Anxiété : prisonnier du collier de métal

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Le stress et l’anxiété sont utiles dans la vie.

Supposons par exemple que tu fais de la randonnée en Alaska et que tu te retrouves soudainement devant un ours Kodiak qui sort d’hibernation et cherche son premier repas. Tu vois un filet de bave qui coule de sa bouche et tu n’as qu’une cuillère pour te défendre…

… mmm mauvais exemple.

Disons que tu es allergique aux piqûres de guêpe. Ton stress t’encourage à être prudent lorsqu’il peut y en avoir aux alentours. Quand tu vois une guêpe, ton anxiété te pousse à t’éloigner. Ce sont des mécanismes de défense normaux et souhaitables qui ont permis à l’être humain d’évoluer.

Par contre, l’évolution a fait en sorte que les situations qui causent l’anxiété ont changé : le travail, la famille, l’argent, la santé, etc. L’homme des cavernes n’en avait rien à foutre de tout ça… mais aujourd’hui ce sont ces trucs qui nous stressent le plus.

Aujourd’hui, je veux parler du trouble d’anxiété généralisée, un peu comme je l’ai fait plus tôt cette année avec la dépression. C’est un trouble très fréquent… mais difficile à accepter et dont peu de gens discutent ouvertement.

Cet infographique demande une implication et une certaine imagination de la part du lecteur… tu l’apprécieras davantage si tu acceptes de te laisser porter par l’analogie inusitée que je propose!

 

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Collier de métal et décharge électriqueSymptômes de l'anxiété et difficultés au quotidienAttaque de panique et inquiétudes réellesSymptômes multiples chez le médecin et dossiers épaisLes serrures psychologique et chimique du collier de métal et intro sur l'amygdale et le cortex préfrontalRôle de l'amygdale et du cortex préfrontal (cerveau) dans l'anxiétéAnxiété : prisonnier du collier de métal (07)Accepter le diagnostic de l'anxiété

 

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et  suggestion de lecture

Affiche sur l'anxiété

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85 Responses to Anxiété : prisonnier du collier de métal

  1. Merci, tellement merci de l’avoir illustré…je partage et j’espère que les gens autour de moi prendront le temps de comprendre…:)

  2. Continuez, c’est excellent comme toujours, ça fait du bien de vous lire!

  3. Jessy-Cher Martin

    Très intéressant, tu me donnes le goût d’en savoir plus!!!!

  4. Salut!
    Excellent article-BD-conseils! Tu ne nous parle pas des médicaments anxiolytiques. Il semble y avoir une controverse ou peut etre une peur de ces médicaments chez les médecins. Particulièrement pour le rivotril. (clonazépam). Certains médecins n’osent plus le prescrire et d’autres le retirent chez des personnes qui en prennent depuis longtemps avec de bons résultats.
    Oui, je sais, il y a dépendance. Comme dans pas mal de médicaments. Il est souvent remplacé par du Séroquel, qui, pour certains ne donne rien ou les effets secondaires sont trop intenses. On fait quoi dans ces cas?
    Une fille dont le chum vire fou parce qu’il n’a rien pour l’aider

    • Allo Josée!

      C’était voulu de ma part de ne pas élaborer sur les anxiolytiques, car c’est un sujet en soi. Ici, je voulais surtout focuser sur l’incompréhension et le côté humain de l’anxiété généralisée. C’est une première étape!

      Je vais assurément revenir sur les médicaments utilisés en santé mentale car c’est un sujet qui m’intéresse énormément.

      Merci pour ton commentaire!

      Olivier

  5. Excellente illustration, de l’anxiété généralisé! Par contre, je crois qu’il faudrait nuancer le fait que la TCC serait l’approche qui fonctionne « VRAIMENT ». Il est de plus en plus rare que les psychothérapeutes se réfèrent à une seule approche. Il est vrai que la TCC est sans doute la plus efficace pour traiter le trouble d’anxiété généralisé, néanmoins, l’approche et les techniques expliquent approximativement de 8 à 15 % du résultat. D’autres facteurs dits «communs » à chacune des approches prédisent avec plus de vigueur les biens-faits positifs d’une thérapie. Par exemple, les facteurs liés au psy lui-même, indépendamment de son approche d’intervention, expliqueraient de 30 à 40 % du succès d’une thérapie. Il en serait également de même pour le client, qui, dépendamment de son engagement, de son adhésion, ou de sa résistance au traitement, expliquerait de 30 à 40 % du résultat. Évidemment, tous ces chiffres sont approximatifs, mais la proportion restante demeure encore inexpliquée et serait possiblement attribuable à l’effet placebo.

    Autrement dit, oui l’approche TCC est efficace, mais elle n’est pas la seule. L’idée de donner des devoirs à faire à la maison est répandue chez la majorité des psys recourant à une approche dite intégrative des meilleurs ingrédients de chacune des approches.Cela étant dit, je soutiens comme vous le dites, l’idée de se documenter et de « magaziner » en quelque sorte son psy car c’est de la plus haute importance. Ce faisant, il est préférable et fortement recommandé, de consulter un psychologue ou un psychothérapeute accrédité par l’Ordre des psychologues du Québec.

    Au plaisir de vous lire,

  6. C’est tout à fait moi, mais je me soigne. Je sais maintenant que j’aurai à combattre un trouble de l’anxiéte toute ma vie. La vie est beaucoup plus belle depuis que je m’en fait moins! Bon courage et heureusement ça se soigne!
    Merci pour le blog humoristique et efficace comme toujours.

  7. Question très naïve, mais si l’anxiété est due à l’amygdale qui devient folle, pourquoi ne pas l’enlever ? ca réglerait au moins la moitié du problème ?

    • L’amygdale est essentielle aux émotions, comme pour apprécier un bon sandwich à la dinde avec humus aux noix de pins et salsa verte…

      … scuse j’ai vraiment faim en ce moment!

      Elle est aussi impliquée dans la mémoire.

      Bref, à moins de vouloir devenir un zombie (ce qui serait néanmoins cool à sa façon), enlever l’amygdale n’est pas une solution envisageable!

    • Parce que si on enlevait l’amygdale, il n’y aurait plus aucune réaction de peur possible, qu’elle soit injustifiée (anxiété) ou non! Et parfois la peur est normale et importante! Elle vous empêche de rester sans bouger alors qu’un dinosaure vous pourchasse…

    • Merci pour vos commentaires. En fait je viens d’apprendre une chose, il y a plusieurs sortes d’amygdales. Certaines situées dans le cerveau (celle dont on parle ici) et d’autres logées au fond de la bouche (qu’on enlevait fréquemment il y a 30 ans environ), opération souvent considérée comme bénigne. D’où ma question de départ. Merci encore pour cette petite bande dessinée, ça permet de mieux comprendre les proches qui sont touchés par ce mal.

  8. On parle d’amygdale..une personne fesant un amygdalite et qui se les fait enlever? Lol pt que cest une autre amygdale..jessaye de comprendre..cest impossible que ce soit celle la car sinon il y aurais des milliers de zombies lol

  9. Merci beaucoup Olivier pour cet article très intéressant. Venant d’être diagnostiquée TAG avec crise de panique il y a a peine une semaine, ça tombe juste pile que tu fasse un article la-dessus. Je suis présentement un traitement de citalopram et je sais qu’il prenne environ 2 à 3 semaines à faire effet. Je commence à me sentir de mieux en mieux. Moins oppressé par ce ”collier”. Tu a parlé des anxiolytiques comme traitement mais tu n’a pas parlé des ISRS pour combattre l’anxiété. Je vais partager ton article pour mieux faire comprendre aux gens ce que l’on vit au quotidien. Même si mon entourage me soutient a 100% parfois ce n’est pas facile pour eux de savoir ce qui se passe dans ma tête.
    Bonne journée.

    • Allo Isabelle,

      Merci pour ton témoignage!

      En parlant “d’anxiolytiques”, j’incluais à vrai dire les antidépresseurs. Les professionnels de la santé tentent de ne plus les appeler “antidépresseurs” vu qu’ils n’agissent pas seulement sur la dépression mais aussi sur l’anxiété et d’autres conditions. J’ai modifié l’image et laissé seulement “médicaments” pour éviter la confusion.

      Les ISRS (médicaments qui agissent sur la sérotonine dans le cerveau) sont en effet le traitement par excellence lorsque les médicaments sont nécessaires. Je reviendrai assurément sur le sujet dans le futur.

      À bientôt!

      Olivier

  10. Ouain, ouain, ouain..”le collier” , que je porte depuis plusieurs années, est une belle facon de faire comprendre ce qu’on ressent. Des fois y a pas de chocs mais c’est aussi pire, d’autres fois tu as de l’air d’un chien, qui en porte un vrai et qui ose japper.. Y vient fou lui aussi quand les chocs partent lollll! J’ai gentiment légué ce collier à ma fille et je crois qu’on va aller faire un tour à la librairie toutes les 2 et on verra ensuite pour le TCC. Merci pour cet article, j’ai bien ri en voyant les illustrations. Merci! ;)

  11. “L’amygdale ou complexe amygdalien est un noyau pair situé dans la région antéro-interne du lobe temporal au sein de l’uncus, en avant de l’hippocampe et sous le cortex péri-amygdalien.”
    Bref, c’est pas l’amygdale qu’on connaît tous! Je me posais pas mal la même question mais le commentaire précédent a pas mal résolu l’énigme!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Amygdale_%28cerveau%29

  12. Wow excellente BD et excellente vulgarisation. Je travaille comme médecin et il n’est vraiment pas facile de faire comprendre et accepter ce diagnostique aux gens. Je pense bien utiliser votre bd au travail! En passant j’adore votre blog. Merci :)

    • Merci beaucoup Karine, super apprécié!!! Comme professionnel de la santé, c’est difficile de discuter d’anxiété avec les gens… c’est un sujet délicat qui demande beaucoup de diplomatie. N’hésite pas à partager la BD avec tes patient(e)s si ça peut t’aider!

      À bientôt!

      Olivier

  13. Excellent! Vous devriez traduire vos BD en anglais aussi. C’est certain que je les utiliserais avec mes clients

  14. wow quel articles,maintenant je vais le partager a ma famille et as mes amies fb,comme ca les gens vont mieux me comprendre et comprendre aussi a quel point je peux souffrir de cet anxiétée généralisée,merci

  15. Excellent infographique!!!! Malheureusement, certaines personnes sont tellement dans le déni qu’elles se fixent sur les symptômes physiques et tout professionnels de la santé qui ne croient qu’elles ont quelque chose de mortel (je parle d’atteinte physique car l’anxiété si on pousse peut être mortelle parle suicide) sont incompétentes… C’est dur d’aider ces personnes!

  16. Tu ne pouvais pas expliquer mieux l’anxiété généralisée que de cette façon. J’ai beau être professionnelle de santé, je n’ai pas échappé à ce fléau ! mais pour autant, je n’aurais jamais trouvé les mots aussi justes pour décrire tout ça ! Bravo !

  17. Ne pourrait-on pas seulement retracer le gars qui envoie les chocs électriques et lui casser les deux jambes?
    Je n’ai jamais été très bon avec les métaphores…

    -Dr Dominique Garant

  18. L’anxiété est apparue dans ma vie suite à ma dépression l’an dernier. La dépression est terminée, mais maintenant, chaque fois que survient un événement imprévu, ou que je fais une erreur, c’est la fin du monde… Souffle court, diarrhée, panique, la joie! :(

    En plus de mon antidépresseur, mon doc m’a prescrit Xanax, c’est une vraie pilule miracle. Mais la dépendance qu’elle peut engendrer me cause… de l’anxiété! XD

    Le truc, c’est de focusser sur les choses qui vont bien, ce que je fais de bien, et coller mes enfants.

  19. andré boulanger

    L’anxiété est directement reliée à la surconsommation de sel. Diminuer la consommation de sodium fait partie de la solution :-)

    • ……………………………………………………………………………….. non.

      • HAHA!
        Il y a TELLEMENT de solutions miracles sur internet; Plus de légumineuses! Moins de sucre! Plus de rouge dans ton chackra! ETC… Il y a de quoi devenir encore plus anxieux et je sais de quoi je parle… ;)
        Quand on vit beaucoup d’anxiété, on veut que ca cesse immédiatement et on cherche partout une solution. On veut tellement croire; mais j’appelle à la précaution et au dicernement parce que dans ces temps là, on est très sensibles aux suggestions. Souvent les gens ont de bonnes intentions mais n’y connaissent rien. Il veut mieux écouter son médecin et son pharmacien que le commis de chez Tau.

  20. Cette infographique est probablement la meilleure façon que j’ai vu d’expliquer clairement ce qu’est l’anxiété généralisée à des gens qui ne l’ont jamais vécu. Je vis avec ce trouble depuis longtemps, mais c’est pire depuis 2 ans et demi, suite à une grave maladie. C’est difficile à accepter, c’est difficile d’en parler, mais je suis allée chercher de l’aide, à la fois psychologique et chimique. Il y a des périodes où ça va bien, où j’arrive presque à oublier l’existence du collier, et d’autres où c’est difficile et où j’ai l’impression que je m’en sortirai jamais. Je ne sais pas si j’arriverai à m’en débarrasser complètement un jour, mais je travaille fort, et j’espère. Surtout, j’essaie de ne plus avoir honte, et d’en parler autour de moi. Je partage avec plaisir.

  21. Excellent! J’ai commandé l’affiche pour ma clinique; avez-vous penser à faire des pamphlets que l’on pourrait remettre au patient? Peut-on reproduire/imprimer le tout?

    • Allo Célina! Un ÉNORME merci pour ta commande!!!

      J’aimerais beaucoup faire des pamphlets mais je dois avouer que le prix est prohibitif, à moins d’en imprimer 5000 ou plus. Si jamais je trouve une meilleure aubaine, je vais probablement mettre ce projet de l’avant!

      Merci encore et à bientôt!

  22. Salut Olivier, je viens de lire ta B.D. et je vais utiliser ta métaphore si tu permets. Merci pour la suggestion de lecture, je vais y jeter un oeil. Pour les lecteurs à l’aise en anglais, je te propose Wherever You Go There you Are par Jon Kabat-Zinn. Continue ton excellent travail.

  23. Merci beaucoup! super article. Pour ma part, il a fallu les 2clés, d’abord celle des médicaments , ce qui m’a ensuite permis d’utiliser la clé psychologique. Alors bien sûr parfois le collier est de retour, mais je sais que je peux m’en débarrasser, ou alléger son poids au maximum. Et c’est une très bonne chose.

    Merci encore, si tout le monde pouvait la lire et comprendre cet “enfer”

  24. Un livre que je recommande beaucoup à mes patients anxieux ou dépressifs: “Être bien dans sa peau” du Dr David Burns. C’est en fait un petit guide, simple et intéressant qui décrit bien les bases de la TCC (Thérapie Cognitive Comportementale).

    Comme j’ai lu plus haut dans les commentaires, il est intéressant de rappeler que la TCC est loin d’être la seule thérapie efficace pour l’anxiété. En fait, le psychothérapeute doit être en mesure de faire un choix d’approche selon les difficultés du client, sa personnalité, ses échecs thérapeutiques passés, etc. Pour ma part, je recommande ce livre puisque j’utilise une approche différente durant les consultations. Ainsi, le patient reçoit des outils très diversifiés et peut choisir ceux qui lui correspondent.

  25. Par cette chronique, vous êtes passé de “source ultra-pertinente” à “service essentiel d’utilité publique”. Bravo !

  26. c’est bien mais quand le medecin ne veux plus nous traiter et apres la thérapie tcc (ok) ou trouver de l’aide???et quand notre entourage nous croix pas et nous traite de paresseux etben non t’est pas malade ! en tout cas merci ça fait du bien de t’avoir lu

  27. Moi mon medecin m’a prescrit… un livre. “Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse” de David Servan-Schreiber. Sur le coup j’étais sceptique, mais j’ai accepté de bonne foi et ouff!! Quel changement! Quasiment du jour au lendemain, le déclic s’est fait. Depuis je le partage à tous ceux qui pourraient en bénéficier.

  28. Je souffre d’anxiete generalisee depuis 10 ans. J’ai fait une therapie sans reel succes. Ce qui me creait de l’anxiete a cesse. Je suis desormais sur medication (seroxat 20mg) et me sens tres bien. Un jour j’ai tente de diminuer ma dose afin d’eventuellement arreter ma medication mais un docteur a compare ma maladie a celle d’un diabetique. Il m’a dit pourquoi arreterais-tu de prendre ta medication? Tu te sens bien, mieux que jamais auparavant. Un diabetique aura besoin d’insuline a vie alors continue a prendre ta medication et ne pense pas a la dependance…

  29. Je suis contente de lire cet article. Toujours aussi intéressant de te lire! Je suis aussi contente de voir que je ne suis pas toute seule…
    J’essaie d’expliquer à une amie ce qui se passe dans ma tête. C’est difficile pour elle de comprendre, mais elle essaie. Quand j’ai de ces crises de panique, ma tête fait des scénarios, tous aussi plus horribles que les autres. Toujours la même peur qui prend le dessus. Peur de perdre encore un de mes enfant, peur de perdre mon conjoint, peur que mes enfants me perdent. Mon cerveau se fait des scénarios, mais l’autre partie essaie de tout rationnaliser. C’est la guerre et c’est difficile à gérer. J’ai consulté et je me traite, mais il y a toujours un fond. Maintenant, quand ça m’arrive ces crises, j’en parle. Je dis tout ce qui me passe par la tête. Les scénarios et le raisonnement. Ça me fait beaucoup de bien puisque je me montre ainsi à moi-même l’absurde dans mes pensées. Quel soulagement qu’être capable d’en parler.
    J’ai entendu dire que chez certaines femmes, le sterilet Mirena pouvait créer ou augmenter le sentiment d’anxiété. C’est celui que j’ai depuis 4 ans et demi. Je dois le changer bientôt et en fait, je pense ne plus le reprendre. Voir si ma tête va se calmer. Je veux mettre toutes les chances de mon côté. Est-ce que je fais bien ou non? Difficile pour moi d’y répondre. Parce que juste ce changement, l’idée de recommencer des périodes mentruelles intenses et des cycles tout crochent me fait peur un peu!
    Merci pour ton travail. Il met des mots, des images sur tout ça.

  30. Bonne description. Merci d’en parler.
    Je l’ai cette bibitte et je pensais qu’après la thérapie et des années d’antidépresseurs je pouvais vivre sans médication, alors j’ai cessé tranquillement l’an dernier.

    Grosse erreur.

    J’avais été un peu brain-washée par les gens qui disent que les antidépresseurs sont des gros méchants et que leurs effets sont dévastateurs. Je me rend compte désormais que je ne pourrai probablement jamais les arrêter sans revivre un enfer quotidien.

    Ca fait presque un an de ça et je ne suis pas tout à fait comme avant encore, mais ça avance.
    J’ai recommancé mes médicaments il y a plusieurs mois et ça en prend plus maintenant pour avoir de l’effet, tant ma rechute a été monumentale. Je ne dormais plus, je ne mangeais plus, je m’inquiétais constament, je me sentais devenir completement folle à l’intérieur, mais à l’extérieur, hormis mon air fatigué, rien n’y paraissait. Je mérite un Oscar pour mon rôle de “jeune femme tout à fait normale”.

    J’ai fait ma paix avec les antidépresseurs et on m’a prescrit le seroquel aussi comme “optimisateur”. Ça fait peur de prendre ce médicament vu son qualificcatif d’anti-psychotique, mais à faible dose il semble très efficasse contre l’anxiété. Il n’est presque plus prescrit pour les psychoses de toute façon à ce qu’on m’a dit. J’avais peur que ça me rende zombie et ça me fait dormir solide, mais j’ai encore la même personalité.

    Donc merci pour l’article. Les commentaires me font voir que nous sommes bien plus nombreux que les statistiques semblent le dire à vivre ces douleurs dans le secret et la honte.
    Des fois j’ai voulu abandonné, surtout après des mois à faire de l’insomnie et à constament avoir mal en dedans. Mais ça passe. PATIENCE et TOLÉRENCE sont des mots très efficasses. J’ai de plus en plus de bonnes journées et j’ai hate de redevenir complètement moi-même.
    On lâche pas!

  31. Cet article décrit tellement bien comment je me suis sentie pendant longtemps. Pendant plusieurs années ça me grugeait en dedans. Ce n’est pas quelque chose de simple, mais grâce à la TCC et un bon traitement ISRS, ma situation s’est grandement amélioré. Il y a toujours du travail à faire, ce n’est jamais vraiment réglé. Beaucoup de travail sur soi.

    S. je crois que le traitement de l’anxiété est très complexe. Avant ma TCC, je prenais du Cipralex et du Seroquel, ça fonctionnait relativement bien, ensuite j’ai cessée progressivement ma médication. 1 an plus tard, mes symptômes étaient revenus. J’ai repris un traitement pharmacologique (Celexa) et j’ai débuté la psychothérapie. J’ai lu un livre qui m’a beaucoup aidé (recommandé par ma psychologue) et qui s’appelle Le piège du bonheur de Russ Harris. Ce livre et la psychothérapie ensemble m’ont aidés à développer des stratégies d’adaptation plus solide pour faire face. J’avais tendance à “démoniser” l’anxiété, maintenant j’ai appris à accepter qu’elle faisait partie de moi et qu’il fallait que j’apprenne à travailler avec elle plutôt que contre elle. Dans mon cas, la médication a su “calmer” mon amygdale pendant que la psychothérapie m’aidait à trouver les outils nécessaires pour poursuivre mon chemin dans la vie. C’est pour cela que je trouve que les deux traitements vont de pair. Chaque cas est unique malgré tout. Je te souhaite tout le bien possible et que tout se passe pour le mieux!

    Petit “thumbs up” à ma pharmacienne qui lorsque je suis allée chercher mes comprimés, a pris le peine de venir me parler un peu, me demander comment j’allais et tout. C’était très gentil et c’était un vrai baume à l’âme…

    • Merci!
      Celexa, ca n’a pas marché pour moi; trop d’effets secondaires. Un bandeau constant autour de la tête et tout le temps soif. Ouache…
      Le livre de Russ GHarris est déjà sur ma table de chevet.
      :)

      • Ça peut avoir l’air drôle mais ce livre a changé considérablement beaucoup de choses dans ma vie. J’espère qu’il t’être aussi utile qu’à moi! :)

  32. Bonsoir !

    Ma fille m’a fait lire votre bande dessinée, ça fait du bien de lire sur notre problématique avec humour,ainsi que tous les commentaires intéressants. On n’est donc pas toute seule, ce qui dédramatise notre mal de vivre !! Car j’ai souffert durant tant d’années d’anxiété généralisée et à force de chercher, j’ai réussi à me diagnostiqué comme anxieuse généralisée, ce qui n’a pas été facile à accepter, puisqu’au départ on se croit pris dans une maladie mentale, ce qui est encore très mal jugé.

    C’est grâce à l’organisme REVIVRE que j’ai compris mon problème, et grâce à ma fille qui m’a poussée à consulter un médecin, tellement elle me voyait malheureuse, et à qui j’ai fait lire mon auto-évaluation, que j’ai pu être efficacement médicamentée, ce qui a tellement changé ma vie pour le mieux, avec aussi consultation d’une psychologue compétente et efficace.

    MERCI Bernard

    Marie-Claire

  33. Merci pour cette chronique. Vivant moi-même avec lanxiété généralisé depuis plusieurs années, je confirme ces explications, cest bien expliqués et interressant a lire. Jai partagée a mes amis/famille qui eux comprennent qq fois moins et me trouve juste ”maman poule” ou ”freak” hihihi Et je confirme aussi que la thérapie cognitivo-comportemental aide vraiment bcp. Jai fais une thérapie longtemps avec cette méthode et ca fais quaujourdhui je vie relativement bien, mais ca reste un ”contrôle quotidien”.

  34. Si l’anxiété c’est attendre un choc qui ne vient pas, la crise de panique c’est reçevoir un choc. Après en avoir reçu un certain nombre, tu finis par juste attendre le prochain. C’est atroce.

    Parfois ce qui rend le diagnostique difficile, c’est que lorsque tu as vécu beaucoup de stress sur une longue période de temps, tu ne réalise même plus que tu le ressent.

    Merci d’avoir rendue la chose plus facile a comprendre pour ceux qui ne le vivent pas :)

  35. Chouette bd ; merci de l’avoir faite. Je rêve que l’envie vous vienne de mettre aussi le TOC (trouble obsessionnel-compulsif) en bd. Ce serait utile!

  36. Autre excellent livre (pour enfants, celui-là) : “Incroyable Moi maîtrise son anxiété”, par Geneviève Marcotte, Ph. D., et Nathalie Couture, M. Ps., paru aux Éditions Midi trente (2012).
    http://www.miditrente.ca/Psycho-Pedago/Incroyable.html
    À découvrir!
    Merci.

  37. Il y a également des groupes d’entraide pour les personnes avec des troubles anxieux.Je suis personnellement bénévole auprès d’un de ces groupes. Phobies-Zéro existe depuis plus de 20 ans. Pour plus de détaisl sur des groupes de rencontres et sur l’organisme, je vous invite à visiter le site web: http://www.phobies-zero.qc.ca

  38. Super outil pour le milieu scolaire et les ados. Merci énormément! Ça ouvre de belles discussions!
    -Une psychologue scolaire

  39. Wow ! Je vous dit bravo. Je viens de finir mes cours sur la psychiatrie (je suis étudiante en soins infirmier) et je peux dire que vous expliquer de façon simpl et efficace un problème très réepndue et méconnue.

    Je le fais suivre à tous mes collègues ;)

  40. Ton infographie décrit tellement parfaitement ce que l’on ressent quand on souffre d’anxiété généralisée que c’en est perturbant. J’ai fait de l’AG pendant plusieurs années, de mon primaire jusqu’à la fin du secondaire. Je vivais beaucoup d’intimidation quand j’étais jeune à cause que j’avais un déficit de l’attention. Je vivais et ressentais mes émotions (surtout ma colère et ma tristesse) très intensément, ce qui occasionnait encore plus de moqueries et d’attaques à mon égard. Les moqueries me faisaient pleurer, ce qui amenait encore plus de moqueries. C’était un cercle vicieux.

    J’ai tranquillement commencé à me renfermer sur moi-même et à ne plus partager la haine, la terreur et toute la tristesse que je ressentais avec qui que ce soit. Je suis restée des années avec ce genre d’émotions bouillonnant en permanence en moi. Parfois, quand la tension et le stress devenaient trop insupportables, je m’effondrais. Je commençais à capoter, mon monde s’écroulait en face de moi et je ne pouvais absolument rien faire pour retenir le cataclysme.

    C’était terrible. Dans les pires périodes, je pouvais faire des épisodes d’attaque panique jusqu’à quatre, cinq fois par semaine. Autant d’anxiété, de stress et de pression sur les épaules d’une personne est insupportable. On vit dans la peur et l’appréhension constante que quelque chose dérange nos plans et ruine tous nos efforts, ce pourquoi nous avons travaillé. Ce n’est pas vivre, c’est simplement survivre en s’attendant au pire.

    Je suis contente de dire que je vais beaucoup mieux aujourd’hui. J’ai eu l’occasion de réduire (pas éliminer, mais réduire en très grande partie) mon anxiété en général avec une TCC. Ça a pris du temps (et de l’argent =P ), mais j’ai pu VRAIMENT respirer pour la première fois en presque 8 ans au bout de quelques mois de thérapie. J’ai pu revoir mes priorités, rationaliser les situations qui provoquaient de l’anxiété chez moi et profiter du temps que je regagnais à ne pas m’en faire pour le moindre grain de poussière qui effleurait mes cils. Je ne fais plus ou presque d’attaques panique. Je suis en fin de session en ce moment et tout va bien pour l’instant =)

    Alors à tous ceux qui vivent de l’anxiété à tous les jours, tenez bon. Il peut être facile de se faire dire qu’il faut être fort et qu’il ne faut pas se laisser écraser sous le poids des soucis et du stress, c’est la plupart du temps impossible si on est seul. Le plus important est d’en parler, je crois. De préférence à une personne qui saura vous aider, comme un professionnel de la santé, mais je crois que le simple fait de partager ce que l’on ressent (même si ce n’est qu’à un amis ou un proche) est déjà un pas dans la bonne voie.

    Je crois aussi qu’on doit apprendre à vivre avec, à la maîtriser à notre manière et à la canaliser lorsque nécessaire. Et peut-être la transformer en quelque chose de bien, quelque chose de plus positif qui nous aidera à aller de l’avant.

  41. Valérie Bilodeau

    J’ai partagé! Je trouve que la vulgarisation est géniale!! C’est toujours un plaisir de te lire!!

  42. Valérie Bilodeau

    Wow Athena! Je trouve ton récit touchant! C’est bien de l’écrire pour le faire partager aux autres. Tu en aideras plus d’un j’en suis certaine! Félicitation à toi!

  43. wow genial cet article! jen suis encore à l’étape : jme parle tres fort quand jme sens anxieuse et j’essais de me controler , et ca fonctionne bien jusqu’à présent, par contre je vais bien livre ta recommandation de livre, intéressant!

  44. Plus jeune, je faisais des attaques de panique… alors je sais ce que c’est! Mais je m’en suis sortie, à force de lire des trucs sur le sujet, de travail sur moi-même. L’avantage de vieillir est qu’on développe un oeil plus “relatif” sur les choses, on arrive à prendre plus de distance et à lâcher prise.
    C’est toujours un plaisir de parcourir ton blogue : c’est instructif, amusant et toujours très clair et bien fait!
    Continue!!!!! Je suis une fan finie!!! :)))

  45. Merci pour l’article. J’aimerais aussi revenir sur les effets pratiques et utiles du stress et de l’anxiété. Dans une discipline sportive, est-ce que le stress et l’anxiété peuvent nous rendre plus performants?

  46. À risque de répéter ce qui a déjà été dit, je souffre du trouble d’anxiété généralise (le TAG… et non “la à TAG” XD). Que je me suis reconnue! Je l’ai partagé et je sens que mes proches comprennent un peu mieux ce que je vis. Utiliser la BD est beaucoup plus agréable que de faire une discussion interminable.

    Je voulais donner un témoignage d’espoir pour les personnes qui souffrent de cette condition. Depuis un an, en plus de souvent une thérapie, j’ai incorporé dans mon style de vie les 3 aspects suivants dont les psychologues et psychiatres ne parlent pas assez :
    -Réduire la caféine : la “théine” compte, voir l’article à ce sujet du Pharmachien ;)
    -Faire de l’exercice cardio-vasculaire de 16-25 minutes idéalement le MATIN (parce que ça permet d’être plus calme tout au long de la journée)
    -Faire de la relaxation idéalement tous les jours… En fait idéalement ça serait plusieurs fois par jour, mais je ne suis pas encore rendue là

    Ces trois outils permettent de diminuer mon adrénaline et donc d’agir plus efficacement contre l’anxiété. Grâce à ces changements – proposés par mon psychologue. – je continue de vivre sans médicaments depuis un an et demi. Attention : ce résultat peut varier selon votre vulnérabilité biologique et/ou votre stress environnemental (et autres trucs de mise en garde).

    Bref je voulais simplement partager d’autres outils que la TCC et les médicaments. On peut guérir tranquillement :)

  47. :O et comment ai-je ou oublier? Les groupes de soutien tel que Phobies Zéro m’ont également fait un énorme bien!

  48. Un bonjour de France! Je suis étudiant en activités physiques adaptées (je crois que vous appelez ça Kinésiologue au Québec) et tu ne mentionnes pas le rôle de l’activité physique en complément des TCC. De nombreuses études abordent le sujet et c’est toujours sympa d’avoir le choix dans les solutions ^^

    Une étude parmi tant d’autres: Gaspar De Matos, M., Calmeiro, L., Da Fonseca, D. (2009). Effet de l’activité physique sur l’anxiété et la dépression. Presse Med 38, 734–739.

    Je ne met que les conclusions ou effets observés hein!

    ▪ L’exercice, intense et modéré entraine une baisse de l’anxiété
    ▪ L’activité́ aérobie (d’endurance) entraine une réduction de la sensibilité́ à l’anxiété, précurseur des troubles paniques
    ▪ L’exercice produit des réponses physiologiques identiques à celles de l’anxiété et donc une habituation et diminution de la peur associée.
    ▪ L’exercice aérobie d’intensité élevée est plus efficace que l’exercice aérobie d’intensité légère dans la réduction de l’anxiété́.

    Explications Physiologiques: l’augmentation des endorphines circulantes pendant l’activité physique et de la température corporelle après l’activité́ physique.

    Explications Biochimiques: augmentation des neuromédiateurs chimiques cérébraux. (par exemple : dopamine (mouvement), norépinephrine (adaptations au stress), sérotonine (douleur, fatigue, apathie, sommeil)).

    Explications Psychologiques ou psychosociales: sensation de maitrise, sentiment d’efficacité, estime de soi, signes de malaise physique ou psychologique, image corporelle et relations sociales.

    Bien entendu les résultats varient en fonction des individus, de la motivation ainsi que de l’entourage. Ne pas hésiter à se tourner vers des activités de groupe!

    La bise du sud de la France!

  49. Merci pour cette bd si interessante et détaillée. J’ai toujours eu du mal à mettre des mots précis sur mon état afin de faire comprendre à mes proches ce que je vis au quotidien. Voilà un outil parfait pour mieux se faire comprendre et réaliser sois-même que ce problème existe vraiment et que nous ne sommes pas seul à y faire face chaque jour. Ça donne un peu d’espoir! :)

  50. Wow! Je suis fan de ce blogue que je lis très souvent! Cette chronique est l’une de mes préférée! Elle est complète et facile à comprendre pour les non-professionnel! Je ne sais pas si tu as déjà pensé à enseigner mais je suis sûr que tu serais très doué! Bravo!

  51. Merci pour cette illustration! J’ai 23 ans, mon père a souffert toute sa vie d’un trouble généralisé d’anxiété et moi même, je me sens fragile depuis longtemps. J’ai voulu prendre le taureau par les cornes, j’ai déjà fait une première thèrapie à l’âge de 21 ans, ne voulant pas répéter avec ma future famille ce que j’ai vécue avec mon père. Malgré ça, la vie, pour les anxieux c’est une constante discipline : bien mangé, bien dormir, faire de l’exercice. Si 90% du temps, avec les exercices de psychothérapie ça marche, les périodes de grands stress. peuvent devenir paralysante au plus haut point. Et plus on est paralysé, plus on est anxieux. Cette semaine, c’était mon rendez-vous annuel chez le medecin ; un simple parle-parle-jase-jase avec le medecin, et, malgré toute absence de désir de ma part ,hop!; une prescription pour des anti-anxiogènes (cytalopram). À 23 ans ça fait mal. En tant qu’esprit critique, j’ai CAPOTÉ devant la facilité d’accès à la médication. Oui, je traverse une grande période de stress, mais c’est pas pour ça que j’en parlais au medecin ; c’etait juste pour avoir des conseils pour mon psoriasis.

    Donc, je les prendrai pas. Je me donne deux semaines pour calibrer le tout avec un fine tuning de mon régime (aller chercher plus de tryptophane, magnesium et B6!). Mais cette article , et les commentaires me font sentir pas mal moins seule et me permet de me voir comme je suis : anxieuse. Pas folle, pas parano…juste anxieuse.

    Merci

  52. Bravo Pharmachien! Tout un travail de vulgarisation, sans tomber dans la simplicité! Je suis neuropsychologue, je connais bien nos amis cortex préfrontal et amygdale, et j’ai adoré ta façon de les présenter! Génial!

  53. Super idée de lancer sur le web une explication si visuelle, mais tout à la fois si riche d’informations!! Je suis psychoéducatrice au primaire et je suis certaine que le concept d’analogie au collier sera très bien compris et sera aider plusieurs de mes petits cocos et cocottes qui souffrent d’anxiété. Merci à toi! Continue ce beau travail de publier ouvertement l’explication derrière les difficultés que plusieurs vivrent mais n’osent en parler :)

  54. Votre texte m’a convaincu de débuter le Cipralex après un an de réticence….
    Moi, l’anxiété et l’angoisse a épuisé mon système nerveux alors je suis étourdie, comme sur un bateau depuis un an et demi….
    J’ai débuté le médicament depuis 5 semaines et j’avoue ne pas me sentir mieux. L’anxiété est pratiquement disparu (Je vois une psy aussi, yoga, médication, repos) mais le symptôme physique est encore là….C’est un peu angoissant. Vais-je rester comme ça toute ma vie ?
    Ouf….je suis positive mais là! Je suis aussi très tannée. On dirait que les médecins ne savent pas trop….

  55. Pingback: Angoisse, de quel côté tournes-tu? | La magie du changement, Coaching PNL et autres trucs

  56. Merci beaucoup pour cet article qui explique vraiment bien ce que je vie. Je vais assurément le partager pour que mes proches puissent me comprendre. Ce que je trouve dommage, cest que les médecins que jai vu ne semblent pas prendre mon problème au sérieux.On ne m’a jamais proposé de TCC, juste des pilules. J’ai demandé à voir un psy et ils m’ont dit que je serais sur une liste d’attente de 6 mois minimum. J’ai rappelé car après 6 mois j’avais pas encore eu de date de rendez-vous et on m’ dit d’attendre un autre 6 mois. Je déteste les pilules avec une passion. Je ne vois pas comment gober des granules va changer ma vie. Je dirais meme que celles que j’ai essayé ont empiré mon anxiété. Pour les effets secondaires, je les subi toujours tous et ca fini que tous ces effets secondaires me pourrissent encore plus la vie que l’anxiété à elle seule. J’ai aussi vraiment peur de la dépendance et ce fait semblait n’avoir aucune importance aux yeux de mon médecin.J’ai donc abandionné l’idée d’aller chercher de l’aide vu que tout ce que le médecin a réussi à faire cest me faire sentir encore pire qu’avant. Était-ce parce que je n’ai pas de médecin de famille qu’on me traite comme ça? Est ce que c’est parce que je vie dans hochelag? Me semble que je m’exprime clairement, jpeut pas croire quils auraient juste mal compris mon problème. C’est là que j’en suis. Je fait de mon mieux pour gérer ma vie de facon à etre le moins anxieuse possible.

  57. Excellente capsule. Mais il y a juste un point qui me parait moins réel. Les visites chez le médecin ne sécurise pas et ne diminue souvent pas l’anxiété au contraire… Je pensais très très sérieusement que j’avais des problèmes de santé et je ne pouvais pas croire que mes symptômes était simplement du à l’anxiété. Surtout si le médecin (pensant bien faire) me conseillait de me calmer. Aujourd’hui je sais ce qui appartiens à la maladie (Hé oui! y’avait aussi une maladie) et ce qui appartiens à l’anxiété. Mais, certaines personnes ont besoin d’être rassuré par le médecin pour ma part je ne crois pas que ce soit la majorité!

  58. Merci pour cette BD qui rend très bien le vécu et le côté scientifique de la “chose”. Je me suis moi aussi tellement reconnue…Et en lisant tous les commentaires, ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas seul…

    Après, les médicaments, les très nombreuses lectures, la psychothérapie, la méditation, l’exercice, ce qui m’a beaucoup aidé, c’est l’hypnothérapie!!! J’étais TRÈS TRÈS réticente. Ça m’a pris 2 ans et le fond du baril pour essayer. Et ça a TRÈS TRÈS bien marché pour moi. Je continue d’essayer d’avoir une bonne hygiène de vie: bien m’alimenter, bien dormir, bouger, avoir des loisirs créatifs. Je continue aussi mes médicaments.

    C’est le maintenant qui compte. Pas le hier ni le demain. Pis une marche à la fois. Avec indulgence.

  59. Le déclic s’est fait avec ce livre, pour moi aussi. Quel auteur formidable et inspirant! Puis, j’ai expérimenté l’approche EDMR qui a considérablement baissé mon niveau d’anxiété. À peu près au même moment, je me suis mise à la course, et c’est pour moi LE meilleur remède qui existe sur terre. Une série de foulées sur le bitume et mon collier de métal disparaît instantanément. Merci pour ce billet simple, efficace, bien illustré. J’adore ce blogue!

  60. Frédéric Savard

    Je vis avec l’anxiété généralisée depuis une quinzaine d’années alors que j’approche de la trentaine. Après avoir passé une panoplie d’examens, de tests pour trouver une explication physique à ma maladie, j’ai enfin accepté de me confier alors que je voyais ça non seulement comme une montagne, mais impossible. J’avais littéralement un blocage extrême d’émotions, une incapacité absolue à la confidence personnelle. Mais puisqu’il s’agissait rien de moins à ce moment qu’une question de vie ou de mort, je me suis finalement confié, d’abord à ma famille, ensuite à des professionnels; psychiatre, psychologue, médecin de famille, tout simplement parce que je voulais vivre. Vivre, vivre mieux et ne plus juste survivre à une journée, une heure, une minute, une seconde de plus. Je voyais mes aveux comme un signe d’énorme faiblesse et ce n’est vraiment pas ça que je voulais projeter à mes proches qui me voyaient comme imperturbable, fort, toujours souriant et confident. Je me disais que tout le monde allait me prendre pour un fou. Mais je ne suis pas fou, loin de là!

    Le diagnostic pour moi: Troubles obsessifs compulsifs sévères et anxiété généralisée. Ce n’est pas compliqué, avant de consulter, ces problèmes envahissaient tellement ma vie que je n’étais plus capable de fonctionner normalement. Ni au travail, ni à l’extérieur. J’avais la tête pleine. Pleine de catastrophes qui pourraient arriver si je ne faisais pas ça ou pas ça correctement ou parfaitement. Depuis un peu plus de 2 ans, je prends des médicaments qui aident mon cerveau à produire plus de serotonine pour que je puisse relativiser l’importance de certaines choses, de certains événements. Bon ça c’est le côté médical qu’on m’a expliqué, mais ça c’est 50% du travail. L’autre 50% vient de la capacité à accepter qu’on ne peut pas être “Superman” ou “Wonderwoman”. La capacité à accepter de mettre parfois un genou au sol, de paraître un peu plus vulnérable, la capacité de se confier sans penser qu’on n’en vaut pas la peine, qu’on dérange le monde entier.

    Depuis que je fais ça, je vis mieux, respire plus facilement. J’ai tout simplement accepté le fait que je ne pouvais pas plaire à tout le monde, que j’allais parfois décevoir des gens, des gens que j’aime profondément, de temps à autres. J’ai accepté que j’avais des défauts comme tout le monde et j’ai surtout vu et compris que personne ne s’attendait à ce que je sois parfait à part moi.

    J’ai encore peur de ne pas être parfait en écrivant ce message, mais je sais aujourd’hui que personne ne peut l’être en faisant quoi que ce soit et c’est bien correct comme ça, sinon ce serait beaucoup trop lourd à porter.

    Aujourd’hui je parle plus de moi, de mes émotions, même si je trouve ça atrocement ardu. Je le fais pour mon bien, parce que je veux vivre, vivre heureux. Ne plus seulement me contenter de survivre 24 heures à la fois.

    Fred

  61. hahahahah j’ai aussi de l’anxiété chronique et ça m’as vraiment fait rire !!!! car les “chocs électriques” ça a toujours été comme ça que j’essayait d’expliqer au medecin ce qui se passait quand j’étais stressé ou plus tard quand j’oubliais de prendre mes médicaments!!! hmmmmm à voir la manière que tu écris sur le sujet … je crois bien que tu a passé par là pour comprendre si bien :)

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