Couper en recherche, c’est chercher le trouble

Cette semaine, je laisse l’humour de côté et j’aborde un sujet d’actualité un peu plus sérieux que d’habitude : les coupures dans le domaine de la recherche.

Tellement d’actualité à vrai dire que j’ai dû ajuster la bande dessinée hier soir, après l’annonce d’un revirement majeur dans le dossier!

Si vous n’êtes pas au courant de la situation au Québec, vous apprendrez l’essentiel en lisant la bande dessinée. Et pour les lecteurs internationaux, je suis persuadé que vous vivez vous aussi des situations semblables dans vos pays respectifs. Malheureusement, il semble que la recherche n’est pas le domaine le plus « glamour » où investir.

Mon objectif ici est de faire ma part pour sensibiliser le public face aux difficultés que vivent les chercheurs, étudiants et professionnels de recherche, ainsi qu’aux conséquences de couper en recherche sur la santé.

Si vous désirez en apprendre plus sur la question après avoir lu la bande dessinée, je vous encourage fortement à visiter le site web de la campagne « Je suis Michèle »  au www.jesuismichele.com.

 Johanie manipule l'ADN, fait de la culture cellulaire et s'amuse avec des molécules radioactivesJohanie et sa bourse de doctoratLuc le chercheur explique l'impact des coupures sur ses travaux de recherche et sur son équipeDe bonnes nouvelles : le gouvernement du Québec réduit les coupuresComment vous pouvez contribuer à la cause

 

Note aux lecteurs du blog: Pour les 2-3 semaines à venir, vous pourrez mettre votre cerveau à “off” car j’ai quelques trucs humoristiques déjà prêts pour vous, incluant les épisodes 3 et 4 de “Cauchemar en pharmacie”!

 

Si vous avez aimé cette bande dessinée, utilisez les boutons ci-dessous pour la partager avec vos amis, votre famille, vos collègues… et avec tous ceux qui pensent qu’investir en recherche n’est pas important!

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10 Responses to Couper en recherche, c’est chercher le trouble

  1. Marie-Jeanne Fiola

    Vraiment très bon… et enfin quelqu’un pense aux assistants et professionnels de recherche!! Merci, monsieur le pharmachien!! Je diffuse votre B.D.
    Marie-Jeanne, professionnelle de recherche CRCHUQ

    • Allo Marie-Jeanne,

      J’ai un ÉNORME respect pour votre travail!!! J’ai moi-même complété une maîtrise en recherche en 2006 et plusieurs de mes ami(e)s sont devenu(e)s des professionnel(le)s de recherche.

      J’ai eu la chance de travailler dans une équipe où le travail des professionnels de recherche était super apprécié; leurs noms étaient d’ailleurs toujours ajoutés à nos publications. Malheureusement, je sais que ce n’est pas la même chose partout… Bien des gens ignorent qui fait la “job de bras” en recherche: c’est vous!!!

      Merci beaucoup pour ton commentaire et pour le partage!

      Olivier

  2. Bravo pour votre essentiel travail de conscientisation! Je ne sais pas si vous l’avez déjà fait mais ce serait l’fun que vous parliez des médicaments qu’on appelle les “me too”.

    • Bonjour Serge,

      Merci pour les bons mots! Les “me too” seraient un sujet fort intéressant, d’autant plus qu’ils ont à la fois des bons et des mauvais côtés qui sont généralement peu connus du public. Je prends ça en note!

      À bientôt!

      Olivier

  3. Bonjour,

    Je trouve cela très intéressant, toutefois on ne parle pas des recherches qui s’effectuent en amont de la maladie et qui permettraient encore plus de sauver des coûts tant en recherche biomédicale sur les médicaments que sur l’organisation du système de santé.. Toutefois, il s’agit de recherches qui sont à la base très, voire trop peu subventionnées et qui auraient tout le mérite à un peu plus d’attention!!

    Au plaisir,

    Richard Rioux
    Étudiant au Ph.D interdisciplinaire en santé et société à l’UQAM (l’université sans Faculté de médecine, mais qui fait de la recherche en santé) ;-)

    • Bonjour Richard,

      Très juste: ma bande dessinée illustre à titre d’exemple la recherche fondamentale, mais le message s’applique tout autant à la recherche en amont des maladies. Je pense entre autres à l’identification des facteur de risques, qui est essentielle si ont veut pouvoir prévenir plutôt que seulement guérir. C’est la clé pour sauver des coûts au système de santé, qui est dans un état plus que critique!

      Je suis content que tu mentionnes que l’UQAM est impliquée dans la recherche en santé, car on semble l’oublier! Pour les intéressé(e)s:
      http://www.sante.uqam.ca/recherche-biomedicale-et-sante.html

      Merci pour ton commentaire et bonne continuation de doctorat!

      Olivier

  4. J’ai travaillé 7 ans en recherche dans une compagnie pharmaceutique….j’ai perdu ma job en 2009…puisque presque personne n’engage en recherche….(car ils essaient de garder leurs employés actuels….faute de budget) j’ai dû retourner à l’école: en pharmacie….D’autres scientifiques-collègues de travail qui ont également perdu leur job…ont fait la même chose que moi, ils sont retournés sur les bancs d’école en pharmacie. Alors on peut conseiller les gens sur leur thérapie médicamenteuse pour l’optimisation de leur santé, y’a bien des ouvertures là dedans…heureusement….mais que va t-il arriver quand on va atteindre un mur lorsque par exemple, les antibiotiques vont être moins efficaces en raison des résistances? OH ZUT faudrait mettre de l’emphase sur la recherche pour trouver des solutions à ça!!!! Va-t-il être trop tard??? Mais les pousseux de crayons regardent trop souvent juste les colonnes de chiffres….et ne savent pas ce qui se passent dans un labo…la recherche c’est de l’essai-erreur, essai-erreur…de la patience à revendre….oui ça coûte cher…très cher….et ça ne rapporte pas de l’argent tout de suite….mais si on veut des nouvelles thérapies prometteuses…on n’a pas le choix de passer par là….. Et en passant…ça creuse un budget retourner 4 ans de temps à l’école….mais je me dis que ça va me rapporter de l’argent à long terme….

  5. Tout simplement merci pour cet article. Je suis chercheure dans le milieu academique et je suis en veille d’avoir mon propre laboratoire de recherche…aux Etats-Unis :( Je suis partie faire mon post-doctorat aux Etats-Unis pour avoir acces aux meilleures technologies, mais en ayant pour but ultime de revenir au Quebec pour ouvrir mon laboratoire. Malheureusement pour moi, ca ne s’est pas deroule comme je le voulais. Apres 2 ans, j’ai finalement reussi a avoir une bourse post-doctorale des fonds de recherche du Quebec (j’avais tres bien fait durant mon doctorat). Quand est venu le temps de regarder mes options au Quebec apres mon post-doctorat, il y avait dans 3 universites un gel d’embauche de nouveaux chercheurs pour 1 an. Les Etats-Unis m’offraient la possibilite d’obtenir un fonds de recherche me permettant de faire une transition pour ouvrir mon labo., j’ai donc decide de poursuivre cette avenue, et j’ai du a contre-coeur faire mon deuil de revenir au Quebec. J’ai recemment parle avec une de mes collegue qui a son labo de recherche dans le milieu academique depuis plus de 15 ans, et elle m’a avoue avoir peur pour l’avenir de la recherche, selon elle, elle croit sincerement que si la situation ne change pas, il n’y aura plus de recherche en mileu academique d’ici 10 ou 15 ans. J’ai beaucoup apprecie que tu mentionnes qu’on est super bon en recherche au Quebec, car c’est tellement vrai. Et c’est bien dommage car toutes ces coupures font juste en sorte qu’on perd beaucoup de gens talentueux qui soit changent de carriere, ou qui, comme moi, n’ont pas d’autre choix que de s’exhiler pour etre capable de faire ce qu’on aime. Concernant la situation dans d’autres pays, ce n’est pas juste au Quebec que ca arrive, les Etats-Unis aussi ont coupe beaucoup dans la recherche, mais au Quebec deja les chercheurs recevaient probablement la moitie de ce qui est alloue aux Etats-Unis…donc les coupures font encore plus mal.

    • Allo Marie-Pier!

      Je suis super content d’avoir un nouveau commentaire sur cette BD qui traitait de l’actualité (coupures) en 2013, mais qui demeure toujours vraie! J’ai l’impression que la recherche n’est pas très “in” au Québec en ce moment… C’est dommage car on va certainement perdre du terrain par rapport aux labos internationaux. Ce n’est pas seulement une question de compétition; c’est surtout qu’on a un bassin de talent incroyable au Québec pour la recherche, mais qui risque de se perdre.

      Merci pour ton témoignage et à bientôt!

      Olivier

  6. Merci de parler de ce sujet. Je suis un québécois qui a dû s’établir ailleurs pour réussir à avoir un laboratoire de recherche. Malheureusement, la situation décrite ici pour le Québec s’applique vraiment partout au Canada, et à bien d’autres endroits dans le monde. C’est souvent difficile de croire que ce que les chercheurs font est utile, parce que très compliqué, mais c’est RÉELLEMENT important. La situation est telle en ce moment que les 2 prochaines générations de chercheurs Canadiens vont être négativement affectés par les coupures actuelles. Ça va nous prendre 20 ans pour retourner au niveau du début des années 2000, un niveau qui permettait de faire d’importantes découvertes… En ce moment, moins de découvertes, et moins de chances qu’on transitionne ces découvertes en médicaments, un processus qui nécessite des dizaines d’années. C’est facile de couper dans quelque chose qu’on comprend pas bien, et de dire on fait ça pour aider l’éducation, ou le système de santé, ou peu importe quoi (qui est plus visible), mais on détruit notre avenir en faisant ça.

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