qualité du poil, santé buccale, santé des oreilles. C’est l’animal qui nous dira s’il absorbe bien la nourriture, et qu’elle lui convient!!! Chaque individu est différent. En étant attentif à son animal, on peut l’orienter en faisant de bons choix de nourriture. Ensuite, le compagnon sélectionne celle qui lui plait le plus, et qui a les meilleurs résultats au bout de la ligne (c’est le cas de le dire!!!)

    • Allô Sarah !

      Merci beaucoup pour ton commentaire ! Cela dit je suis en désaccord à propos des boutiques et des gens qui y travaillent, en tout respect, tel qu’expliqué en détails dans la BD.

      A+!

      Olivier

      • Je te comprend, delà mon commentaire comme quoi les conseillers en alimentation animale sont rares!!!! J’ai fait ce métier pendant 9 ans. J’ai beaucoup appris, et j’ai fini par être une vraie spécialiste. Je me suis formée moi-même au fil des années et avec les dizaines de formations de nourritures par année. On finit par voir ce qui est vrai, ce qui est faux, et surtout, par les résultats de nos vrais clients. Être un bon conseiller en alimentation animale, dans une boutique pour animaux, ça courre pas les rues!!! C’est Pourquoi ton article a beaucoup de valeur à mes yeux!!! Les gens disent n’importe quoi. Avoir des centaines de clients par mois, et être informés de leur santé lors de changement de nourriture, avec plusieurs recettes différentes, ça, c’est de la connaissance, de l’experience et du bagage que les vétérinaires ne voient pas nécessairement.

  5. Bonjour Olivier !
    Contente de voir que tu te penche sur le beau domaine de la sante animale ! Et merci de defendre nos vets qui sont malheureusement trop souvent blasté d etre juste des personnes à cash et acheté par les big compagnie de bouffe et medoc !

    J ai fait mon cours en sante animale il y a pres de 10 ans maintenant, et nous avions un seul cours durant notre technique concernant la nutrition animale. Ce qui me semblait peu nombreux considerant la variété immense de nourriture dispo pour les animaux et les besoins de chacun. Il y avait toujours notre vet pour nous guider, surtout si l animal avait des problemes particuliers de sante, on savait sur quoi s enligner. Dommage que plusieurs proprio prefere mettre en doute les paroles de leurs vets et acheter n importe quoi vs la sante de leur animal en premier ! (Le prix etant generalement le premier probleme..)

    Esperons que tu sauras aider les gens à mieux se guider dans le choix de la nourriture de leurs bebes !

    P.s. Gustav est superbe !
    P.p.s. mon chien tripperait jouer avec le tien
    P.p.p.s Si sa te tente de plus explorer le monde de la sante animale, tu vas y rencontrer pleins de beaux mythes souvent space ! Tu devrais y songer !

    Continue ton beau travail !

  6. La formation des médecins vétérinaires que vous avez consulter en alimentation c’est quoi? Les spécialistes de la nutrition animale sont les agronomes pas les vétérinaires ni les pharmaciens
    La référence de l’article scientifique que le système digestif du chien est différent du loup c’est quoi? J’aimerais lire l’article en question.
    Gustave comme des milliers de chiens a
    Des allergies et une maladie inflammatoire de l’intestin j’imagine que ca ne vient pas de son alimentation… vous venez de nuire à des milliers de chiens par la mésinformation de votre article c’est une honte….j’ai honte pour vous.

    • Salut Karine !

      Toutes les références sont sous l’article.

      Je ne pense pas avoir nié la compétence des agronomes dans leur domaine (cette BD parle des petits animaux, pas des animaux d’élevage). J’ai d’ailleurs mentionné dans la conclusion la nécessité qu’une compagnie de nourriture canine engage quelqu’un qui a un doctorat en nutrition animale. Aussi je n’ai pas prétendu que les pharmaciens sont experts de la santé animale. Les souhaits de honte m’apparaissent donc un peu précoces.

      Sinon, la maladie intestinale de mon chien n’est pas « causée », mais est bel et bien contrôlée par l’alimentation.

      A+!

      Olivier

      • L’alimentation des animaux en général est du domaine agronomique et non d’un autre domaine. Nous recevons plus de 400 heures en alimentation animale. Nous sommes donc les professionnels les mieux placés pour ce sujet. J’ai un grand respect pour les vétérinaires qui ont déja le grand défi de devenir les spécialistes de la santé et de plusieurs espèces en seulement 5 ans d’université, ce n’est pas une tâche facile… je leur lève mon chapeau alors pour ce qui est de l’alimentation, je ne crois pas que ce 5 ans d’université permettent de bien couvrir le grand sujet complexe de l’alimentation… en plus de couvrir toutes les maladies avec les particularités de plusieurs espèces ca serait beaucoup demander pour 5 ans d’université… Je prendrai la peine de relever les points de votre article qui sont erronés ou incomplets sur mon propre blog, j’ai d’ailleurs vérifier vos références une par une elles sont malheureusement incomplètes et ne permettent pas de tirer les conclusions que vous avez tirer dans votre article… Au niveau des références incomplètes, il y a entre autre celle ou l’on parle de la capacité des chiens à digérer des grandes quantités d’amidon et d’ensuite dire qu’ils sont des omnivores puisqu’ils ont un ou deux gènes qui codent pour l’amylase dans leur salive .. et non qu’on a mesuré de l’amylase dans leur salive et comparer à un autre carnivore… on peut toujours faire dire ce que l’on veut à une référence. Ici on dit que parce qu’ils ont un gène qui code pour l’amylase ils ont la capacité de digérer de grandes quantités de grains et d’amidons… conclusion un peu beaucoup douteuse… Par ailleurs, certains de vos points sont appréciables et malgré le fait que je ne suis pas d’accord sur plusieurs, cela à au moins le mérite de faire réfléchir les gens sur le marché de l’alimentation canine qui est très mais très complexe, très très peu réglementé et parfois très douteux, on a seulement pas la même opinion sur les nourritures douteuses… Pour ce qui est de la maladie inflammatoire de votre chien, tant mieux si vous la contrôler en espérant que vous le faîtes avec une nourriture balancée… et qu’en est-il des allergies? Vous devez savoir que l’inflammation en général a un lien avec ce que les animaux incluant les humains mangent… Ceci étant dit comme les animaux de compagnie ne sont pas des animaux que l’on mange et avec lesquels on fait beaucoup d’argent (relatif vous allez me dire avec la grosseur du marché de l’alimentation des chiens et chats et on y ajoute le marché des soins vétérinaires …) il existe un grand manque de fond pour faire de la recherche neutre dans ce domaine et très peu de ces recherches neutres et crédibles existent c’est vraiment mais vraiment malheureux….j’aurais aimer aussi un article sur l’impact des multinationales sur le marché de l’alimentation des chiens… Près de 70% du marché controlé par 2 multinationales c’est un point important je pense. Sur ce merci pour la matière à réflexion, chacun a droit à son opinion, mais svp respectons les champs d’expertise pour ne pas induire les gens en erreurs et causer ainsi du tords à plusieurs chiens en raison de mauvaises informations ou d’information incomplète. Je vous laisse sur cette réflexion pour chez les chiens, une alimentation commerciale et transformée serait meilleure pour leur santé qu’une alimentation fraiche et variée… celle la je ne la comprendrai jamais…. expliquez moi si vous êtes capable…

        • Allo Karine !

          Pour ce qui est de respecter les compétences respectives, je suis tout à fait d’accord. Aussi, note bien que la BD ne dit aucunement qu’une alimentation « fraîche et variée » est à éviter, au contraire; elle doit simplement être équilibrée en fonction des besoins nutritionnels, ce qui demande justement une expertise.

          Bon, je me dois ici de faire une remarque que je n’aime pas faire, mais elle m’apparaît essentielle pour que les lecteurs/trices puissent mettre en contexte tes commentaires. J’ai cherché ton nom sur Google, et je vois que tu es propriétaire d’une entreprise qui fait entre autres la vente de nourriture crue (de diverses compagnies), et qui vend aussi des suppléments alimentaires pour chiens. J’y vois entre autres un test holistique de sensibilités alimentaires, un protocole pour le « leaky gut », des suppléments de « support immunitaire », etc.

          Attention, je ne dis pas ça pour te discréditer, mais vu que tu fais des remarques à l’effet que l’industrie de la nourriture est « peu réglementée » et « douteuse« , il me semble que cette information devrait être déclarée d’emblée. C’est d’ailleurs ce que j’exige dans les notes de mon site :

          « Les conflits d’intérêts potentiels doivent toujours être divulgués »
          http://lepharmachien.com/a-propos-du-site/

          Après tout, on parle ici d’une autre industrie, qui se doit d’être analysée et possiblement critiquée au même titre que les multinationales.

          Encore une fois, je respecte complètement l’expertise des agronomes dans leur domaine. Mais ici, est-ce que tes propos sont supportés par l’ensemble des agronomes ? Est-ce le consensus ? Ce serait important de préciser. Par exemple, si tu as des prises de positions d’associations d’agronomes qui vont dans le même sens que ce que tu dis, ce serait très pertinent de les citer.

          Merci !

          Olivier

          • Bonjour Olivier

            Évidemment les conflits d’intérêts sont partout dans ce bas monde et l’on doit gagner notre vie… Tout comme il y a des commanditaires dans certaines références que tu as mises de l’avant. Les gens peuvent me contacter directement si ils veulent connaitre ma position et l’explication de mes produits et services cela me fera plaisir d’y répondre.

            Ceci étant dit, merci d’avoir parti ce débat, les gens ont besoin de se questionner et rapidement avec ça… tellement de $$$ dépensés en santé ce qui est totalement inacceptable… et c’est les chiens qui en payent le prix.

            Je pourrais passer des heures à mieux préparer mes réponses et documenter et tout, malheureusement je ne suis pas journaliste, et je suis à mon compte, je dois gagner ma vie… et je ne peux me le permettre mais sois-en certain, j’adorerais!! Mais tout de même merci d’avoir parti le débat c’était pour le moins très intéressant et j’espère que cela fera avancer les choses dans le bon sens.

            Ce sera ma toute toute dernière intervention sur ce post, je dois retourner au vrai boulot!

          • Pas de problème. Cela dit, citer les positions d’associations d’agronomes était une demande simple, qui ne demande certainement pas des heures de recherche; c’est ta profession, après tout. Ici, des lecteurs/trices resteront donc avec une impression de « Qui a raison, impossible de savoir », comme c’est souvent le cas dans ce genre de dossiers, bien malheureusement.

            Olivier

          • En guise de réponse rapide, lorsque j’ai poser la question à l’ordre des agronomes, sur les conseils que je donne présentement, on m’a dit qu’ils étaient d’ordre agronomiques, donc je dois être membre et payer une assurance professionnelle ce qui est tout à fait normal pour moi pour la protection du public. Et finalement une dernière petite coquinerie pour toi hahaha !! Est-ce que Dr. Rochette vend de la nourriture dans sa clinique? Si oui laquelle, il serait intéressant de le mentionner! Voilà désolé je ne pouvais m’empêcher, la c’est vrai que je me retire!!!

          • Ça ne répond pas à la question que je t’ai posée. Tu me dis que les agronomes sont spécialistes en alimentation animale (et je suis bien d’accord), alors je te demande simplement de citer des positions officielles d’associations dans ton domaine qui supportent l’alimentation crue pour les chiens. Je n’ai jamais parlé de ton Ordre. Sauf ton respect, tu détournes la question.

            C’est pour cette raison que j’ai relevé le fait que tu recommandes la nourriture crue, puisqu’on ne se le cachera pas, je sais pertinemment que ces propos ne sont supportés par aucune association scientifique. Même chose pour les suppléments dont il était question.

            Ma BD ne nomme aucune marque, et les références que je cite non plus, alors en quoi est-ce pertinent de demander à mon vétérinaire réviseur quelle marque il vend dans sa clinique ?!

            Olivier

      • Regardez leur système digestif respectif (dents, mâchoire, longueur intestin, enzymes digestives) et vous trouverez que ça se ressemble pas mal…

        • Domestication…

          L’évolution naturelle fait que des caractères non indispensables tendent à disparaître. Par exemple les descendants de singes que nous sommes ne synthétisent pas la vitamine C. Probablement parce que nos ancêtres consommaient tellement de fruits que la production de l’enzyme nécessaire est devenue non-indispensable à la survie.
          Autre exemple, les espèces domestiques sont souvent plus fragiles que les espèces sauvages. Protégées par l’humain, elles ont moins besoin de réagir face à des prédateurs, des maladies.

          Je ne me suis pas penché sur la littérature concernant le chien et le loup, aussi je ne peux faire que des hypothèses.
          Je sais que le chien est une forme néoténique du loup, donc on peu supposer qu’il a des caractéristiques de louveteau. Par exemple, peut-être que son alimentation est plus proche du louveteau que du loup.
          On peut aussi supposer que les millénaires vécus en compagnie de l’humain ont sélectionnés les chien plus adaptés à une nourriture plus proche de celle de l’humain que le loup. Disparition de certaines enzymes non indispensables, apparition de certaines permettant de mieux assimiler la nourriture humaine.

    • « Les spécialistes de la nutrition animale sont les agronomes pas les
      vétérinaires ni les pharmaciens »

      (Allez, facile: une attaque sur les capacités)

      Négatif chère K. Simard.

      L’objectif d’un agronome c’est de produire. De la bidoche, du lait, etc.
      Et si une laitière est « réformée » (= boucherie) au bout de 5ans (alors
      qu’une vache normale vit 20ans), c’est parce qu’au bout de 5ans, elle ne produit plus assez de lait.

      L’objectif de l’agronome est que la vache (par exemple) donne un max de lait jusqu’à 5 ans.

      L’objectif du vétérinaire est la survie de l’animal, un peu comme un
      médecin. Le vétérinaire peut agir dans les contraintes d’un élevage
      (j’en connais un excellent ici:
      http://www.boulesdefourrure.fr/index.php) c’est à dire en tenant compte de tous ces impératifs comme la situation financière de l’élevage, ses besoins, etc. Ou faire des traitements qui rendraient un animal totalement impropre à la
      consommation, mais en accroissant son confort, sa durée de vie.

      Bref, le vétérinaire agit comme un médecin (ou comme devrait agir un
      médecin). Même si vous avez 70ans, un médecin vous proposera des soins même si vous avez cessé d’être « rentable ». Pas un agronome.

      A propos, vous attaquez le pharmachien sur ses sources. Why not.

      Mais avez vous pensé en mettant votre propre message à mentionner vos « conflits d’intérêts »? J’en vois pas mal… Par exemple vos bouquins sur la nutrition du chien, votre site qui vend de la bouffe pour chien… 😀

      Tant que j’y suis, voici mes conflits d’intérêts:
      – N’est payé par personne dans la nutrition animale ou les vétos ni
      maintenant ni par le passé. N’y ai aucun intérêt financier.
      – N’a jamais participé à une étude financée par qui que ce soit.
      – a tendance à aimer la polémique au principe que ça aide à sortir la
      vérité sauf dans un bon trolling
      – aime bien le pharmachien et aime bien Boules de fourrures
      – fut agronome. »

  7. Absolument excellent! En tant que technicienne, on est pas mal là-dedans depuis que la FDA a sorti son rapport (en passant, j’ai vu une coquille dans le texte, c’est juillet 2019 et non 2018).

    Le bashing sur les vets continuera toujours mais habituellement j’essaye d’outiller mes clients afin de choisir une bonne nourriture et non forcer de vendre celles que j’ai en clinique.

    Merci encore!

  8. Bonjour Monsieur Bernard!
    Votre BD est, comme toujours, très intéressante et je me demandais si vous alliez faire le même sujet pour les chats? Mon chat est diabétique et je n’arrive pas à lui trouver une nourriture (même chez le vétérinaire) exempte de maïs ou de glucides diverses (orge, brisure de riz, avoine, fruits, etc.). Évidemment, je lui injecte de l’insuline mais j’aimerais contrôler sa glycémie avec l’alimentation et l’activité physique. Pour les propriétaires de petit carnivore, c’est encore plus difficile de sélectionner une nourriture et de trouver un spécialiste neutre sur la question.

    Merci beaucoup d’expliquer des sujets sensibles tout en déboulonnant des mythes 😊

  9. Pauvre Pharmachien! Si tu pensais avoir des commentaires négatifs après avoir fait un épisode sur les aliments naturels, tu n’as rien vu! Tu vas te faire crucifier par les fanatiques de la bouffe canine! Je me considère très modérée à ce sujet et je me suis presque fait décapitée (virtuellement) pour avoir oser énoncer que tout n’était pas noir ou blanc !

    Ceci dit, c est très intéressant, merci beaucoup! J’espère que tu y prendras goût et que tu partageras avec nous d’autres analyses sur des faits du monde canin. Tiens, une suggestion; les vaccins! Comme pour les humains, plein de gens veulent diminuer les vaccins canins au max, sur la base qu’il y a eu sur-vaccination dans le passé, que les vaccins durent plus longtemps que le retour la période du rappel… Que les cies de produits médicaux font le gros cash sur le dos de la santé de nos bébés!
    Ce serait intéressant d’avoir une analyse indépendante 🙂
    Encore merci!

    • Merci beaucoup Nicole !

      La BD n’est même pas encore officiellement annoncée et j’ai déjà un avant-goût de ce qui s’en vient. Je jasais justement de ça avec ma blonde ce matin : tout ce qui touche les animaux, c’est super émotif. Et les sujets les plus émotifs en sciences sont ceux qui dérangent / fâchent le plus.

      De toute façon, comme tout ce que je fais avec Le Pharmachien, je ne m’adresse pas aux convertis pro/anti, mais à la vaste majorité de gens qui se posent des questions et souhaitent tout simplement avoir accès à des informations crédibles.

      Vaccins animaux, excellente suggestion 🙂

      A+!

      Olivier

  10. Je suis à cent pourcent d’accord de questionner les compagnies de bouffe sur leur produit. Mais questionne dont ton vétérinaire sur le nombre d’heure de cour en nutrition qu’il a eu et par quel multinationale ça a était donner.

    • Bonjour, je suis en école vétérinaire. On a beaucoup, BEAUCOUP de cours de nutrition animale. Dès la 1ère année, en même temps que les cours sur le système digestif, puis en 2ème année dans un module sur l’élevage canin,… Un peu chaque année, jusqu’au diplôme. Ne vous inquiétez pas, on est bien formés ;)! Et surtout, par des professeurs, doctorants en nutrition animale, et non affiliés à une multinationale, comme vous tentez de l’affirmer. Merci de vous inquiéter de la formation des vétérinaires, seulement si vous arrêtiez un peu de critiquer et lancer de fausses rumeurs sans connaître le contenu de la formation… tout le monde ne s’en porterait que mieux!

      • Plus de vétérinaires prôneraient une alimentation frâiche et variée si la formation en alimentation était adéquate. Désolée, mais les croquettes ont été produites il y a plusieurs décennies pour permettre à la classe ouvrière de remplir le ventre de leurs animaux de compagnie au plus le plus bas prossible. Il y a plus d’histoire que de science derrière cette invention qui répond au besoin d’épargner des sous aux humains plus qu’aux besoins alimentaires des animaux.

  11. Ha, Pharmachien, tu le sais que je t’aime! Mais j’aimerais avoir les références qui disent que la dominance n’existe pas chez le chien… moi, ce que j’ai lu dans un livre bien référencé (le chien, un loup civilisé), c’est que ça existe… Au même titre que chez les humain, on appelle ça du leadership. C’est pas tout le monde qui serait capable d’être gestionnaire d’un commerce ou d’être premier ministre… y’a des humains plus timides qui sont bien heureux à se faire dire qupi faire et à suivre les autres (on dit qu’ils sont influençables)… Parce qu’il y a un regroupement qui (les r+ purs et durs) qui jurent que le chien ne descent pas du loup (mais ils m’ont pas réussi à me fournir une référence valable), et il disent aussi que la dominance n’existe pas… On peut l’apeller leadership si ça froisse moins les sensibles, mais mes refs disent que ça existe, et le gros bon sens aussi… Comme chez les humains… Un chien dominant, c’est un leader naturel tout simplement…

    • Certainement ! J’en ai déjà cité une dans l’intro, qui est très vulgarisée et en français :

      https://www.demaindemaitre.ca/chien-chiot-dominant/

      Voici deux autres lectures sur le sujet :

      http://skeptvet.com/Blog/2011/05/964/

      http://skeptvet.com/Blog/2013/01/repeat-after-me-dogs-are-not-wolves/

      Je reviendrai probablement avec une 2e BD sur le comportements canin, car c’est un autre sujet qui me fascine. Voir un de mes commentaires ci-dessus où j’en parle un peu.

      A+!

      Olivier

      • Allo Olivier!
        Je parlais de Références avec un R majuscule. T’es le premier à dire qu’il ne faut pas se fier sur des sites web et des blog!
        J’ai une référence ici qui cite: « The history of dog domestication is often depicted as a two-stage process where primitive dogs were first domesticated from their wild ancestors, the gray wolves,… », voici le lien:
        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4816135/

        J’ai trouvé un autre article qui dit que ce serait un loup préhistorique et non le loup gris… Mais peu importe, on parle quand même de loup. Je suis d’accord que le chien n’est pas un loup, mais de dire que le chien ne descend pas du loup comme le dise certains « expert » qui ont suivi des formations en ligne, on s’entend que la communauté scientifique n’est pas d’accord.

        Pour ce qui est de la dominance, je pense que c’est un terme bafoué et peu compris. Le chien agressif n’est pas dominant, même que souvent c’est le plus peureux, celui qui a le moins confiance en lui. Le chien dominant est un individu stable mentalement avec une belle confiance en lui et « self-control », il n’aura pas peur de tout et de rien et ne sera pas réactif à n’importe quoi. Le chien dominant, c’est pas le « bully de la cour d’école », c’est la personne qui impose le respect par sa simple énergie et son gros bon sens.
        Voici un article au sujet de la dominance chez le chien, ce doit être parce que ça existe!
        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6511388/

        Et si jamais tu te lances en comportement canin, promets-moi que avant de publier tu vas parler à Mathieu Lavallée qui a aussi son émission à Explora, « Une vie de chien ».

        • Salut Sylvie !

          Merci beaucoup pour ton commentaire détaillé et supporté par des sources, j’apprécie énormément ces efforts !

          Je ne sais pas ce que tu entends par « références avec un R majuscule« . C’est vrai que je dis souvent de ne pas citer n’importe quelle source, mais je dis aussi d’être extrêmement prudent quand on cite de la littérature scientifique, car la majorité de ce qui se publie n’est pas fiable non plus (ex. méthodologie déficiente, absence de revue par les pairs, périodiques louches ou prédateurs, etc.).

          Pour cette BD, en plus de références académiques, j’ai aussi cité quelques articles écrits par des vétérinaires, car ils font une revue des données probantes sur la question et citent de la littérature spécifique. Je n’ai jamais dit de ne pas se fier sur des articles en ligne, j’ai simplement dit qu’il faut évaluer l’origine et la qualité de l’information, et les qualifications de l’auteur, si on veut en citer un. D’ailleurs, mon propre site fait partie de cette catégorie…

          Merci de citer des liens Pubmed, ça permet de vérifier rapidement ce dont il est question. Je ne suis pas expert dans le domaine, donc j’ai simplement jeté un coup d’oeil rapide :

          – Référence #1 :

          Est-ce que je me trompe ou cet article dit exactement la même chose que je dis dans ma BD ?! La seule subtilité qui n’est pas adressée ici est le loup vs l’ancêtre commun. Il faut donc se tourner vers d’autres références sur le sujet, comme celles que j’ai citées, notamment :
          https://journals.plos.org/plosgenetics/article?id=10.1371/journal.pgen.1004016
          https://www.nature.com/articles/nature11837

          Cela dit, même si le chien descendait directement du loup, cela ne changerait pas l’argumentaire et les conclusions de la BD.

          – Référence #2 :

          Il s’agit ici d’un sondage (« questionnaire study ») chez des propriétaires de chiens, selon leur perception de leur chien étant dominant ou non. Ce type de pseudo-recherche n’a aucune validité, mais abonde et pollue énormément la littérature scientifique, malheureusement.

          Aussi, ce n’est pas parce qu’un article discute d’un sujet que « ça doit être parce que ça existe« . Par exemple, il y a des milliers d’article sur l’énergie vitale Qi, dont l’existence n’a aucun fondement ni plausibilité scientifique.

          Enfin, si jamais je poursuis avec une BD sur le comportement canin, je solliciterai l’avis d’experts qui se rangent du côté du consensus scientifique, comme je l’ai fait ici et comme je le fais toujours. Car comme pour les citations, on peut toujours trouver un expert qui dira ce qu’on souhaite entendre.

          Merci encore d’avoir élaboré un bon argumentaire et A+!

          Olivier

  12. Bonjour Olivier. Je magasine de façon maladive la nourriture de mon chien depuis près de 2 ans. J’ai lu énormément, je me suis renseigné auprès de vétérinaires, j’ai tenté d’être critique envers les informations reçues et c’est encore un casse-tête. Mon chien a maintenant 11 ans, fait de la dysplasie, de l’arthrite et a des allergies. Top Shape!
    Ta BD est super, mais remets en question mon choix actuel. Ce qui n,est pas une mauvaise chose, juste un souci récurrent! Je ne suis toujours pas convaincue de la nourriture que j’utilise, mais si c’est possible, j’aimerais bien savoir si tu sais quelles marques font réellement des essais cliniques ou comment trouver l’information. les appeler? Sur le sac?
    Merci

  13. Bonjour Olivier,

    Je me permets de vous écrire en réponse à votre récent article sur les nourritures pour chiens.

    Par où commencer… Il a tellement de choses que j’ai envie (besoin) de dire. Avant toute chose, il faut comprendre mon parcours. J’ai 32 ans – et malgré mon jeune âge, j’en ai 14 ans dans le domaine animal. J’ai travaillé comme plusieurs en boutique spécialisée lors de mes études en Techniques de Santé Animale (à St-Hyacinthe). J’ai gradué avec reconnaissance de mes professeurs et de l’ATSAQ en 2009. Lors de mes études, nous avons été brièvement (mettre l’emphase sur ce mot) formés sur l’alimentation des animaux (chiens, chats mais aussi rongeurs, oiseaux, lagomorphes, etc). Un de nos cours fut une conférence complète de M. Yves Letarte de Hill’s. Puis, j’ai gradué et travaillé en clinique; une clinique familiale à Lasalle, une à Granby, et même le CVRS qui s’appelait à l’époque l’HVRS. Par contre, depuis 6 ans, je travaille comme représentante pour une compagnie de nourriture pour chiens, qui s’adonne à être du côté ‘’holistique’’ et nous vendons aux boutiques dont les gens qui y travaillent ‘’ne s’y connaissent pas vraiment’’ – apparemment. Cette dernière ligne de votre article m’a fait sourciller, parce que malgré ma formation par des vétérinaires et mes emplois en clinique, je n’ai jamais réellement compris ce que je vendais. Le chat a un problème urinaire ? Mets-le sur le Urinary S/O. Le chien a un problème rénal ? Ah ben, c’est sur le Rénal qu’il doit aller. Si j’avais le malheur d’avoir un client un peu curieux qui me demandait comment cette nourriture allait aider son animal, je n’étais pas en moyen de répondre. À la réception, nous appelions le vétérinaire traitant… qui ne se rendait pas vraiment à l’avant, trop occupé. Je ne compte plus le nombre de fois où le client est sorti sans l’information, ou avec une explication boiteuse de la part du vétérinaire qui, lui aussi, soyons francs, n’a eu qu’une brève formation sur le volet nutrition. Évidemment, certains vétérinaires plus intéressés sur le sujet que d’autres, et voudront aller chercher plus de connaissances. Rien qu’un petit souper avec le représentant de la compagnie de bouffe ne pourra pas régler !

    Voyez-vous, ayant étudié dans le domaine, j’ai beaucoup de contacts dans le domaine vétérinaire. Quand j’ai commencé à travailler pour mon employeur actuel, je pensais, naïvement que j’avais un produit qui intéresserait les vétérinaires que je connais. Je n’avais même pas commencé officiellement encore pour la compagnie, que je faisais déjà des démarches, excitée à l’idée de faire connaître ce produit dont la qualité élevée m’avait conquise. Alors, j’ai contacté une vétérinaire avec laquelle j’avais de très bonnes relations, qui était à l’époque propriétaire d’une clinique sur la rive-sud et inspectrice-conseils pour l’OMVQ. Je lui ai demandé s’il y avait une raison particulière pourquoi les cliniques vétérinaires ne tenaient que les produits de Royal Canin, Hill’s et Purina. Sa réponse, je m’en rappellerai toujours : ‘’Ils nous aident tellement’’. Si seulement elle avait mis l’emphase sur la qualité du produit, leurs résultats… Cette réponse m’a fortement dérangée, et elle me dérange encore aujourd’hui 6 ans plus tard, car bien que certaines boutiques spécialisées décident de travailler avec certaines marques pour ce type de raisons, la majorité choisissent leurs alliés en fonction de leurs valeurs et de la qualité des produits, et non de l’incitatif financier ou de la carotte qu’ils auront au bout. Ne soyons pas dûpes – autant d’un côté que de l’autre, les propriétaires de boutiques, qu’elles soient vétérinaires ou non, se font ‘’aider’’ par les compagnies. Personne ne peut le nier – là où j’ai un problème, c’est quand une des deux parties semble être au-dessus de cela et semble de ne pas bénéficier d’aucune ‘’aide’’, surtout quand son sarreau blanc nous donne l’impression qu’il devrait être neutre et non biaisé. Pour avoir été de ce côté de la médaille, je connais la nature de ces relations vétérinaires-compagnies, les incitatifs, carottes… Appelez ça comme vous voulez. Il y en a dans tous les domaines, faut arrêter de se mettre la tête dans le sable et il serait bien qu’en plus de leur sarreau, certains mettent leurs culottes et arrête de faire croire au public qu’ils sont blancs comme neige et qu’ils sont en business seulement pour la santé de votre beau gros chien.

    Une autre chose qui m’a énormément dérangé. Que les petites compagnies dites ‘’holistiques’’ vendues en boutique spécialisée font plus de marketing… plus que qui ? Que les nourritures en grande surface ? Que les nourritures vétérinaires ? Ouf. Ok. J’aimerais qu’on parle de 2-3 trucs par rapport à ça. Mars et Nestlé, vous connaissez ? Deux méga corporations qui sont derrière, en plus de certaines nourritures de grandes surfaces, les nourritures vétérinaires. Leurs budgets marketing sont tout simplement énormes. J’inclus là-dedans des petits incitatifs dont je fais mention au paragraphe précédent, mais aussi des incitatifs en boutique spécialisée, car oui, certaines marques vétérinaires ont des équivalents en boutiques spécialisées. Je vais toujours me rappeler quand l’une d’elles a lancé une ligne pour les chiens ‘’de la ville’’ (ligne qui fut un flop total en passant et qui fut retiré des tablettes plusieurs mois après), dans chaque magasin que je visitais, il y avait l’affiche ‘’Achetez un sac de tant de kg de cette nourriture et courrez la chance de gagner une Nissan Micra !’’. L’auto, c’est venu après d’autres promotions que j’ai remarqué, comme une fois c’était un vélo qui était accroché à chaque plafond de magasin devant un beau end-cap de la marque en question (il y en avait un qui était tiré par magasin) et juste avant le vélo, ce fût une télé (une télé tirée par magasin). Je ne sais pas vous, mais personnellement je sais compter… et ce genre de promotions coûte extrêmement cher à la compagnie. Je suis pas mal certaine que juste le budget pour faire ce type de promo surpasse les ventes sur un an de mon employeur. Fou, hein ? Au-delà des moyens marketing d’une compagnie il y a les valeurs. Pour mon employeur, que le consommateur n’ait pas à payer un prix de fou pour le produit parce que celui-ci offre des gratuités après tant d’achats ou des rabais trimestriels nationaux, c’est plus important que de changer le visuel de ses sacs à tous les 2 ans ou d’avoir une personne dédiée uniquement au marketing à l’interne. Ça vient me chercher, ce que vous affirmez, car encore une fois, je connais les deux côtés de la médaille et je sais que par expérience, du marketing, il y en a partout et c’est erroné de dire qu’il y en a plus d’un côté ou de l’autre. La vérité, c’est qu’il y en a dans tout, et que pour certaines compagnies (en boutiques spécialisées ou non) le client paye beaucoup pour le marketing du produit, plus que pour sa qualité.

    Vous faites mentions des nourritures de grandes surfaces qui contiennent trop de grains. J’aimerais vous proposer un petit exercice. Allez chez IGA, prenez un sac de César, par exemple, regardez-en ce qu’il contient et son prix. Puis, allez en boutique spécialisée prendre un autre produit avec grains, regardez ce qu’il contient et son prix. Faites la même chose avec les produits vétérinaires. Lequel contient le moins de grains dans les trois ? Vous serez étonné de vous rendre compte que vous ne serez pas capable de le savoir, et que le trois vous sembleront potentiellement similaires (sauf pour le prix !). Je ne connais personnellement aucunes marques vétérinaires ou de grande surface qui divulguent de façon transparente leur quantité de grains en termes de chiffre (autre que dans la liste d’ingrédients, mais encore là, il y a tellement de façons de faire avoir l’air une liste d’ingrédients meilleure que ce qu’elle est en réalité). Écrivez à chaque compagnie, demandez-leur quelle est l’inclusion de grains. Ou encore mieux, demandez-leur qu’elle est l’inclusion de viande. J’attendrai votre réponse. Je serai patiente, car je sais que c’est une information que vous n’obtiendrez surement pas, d’aucunes de ces compagnies. Avez-vous déjà visité une usine de fabrication de croquettes, Olivier ? Chaque ingrédient qui rentre à évidemment un coût. L’ingrédient le plus coûteux qu’on peut commander, c’est la viande ‘’fraîche’’, comme le poulet par exemple. Ensuite, il y a les farines animales d’un animal spécifique, ‘’farine de poulet’’. Ensuite, les farines moins spécifiques ‘’farine de volaille’’… et encore moins spécifiques ‘’farine de sous-produits de volaille (ou de poulet)’’…. ‘’farine animale’’… Je ne parle même pas de qualité ici, mais elles sont loin d’avoir un coût similaire. Gardez-ça en tête lorsque vous évaluerez le contenu d’un produit VS son prix, et je vous assure que pour un contenu similaire, vous repartirez probablement avec le produit de grande surface. Au moins, vous payez le juste de prix pour le contenu du sac. Voilà ce qui couvre le commentaire sur la qualité et les proportions respectives de la fin de votre article.

    Bon, la CMD maintenant. Je suis curieuse à quel point vous avez poussé vos recherches là-dessus. À voir ce que j’ai pu en lire, pas si loin que ça. Avez-vous eu le temps de consulter la liste des cas répertoriés aux États-Unis par la FDA ? Je vous mets le lien juste ici : https://www.fda.gov/media/128303/download Ça commence mal, juste en haut le premier lien… Un produit avec céréales. Oh oh. Un peu plus loin, un autre… Ok. Finalement, il n’y pas eu QUE des cas sans grains. Et quand on regarde bien, il y a eu plus de cas sur des protéines disons plus ‘’standard’’ comme le poulet, la dinde, le saumon que les protéines exotiques dont vous faites mention dans votre article. Comme vous le dites, on ignore la cause exacte. Et, tout vétérinaire qui se respecte aurait dû vous dire que c’est une maladie multifactorielle. Combinez cela à 515 cas sur 77 millions de chiens aux États-Unis. Laissez-moi prendre ma calculatrice… C’est 0.00000669% des chiens. À se demander s’il y a un risque réel, un assez grand risque pour justifier de faire peur aux gens et de les désinformer. Reste que votre chien a plus de risques de mourir de problèmes reliés à de l’obésité, du diabète ou être frappé par la foudre. On peut rapporter ce qui a été dit par la FDA, là où ça me dérange c’est qu’on ne dit pas tout, qu’une partie de l’information est omise volontairement. Quand je forme les employés en boutique, je leur donne toutes les pièces du Puzzle. Je veux qu’ils soient en mesure de former leur propre opinion sur les produits qu’ils vendent (tous, pas seulement le miens). C’est en développant leurs connaissances et leur esprit critique qu’ils deviendront de meilleurs conseillers, et non en se faisant brainwasher par les représentants comme ce que vous semblez prétendre. Je me serais attendue à ce que les mêmes valeurs soient utilisées dans l’article.

    Comme vous le dites, basons notre choix sur des faits. Encore faut-ils qu’ils soient tous dits, ou connus. De ce côté-là, j’avoue être un peu déçue de votre travail d’auteur. Je suis fan (j’étais ?) de vos livres (je les ai tous) et de l’émission télévisuelle. Je trouve les BD hilarantes. J’ai toujours eu l’impression que vous faisiez preuve de rigueur, mais la vérité c’est que je ne connais pas grand-chose à la pharmacie. Par contre, un domaine que je connais bien, et dans lequel j’ai de l’expérience sur les deux côtés de la médaille, c’est celui-ci, donc impossible de lire votre article avec autant de naïveté que je lis les autres. Je suis déçue du manque de rigueur qu’il contient, comme vous le dites, même après toutes vos recherches, vous n’en connaissez pas grand-chose. Je serais curieuse de savoir quels professionnels vous avez consulté pour cette BD, autre que M. Rochette, car vous mentionnez avoir fait une longue et compliquée recherche, mais à part quelques articles ici et là que vous êtes allés lire, je n’ai vu aucuns autres professionnels de nommés. Êtes-vous allés en boutique spécialisée ? Une bien reconnue pour ses connaissances et ses croyances avec les produits holistiques et le cru ? Avez-vous rencontré un vétérinaire qui vend du cru et des croquettes sans grains dans sa clinique ? Avez-vous discuté avec un vétérinaire-nutritionniste qui formule les diètes dites sans grains ? J’ai l’impression qu’il y a eu une lacune de ce côté – Je pense que ça aurait été extrêmement pertinent d’avoir toutes les pièces du Puzzle – on aurait eu un produit final qui semble beaucoup moins biaisé. En fait, le fait que cet article soit apparu sur la page Facebook de l’OMVQ en pratique des petits animaux AVANT même qu’il soit publié sur votre propre page aide difficilement à me faire penser autre chose qu’il a été fortement suggéré, peut être même financé, par l’ordre même. J’ose croire que ce n’est pas le cas, mais je dois avouer que ça me titille drôlement !

    Au moins, on s’entend sur les questions à poser aux manufacturiers. Les poser, c’est facile. Obtenir des réponses, parfois, ce n’est pas aussi simple, peu importe la compagnie. C’est la seule façon de savoir si leurs standards sont réellement élevés. Si la transparence des compagnies était meilleure, les gens seraient moins confus. Mais s’il y avait moins de désinformation et que tout le monde travaillait pour le bien-être de l’animal réellement et d’abord, aussi. Ça commence cependant par des articles un petit peu plus complet que celui-là.

    Bonne journée !

    Audrey Roy, TSA

    • Salut Audrey !

      Merci pour ton commentaire !

      Ce que tu partages ici, sauf ton respect, ce sont principalement des anecdotes et impressions personnelles. Tu me conseilles aussi d’aller voir en boutique spécialisée des gens qui recommandent du cru ou du sans grains; je vois difficilement comment ces personnes pourraient me « convaincre » alors que je me base sur la littérature publiée sur le sujet (pas « quelques références prises ici et là« ).

      En ce qui concerne la cardiomyopathie dilatée, voici textuellement ce que je dis dans la BD :

      « (…) suspectée de causer des maladies graves chez le chien (…) on ignore la cause exacte (…) D’ici à ce qu’on en sache plus, ces types de nourritures, vendues dans les boutiques pour animaux, ne devraient pas être un premier choix. »

      Ces phrases, que je considère prudentes et conservatrices, je les ai écrites délibérément de cette façon, car certaines sources recommandent carrément d’éviter ou de bannir ces produits, ce qui m’apparaît excessif à ce stade. Car en effet, comme tu le dis, ça demeure très rare.

      « du marketing, il y en a partout et c’est erroné de dire qu’il y en a plus d’un côté ou de l’autre. »

      Je crois bien que c’est exactement ce que je dis dans l’article, en fait c’est mon point principal. Mais il n’y a pas de rationnelle à donner des nourritures « sans grains », « biologiquement appropriées », ou autre expressions issues du marketing et non de la science que votre industrie semble affectionner. Cela dit, je ne fais pas plus confiance aux grandes compagnies qu’aux petites; je l’ai dit textuellement.

      Enfin, un point que je n’ai pas le choix d’adresser :

      « En fait, le fait que cet article soit apparu sur la page Facebook de l’OMVQ en pratique des petits animaux AVANT même qu’il soit publié sur votre propre page aide difficilement à me faire penser autre chose qu’il a été fortement suggéré, peut être même financé, par l’ordre même. »

      Cet article ne m’a été suggéré par personne, il vient de mon propre intérêt pour le sujet. Et je ne reçois aucun argent ou financement quel qu’il soit pour ce site web et son contenu (http://lepharmachien.com/a-propos-du-site/).

      Si l’article a été partagé par l’OMVQ avant l’annonce Facebook (ce que j’ignorais), c’est probablement parce que le vétérinaire qui l’a révisé l’a partagé sur sa propre page vendredi, lorsque je l’ai avisé que l’article était publié sur mon site, puis ça a fait son chemin à ses collègues. Ce type d’accusations conspirationnistes est franchement gênant.

      A+!

      Olivier

  14. Bonjour,
    votre article est intéressant, par contre un de vos conseils est de vérifier auprès des compagnies si elles ont à leur service: un nutritionniste qualifié (doctorat en nutrition animale)!
    Et vous….en avez-vous consultez un?
    Parce que les vétérinaires ne le sont pas à moins d’avoir suivi ce cours spécifique. Leur formation, ils la reçoivent en fait des compagnies de nourritures qu’ils distribuent,
    Les études universitaires qui ont été produites sur les nourritures sans grains, ont d’ailleurs été produites par une université qui est majoritairement financées par ces compagnies et même qu’un membre de ces compagnies fait partie du conseil de cette même université….on dirait que ces études sont biaisées.
    Dans les boutiques spécialisées…souvent, vous y retrouverez des nutritionniste….pas toujours j’avoue par contre.
    Donc, ici vous induisez en erreur des personnes qui ont la coeur la santé de leur animal, par contre, dans une minime partie de votre texte (1 ligne en fait) vous les dirigez vers la bonne personne: un nutritionniste qualifié.
    En conclusion…c’est à un spécialiste en nutrition animale que vous auriez dû vous adresser afin de publier un texte adéquat sur l’alimentation des chiens. je vous laisse sur ces quelques recherches ainsi que les études et liens

    Cardiomyopathie – Sans grains – Lobby du blé d’inde – Psychose collective 💔☠️ 🌽🤒
    ————————————————
    Fact checking 🧐 🔎
    ————————————————

    Je me permet de rétablir quelques faits concernant la
    nouvelle que tout le monde a vu circuler dans le derniers jours mais qui roule en réalité depuis plus d’un an car visiblement on ne peut pas compter sur les médias (surtout les québécois) pour s’assurer de la véracité et crédibilité de l’information qu’ils diffusent… ☹️

    ✅ La mouture initiale de cette étude provient de la faculté de médecine vétérinaire de la Tufts University *1

    ✅ La Tufts University, comme plusieurs universités ayant des facultés de médecine vétérinaire, est financée par l’industrie *2, et certains dirigeants siègent même sur des conseils de l’établissement *3

    ✅ Les universités, ainsi que les étudiants ayant terminé leurs études (votre futur vétérinaire), profitent de programmes offerts par l’industrie pour vendre leurs produits *4 *5

    ✅ Avec un marché mondial de 35 milliards de dollars *6 la « Dry dog/cat food » vaut son lobby et elle l’a *7. Son message demeure presque inchangé depuis sa création dans les années 50, c’est-à-dire: les croquettes sont LA meilleure source d’alimentation pour nos animaux.

    ✅ – Les parts de marché du « BEG » (sans grains et autres vendues en animaleries) ont connu une très forte progression au cours des dernières années. Cette augmentation s’est évidemment faite aux dépens des marques avec grains vendues en cliniques vétérinaires…*8

    ✅ La dernière mise à jour de la FDA sur la cardiomyopathie parle de 119 décès sur 524 diagnostics de DCM en 5 ans; il y a 77 millions de chiens aux USA. *9

    ✅ En aucun temps la FDA, même si elle se donne la peine de nommer 16 marques 🤔, ne dit que le nourriture sans grains est la cause de la cardiomyopathie. Elle parlera de liens POTENTIELS sans en fournir la preuve. *9
    « The American Veterinary Medical Association estimates that there are 77 million pet dogs in the United States. Most dogs in the U.S. have been eating pet food without apparently developing DCM. It’s not known how commonly dogs develop DCM, but the increase in reports to FDA signal a potential increase in cases of DCM in dogs not genetically predisposed. »

    ✅ Vous aurez sans doute compris que la plupart des vétérinaires ne tiennent pas ou à peu près pas en inventaire aucune des marques nommées, je vous laisse vérifier auprès du vôtre pour valider la source de cette affirmation.
    ————————————————

    Voilà pour les faits, je terminerais sur un opinion bien personnelle concernant la nutrition animale.

    On sait que, dans le domaine de le santé, les consensus sont extrêmement rares. On parlera plutôt de compromis, comme ce fut le cas dans l’établissement des normes pour l’hypertension. À preuve, les normes ne font tellement pas l’unanimité qu’elles diffèrent d’un pays à l’autre.

    Il existe cependant une exception, celle qui dit que plus un aliment est altéré, plus ses valeurs nutritives sont diminuées et CE fait est accepté dans tous les domaines de la santé chez l’humain, de la cardiologie à l’ergothérapie en passant par l’oncologie, “name it”, point final! *10

    Maintenant lorsque votre vétérinaire tentera de vous convaincre d’acheter ses croquettes avec grains, pourriez-vous lui demander pourquoi il est le seul spécialiste oeuvrant dans le domaine de la santé à recommander, non pas des aliments transformés, mais des aliments ULTRA transformés en vous assurant que c’est ce qui existe de meilleur comme mode d’alimentation pour la santé de votre animal???

    JE crois que LA question ne devrait pas être avec ou sans grains mais plutôt pourquoi donc des croquettes???

    Finalement pour revenir à la mise à jour sur cette étude fait par la FDA la semaine dernière, la méthodologie de recherche semble totalement déficiente, dénuée de toute forme d’objectivité, en ne s’appuyant que sur des hypothèses et surtout elle ne tire ABSOLUMENT AUCUNE CONCLUSION, bref de la vraie bouillie pour les chats!!😿

    Je suis ouvert aux commentaires mais s.v.p. avant de partager ou commenter ma publication (comme toute autre publication d’ailleurs), ne lisez pas simplement le titre, prenez le temps de lire l’article au complet et d’en vérifier les sources autant que possible.🔎😉🐶✌🏻

    « Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture. » (Hippocrate, 460 avant J.-C.)

    ————————————————
    Sources:
    *1 https://vetnutrition.tufts.edu/2018/06/a-broken-heart-risk-of-heart-disease-in-boutique-or-grain-free-diets-and-exotic-ingredients/

    *2 https://now.tufts.edu/news-releases/tufts%E2%80%99-school-opens-obesity-clinic-pets

    *3 https://nutrition.tufts.edu/friends/leadership/tufts-nutrition-council

    *4 https://savma.vetmed.ucdavis.edu/pet-food-program/royal-canin

    *5 https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfatJLF7I_voPYzyLB3ncj7GolNgji-SNk13JUWgWxA2Q1zJg/viewform

    *6 https://www.petfoodindustry.com/articles/7899-global-pet-food-sales-hit-91-billion-in-2018

    *7 https://www.petfoodinstitute.org/

    *8 https://www.statista.com/topics/1369/pet-food/

    *9 https://www.fda.gov/animal-veterinary/news-events/fda-investigation-potential-link-between-certain-diets-and-canine-dilated-cardiomyopathy

    *10 https://www.coeuretavc.ca/articles/que-sont-les-aliments-ultra-transformes

    • Salut Camille !

      Merci pour ton commentaire !

      En ce qui concerne la cardiomyopathie dilatée, voici textuellement ce que je dis dans la BD :

      « (…) suspectée de causer des maladies graves chez le chien (…) on ignore la cause exacte (…) D’ici à ce qu’on en sache plus, ces types de nourritures, vendues dans les boutiques pour animaux, ne devraient pas être un premier choix. »

      Ces phrases, que je considère prudentes et conservatrices, je les ai écrites délibérémenet de cette façon, car certaines sources recommandent carrément d’éviter ou de bannir ces produits, ce qui m’apparaît excessif à ce stade. Je n’alimente donc pas une « psychose collective », pour utiliser ton expression.

      Pour ce qui est d’accuser l’Université Tufts d’être à la solde de l’industrie, c’est une opinion personnelle assez surprenante considérant leur neutralité de leur équipe de nutrition dans ce type de dossiers. Mais bon, j’entends moi-même constamment ce type d’accusations à propos de ma propre profession, donc je ne peux pas dire que ça me surprend.

      Enfin, comme je dis dans la BD, l’ensemble du marché de la nourriture animale est problématique. Réduire ce problème aux nourritures vendues aux cliniques vétérinaires relève de l’ad hominem.

      Pour le reste, ce sont des opinions, comme tu dis.

      A+!

      Olivier

  15. Merci beaucoup pour ta BD Olivier ! Je suis vétérinaire et ma seule volonté est que mes clients arrêtent leur choix de nourriture en se basant sur des évidences scientifiques et non sur des fausses croyances et des modes. Certaines modes humaines ont fait très mal à l’industrie animale comme le sans grain qui a remplacé des ingrédients comme le maïs, par des ingrédients avec un profil nutritionnel inférieur comme le tapioca. La nutrition animale est l’une de mes passions et je trouve très difficile de voir à quel point notre expertise est peu respectée dans le monde de la nutrition animale. Oui certaines de nos formations sont données par des compagnies de nutrition (donc présence de conflit d’interêt possible), mais nous avons également plusieurs formations qui n’ont aucun conflit d’intérêt. Nous avons été formés pour savoir reconnaître la pertinence des informations scientifiques et développer notre sens critique. Je lis couramment des articles écrits par des fervents militants du crû et du sans grain (je veux essayer de les comprendre) et j’ai presque toujours de la difficulté à terminer mes lectures tellement leur crédibilité scientifique est mince. Si un client opte pour ces diètes, je vais respecter son choix mais je tiens à l’orienter vers les meilleurs produits dans ce type de diète et m’assurer qu’il ait fait son choix en comprenant les évidences scientifiques. Un site que j’adore qui n’a aucun conflit d’intérêt est: https://vetnutrition.tufts.edu/. Ce site a été créé par une équipe spécialisée en nutrition sans aucune affiliation à une compagnie.

    Tu es très courageux d’avoir écrit un article sur ce sujet qui est très émotif, vu que pour certains c’est un mode de vie, presque une secte.

    • Merci BEAUCOUP Marie-Josée ! J’aimerais ajouter quelque chose de pertinent, mais ton commentaire dit déjà tout.

      Je vais simplement highlighter un passage qui, je l’espère, sera remarqué. D’ailleurs c’est exactement ce que je dis moi-même à propos de mon travail de pharmacien :

      « Si un client opte pour ces diètes, je vais respecter son choix mais je tiens à l’orienter vers les meilleurs produits dans ce type de diète et m’assurer qu’il ait fait son choix en comprenant les évidences scientifiques. »

      A+!

      Olivier

  16. Ouf! Je vais avoir du pain sur la planche avec une telle visibilité d’informations issues de vérité mais tellement bien ficelées pour détruire le sens des vraies affaires. Ça fait plus de 40 ans que j’étudie les approches holistiques dont l’homéopathie et la naturopathie et plus de 50 ans que je partage ma vie avec des chiens. Je connais des choses dont une en particulier: je connais pas grand chose malgré toutes les observations, constats de réussite et les heures consacrées à chaque semaine à me documenter dans le domaine de la santé canine. Cette bd me vise bien que je ne me sente pas concerné. J’ai fait ma mission de consacrer mes temps libres à la transmission du baggage que je connais pour le bénéfice de la santé des animaux. J’ai ma page qui regroupe plus de 300 membres provenant de l’Europe et du Québec mais je suis actif sur quelques réseaux canins des États-Unis également. Mais mon point ici n’est pas d’étaler mon pedigree puisque visiblement je suis étiqueté par vous de charlatan, Joe connaissant prêchant la pseudoscience plutôt que de m’en remettre à un vétérinaire. Posez la question à votre chouette vétérinaire qui s’investi et qui mérite notre admiration pour qui est aimant des animaux: qui est responsable de la formation en nutrition animale dans toutes les Facultés de médecine vétérinaire du monde? La réponse à cette question apporte un éclairage bien différent sur vos propos. Mais quand on est issu soi-même du milieu des Big pharmas à partir des bancs d’école, difficile d’avoir un regard critique non biaisé, non contrôlé, non ficelé par cette super puissance qui façonne en quelque sorte la science à son bénéfice…

  17. Bonjour
    Merci pour cet article, c’est toujours intéressant de se questionner. Le problème est que vous avez pris l’information seulement chez un vétérinaire. Avez-vous pensé aux agronomes par exemple? Les vétérinaires se basent souvent sur des études réalisées par les compagnies de production de nourriture animale. Ce serait comme dire qu’un médecin est plus informé sur l’alimentation qu’une diététiste/nutritionniste. Je vous invite à prendre plus qu’un côté de la médaille. En plus dans la nutrition humaine depuis des années, ils nous disent de manger des aliments frais et non transformés… si on transpose ce principe aux animaux, on s’entend que les croquettes sont loin de l’être. Merci de vous intéresser à ce sujet, j’aimerais avoir une suite, car j’aime bcp vos chroniques.

    • Salut Joanie !

      Je ne me suis pas basé sur « un vétérinaire », mais bien sûr de multiples références de nature académique et/ou de vétérinaires, qui sont listées ci-dessus dans la section Références. Puis un vétérinaire a révisé / fait le fact checking.

      Ma BD n’enlève rien aux qualifications et compétences des agronomes.

      A+!

      Olivier

  18. Allô Olivier,
    je n’ai pas de chien, et j’apprends ici que le monde de l’alimentation animale est aussi « profiteuse » que celle pour les humains… Les 2 bras me tombent !

    Le titre « nutritionniste » est protégé: ça n’existe donc pas un « nutritionniste animal » (au Québec du moins) ! Peux-tu corriger cette petite partie de ton texte ? 🙂
    Bonne journée
    Martine, nutritionniste

    • Allo Martine !

      Tu as tout à fait raison. Mais je pense n’ai pas le choix de laisser « nutritionniste animal », car la majorité des compagnies ne sont pas au Québec, et c’est bien le terme utilisé dans la plupart des pays. Donc si les gens s’informent, je crois bien que c’est le titre à utiliser pour faire la vérifrication.

      Si je me trompe, me faire signe 🙂

      Merci !

      Olivier

  19. je donne de la [MARQUE] à mes teckels qui sont des chiens de sang…..onéreuse mais aucun problème intestinal, super beau poil, et les premiers ingrédients sont de la viande et du poisson….est-ce une bonne marque?

  20. Salut Olivier. Tu aurais pu parler des farines animales. Quand on connaît le mot « équarrissage », on se demande si notre chien mange du lupus.

  21. Bonjour Olivier,
    Je n’ai pas une expérience impressionnante comme bien d’autres personnes ici, mais une anecdote à raconter : il y a quelque temps, j’ai vu à « La Shop BMR » de la bouffe pour chats et chiens avec mention « diète méditerranéenne », « diète asiatique » et « diète nordique »!
    Par ailleurs, j’ai déjà eu un chat qui s’étouffait avec les grosses croquettes Whiskas. Comme j’avais lu « Un vétérinaire en colère », qui fustigeait les grandes entreprises de nourriture pour animaux, je lui ai fait essayer des croquettes « holistiques » trouvés une boutique. Au bout du compte, le seul avantage de cette bouffe était probablement que le chat pouvait au moins avaler les croquettes…
    Bonne journée!

      • Bonjour Olivier, je suis en démarche, lecture et me questionne sur la nourriture que je donne à mon chien. Ton article ( BD ) vient me confronter et confronter tout ce que je lis sur la nourriture cru . Au bout du compte, ici, on est tout mêlé… Bref…sans aucune attaque je voulais simplement te partager un article fort intéressant sur ce sujet. [LIEN ENLEVÉ – EXPLICATION DANS MA RÉPONSE] et qui me semble ( hé hé hé ) pertinent…? En fait j’aimerais ton avis SI POSSIBLE en sachant qu’il doit y avoir tout plein de personnes qui te partagent des articles à lire. 😉

        • Allo Annick !

          Merci beaucoup pour ton commentaire ! Je ne le vois aucunement comme une attaque, au contraire : mon but avec ce site a toujours été de stimuler la discussion, et les désaccords soulèvent généralement des apsects intéressants qui méritent d’être approfondis.

          Je suis conscient que ma BD vient confronter beaucoup de gens dans leurs pratiques (le backlash a été fort, d’ailleurs). Comme je le mentionne dans la conclusion, les choix alimentaires chez les animaux (et chez les humains d’ailleurs !) sont en grande partie émotifs, plutôt que basés sur les faits. Je n’échappe à pas à cette règle : en ayant un chien moi-même, je dois avouer que c’est presque impossible d’être complètement rationnel avec son propre animal. J’avais beaucoup de croyances – et fait plusieurs choix – que j’ai dû réévaluer en cours de route.

          Premièrement, je dois t’avertir que le site web que tu mentionnes est essentiellement un site de naturopathie pour les chiens. Voici par exemples quelques titres d’articles qu’on peut y retrouver :

          Moule Verte: l’anti-inflammatoire naturel pour votre chien!
          L’huile de noix de coco: le supplément miracle pour votre chien
          Vaccination : ce que votre vétérinaire ne vous dira pas

          Beaucoup d’articles laissent croire que ce sont des commandites de compagnies de suppléments ou nourriture, quoique cela n’est pas mentionné explicitement.

          L’auteur se présente comme un « spécialiste en nutrition canine« , mais selon le texte fourni, il n’a en réalité aucune formation ou qualification dans ce domaine. Il présente des « dîplômes » qui proviennent de « DNM University – Dogs Naturally University« , qui n’a rien d’une « université », mais est en réalité des cours à distance offerts par un magazine de santé naturelle. Il donne pourtant des recommandations très précises sur la santé des chiens, qui pourraient à mon avis se situer à la limite de la pratique illégale de la médecine vétérinaire.

          D’ailleurs, l’auteur semble déterminé à critiquer les grandes compagnies de nourriture pour leurs « conflits d’intérêts », puis s’empresse de recommander ses propres marques préférées (ex. voir son « Top 10 ») et dit se spécialiser en nourriture crue, encore là avec des marques proposées. Ce double-standard n’est pas expliqué.

          Enfin, les articles sur ce site – incluant celui que tu me proposes – ont plusieurs caractéristiques-clé des sites de pseudoscience :

          – La plupart des références citées sont d’autres site de santé naturelle;
          – Les études sont choisies (« cherry picked ») sans mise en perspective avec le reste de la littérature, et sans analyse de la méthodologie;
          – L’argumentaire est basé en grande partie sur des sophismes (ex. « si le chien existe depuis 30 000 ans mais la croquette depuis seulement 80 ans, qu’est-ce que le chien mangeait auparavant?« )
          – Des « experts » sont cités en guise d’argument d’autorité, alors qu’ils vont à l’encontre du consensus en cours.

          Dans le dernier cas, par exemple, l’article mentionne la vétérinaire Karen Becker, qui est affiliée au site « Mercola Healthy Pets« . C’est presque toujours elle qui est mentionnée par les sites web de nourriture crue, alors qu’elle n’a aucun background de recherche dans le domaine à ce que je sache. Son opinion n’est partagée par aucune association officielle de santé animale. D’ailleurs, Mercola est un empire de la santé naturelle, reconnu comme étant l’un des pires réseaux de pseudoscience et de désinformation sur Internet :
          https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Mercola

          Je remarque aussi que l’article que tu mentionnes cite principalement des données issues de DogRisk, un groupe dédié à la promotion de la nourriture crue et aux thérapies alternatives chez les chiens, et qui n’a publié à ce jour aucune recherche révisée par les pairs (un standard incontournable et essentiel de la recherche légitime) :
          http://skeptvet.com/Blog/2018/05/whos-behind-the-the-truth-about-pet-cancer/

          Bref…

          C’est extrêmement difficile de se faire une idée sur ce type de sujet, surtout avec les information incroyablement contradictoires qu’on retrouve sur le web, et souvent même dans les médias. Je comprends donc parfaitement les gens d’être confus, et je crois aussi que c’est normal – et même souhaitable – d’avoir un bon niveau de méfiance envers la nourriture commerciale. Cela dit, il faut aussi être prudents face aux sources non-fiables d’informations sur le sujet, qui ont elles aussi tout à gagner en faisant la promotion de leurs propres produits ou méthodes. Autrement dit, une bonne dose d’esprit critique envers n’importe quelle référence est un bon réflexe, comme tu l’as fait ici d’aulleurs 😀

          J’espère que ça t’éclaire un peu ! À bientôt !

          Olivier

          P.S. J’ai dû enlever le lien conformément à mes lignes directrices (http://lepharmachien.com/a-propos-du-site/), mais avec les citations textuelles, les gens n’auront aucune difficulté à le trouver via Google.

          • Merci Olivier d’avoir analysé tout ça pour nous…hummm…chacun son métier. Ça nous aurait pris une grosse semaine à démêler tout ça…et même pas certaine qu’on aurait réussi. 😀 Maintenant reste, pour nous ( mon amoureux et moi ), la partie qui semble faire du « gros bon sens » mais pas du tout soutenu par une étude quelconque. La croquette reste un aliment transformé et si on transpose le peu que l’on connait sur l’alimentation humaine, et bien il semblerait mieux d’un point de vue nutritif de donner de VRAIS aliments à notre chien…Je te dit ça et en même temps nous avons eu un Labrador de 8 semaines qui a été nourrit toute sa vie aux croquettes et qui est décédé à l’âge vénérable de 17 ans ( ??? ) Mais est-ce l’exception à la règle ? Comme l’exemple de l’oncle qui a fumé toute sa vie et qui est quand même décédé à 96 ans…Donc voilà le point qui nous reste à résonner 😉 Pas facile de ne pas transposer les besoins des humains à nos chiens…pfffff !! N’importe quoi ! 🙂 En attendant des études, on » Upgradera » la qualité des croquettes ! Merci encore…

          • Allo Annick !

            Merci beaucoup pour ton commentaire !

            Pour tout ce qui concerne la santé animale, il y a définitivement un risque de faire de l’anthropomorphisme, i.e. de présumer que ce qui s’applique à l’humain s’applique aussi aux animaux. Chez l’humain, la notion « d’aliment ultra-transformé » correspond à du junk food, c’est-à-dire des aliments dont la valeur nutritive est faible, et auxquels on a ajouté des ingrédients pour améliorer le goût et la texture pour les rendre plus attrayants (sucre, sel, gras, colorants, agents texturants, etc.). En ce sens, je ne suis pas convaincu que (même si la comparaison était valide) les croquettes constituent du junk food. Leur niveau de transformation est élevé en effet, mais l’objectif visé est une valeur nutritive élevée, et il n’y a pas l’ajout superflu de sucre, gras, etc comme chez l’humain. La (bonne) nourriture est aussi validée est testée en ce sens.

            Dans un autre ordre d’idée, il y a une disctinction importante à faire et que je n’ai pas abordée en détails dans la BD : nourriture fraîche VS nourriture crue.

            À ma connaissance, les vétérinaires n’ont aucun problème avec l’idée de préparer des repas frais aux animaux, s’ils sont bien balancés bien sûr. Autrement dit, si des gens veulent cuisiner des plats pour leur chien à base de viande, légumes, riz, etc., ça peut être une alimentation exceptionnelle. Mais la vérité, c’est que c’est rarissime des gens qui sont prêts à faire ça !!! L’équivalent chez l’humain, c’est une personne qui se cuisine ses propres repas à chaque jour, ce qu’on sait être l’idéal.

            L’alimentation crue n’a rien à voir avec le concept ci-dessus par contre. L’équivalent chez l’humain serait le crudivorisme, i.e. ne cuire aucun aliment, et on sait qu’il n’y a aucune raison valide de faire ça. Comme je dis dans la BD, ça peut être approprié, mais il y a des risques et – surtout – pas de fondement scientifique solide.

            Est-ce plus clair ? Je voulais faire cette distinction dans la BD à l’origine, mais je l’ai enlevée quand je coupais du contenu qui me semblait non-essentiel… peut-être que j’avais tort.

            A+!

            Olivier

  22. j’avoue que la bouffe pour chien est cher mais on en achète pour ces toutou adorable qui nous donne le sourire a chaque fois qu’on le voit, pour ces câlin doux et affectueux et pour leur immense beauté canin ! Même si il vienne d’un ancêtre d’un loup, on dois lui donner tout l’amour comme on en donne au autres ♥

  23. Merci pour ces infos ! Je suis une future adoptant, et face à toutes les boîtes de nourriture en rayon, je me sens franchement perdue !

    Je n’étais déjà pas franchement convaincue par le sans grains (qui semble avoir envahi tous les rayons des boutiques pour animaux !) ou le cru, donc ça me conforte, mais surtout, je saurais quelles indications rechercher sur les paquets, ou comment me renseigner sur la qualité des croquettes =)

  24. Bonjour Pharmachien!

    Je suis médecin vétérinaire et je tiens à te féliciter et à te remercier pour ton excellent article drôle, instructif et tellement bien vulgarisé!

    Nous aimerions faire une copie papier de ton document sur la nourriture pour animaux pour laisser une copie dans notre salle d’attente et ainsi laisser nos clients s’instruire tout en s’amusant lorsqu’ils attendent.

    Nous voulions savoir si tu nous donnes la permission.

    Merci beaucoup!

    Dre Marie-Élaine Mauffette DMV

    • Allo Marie-Élaine !

      Merci beaucoup pour le bon feedback ! 😀

      Aucun problème. Le format risque d’être difficile à imprimer, mais si vous y arrivez, je vous donne la permission vu qu’il s’agit d’une utilisation professionnelle pour sensibiliser le public. SVP inclure la source.

      A+!

      Olivier

  25. Bonjour Olivier,

    Une anecdote à propos de mon chien :
    Un soir, j’ai versé accidentellement une bonne quantité de vin rouge sur la table et qui a fait une bonne flaque sur le plancher. Le temps que je déballe un rouleau d’essuie-tout et que je termine de nettoyer la table, mon chien avec laper la flaque. Bizarrement, je ne l’ai pas entendu de la soirée.
    Conclusion: Le vin a autant d’effet sur le cerveau de mon chien que sur le mien…

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